La BNSC 2016 prend de l'expansion

De gauche à droite: Lise Barbeau, directrice des... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

De gauche à droite: Lise Barbeau, directrice des communications, Émilie Granjon, membre du conseil d'administration CIRCA, art actuel, Louise Paillé, membre du comité de sélection, Audrey Labrie, membre du comité de sélection et chargée de projet pour URBALOKO, Roger Gaudreau, membre du conseil d'administration et artiste pour un événement parallèle, Christiane Simoneau, directrice générale, et Linda Baril, directrice artistique.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Biennale nationale de sculpture contemporaine 2016 ne se contente pas de poursuivre confortablement dans sa prestigieuse lancée: elle prend de l'expansion.

Pour la première fois, elle investira le territoire montréalais avec l'ajout, aux cinq lieux d'exposition trifluviens, du centre CIRCA art actuel. L'événement se déroulera du 23 juin au 9 septembre.

C'est sous le thème de «Le meilleur des mondes» qu'une soixantaine d'artistes ont travaillé et travaillent toujours à l'élaboration des oeuvres et événements qui constitueront la 7e édition de la biennale trifluvienne.

Pour arriver à ce total, on compte non seulement les neuf artistes invités mais tous ceux qui participeront aux événements satellites, expositions parallèles et autres activités exploratoires.

Les artistes invités qui exposeront dans les six lieux officiels sont: Catherine Bolduc, de Montréal, Isabelle Gauvin, de Trois-Rivières, Karine Giboulo, de Montréal, Guillaume Lachapelle, de Montréal et Paryse Martin de Québec, tous hébergés à la Galerie d'art du Parc.

Au Centre d'exposition Raymond-Lasnier, on retrouvera les oeuvres d'Amalie Atkins, de Saskatoon et Élisabeth Picard, de Montréal.

Le Musée Pierre Boucher accueillera Claire Morgan, de Newcastle, au Royaume-Uni. Kim Adams, de Toronto, sera au Musée québécois de culture populaire, Christopher Varady-Szabo, de Gaspé, sera à l'Atelier Silex alors qu'Erika Dueck, de Toronto, et Mathieu Valade, de Chicoutimi, présenteront leurs oeuvre à CIRCA art actuel, à Montréal.

Autour de l'exposition à proprement parler, se grefferont plusieurs événements. Le 15 juin, on présentera deux conférences à l'Atelier Silex - Espace 0... 3/4 avec Paryse Martin et Christopher Varady-Szabo.

Le Satellite urbain URBALOKO, du 2 au 5 septembre, sera présenté dans le stationnement du quadrilatère formé des rues Notre-Dame centre, Raymond-Lasnier, Du Fleuve et Saint-Georges.

L'espace ouvert au public servira de grand laboratoire où sculpture, architecture et design se côtoieront dans une zone d'échanges et d'interactions entre les générations et les cultures.

Au Centre culturel Pauline-Julien, Annie Pelletier et Fontaine Leriche présenteront leur version du Restaurant Le Populaire du 23 juin au 11 septembre.

La chambre forte est le titre de l'exposition que présentera le Collectif dix au centre d'exposition Presse Papier du 17 juin au 31 juillet.

Roger Gaudreau sera en résidence à la galerie r3 de l'UQTR pour Vaisseau et passagers du 18 juillet au 26 août pour la résidence ouverte au public et du 26 août au 16 septembre pour l'exposition.

Boréalis, pour sa part, accueillera Karine Giboulo qui présentera Plan Nord du 23 juin au 9 septembre.

Ajoutons à ce menu deux activités exploratoires avec l'atelier sculptural de création collective Le mur des contemplations dans la cour de la Galerie d'art du Parc et l'atelier de création pour toute la famille Mini-monde vivant à la Galerie d'art du Parc.

À ce stade-ci, le comité organisateur n'a pas d'oeuvres concrètes à admirer mais l'excitation de la directrice artistique Linda Baril démontre que le thème proposé était particulièrement judicieux.

«On sent que les artistes ont quelque chose à dire sur le meilleur des mondes considérant l'état actuel de la planète. Le thème étant très large, les propos sont variés et très intéressants. Ça tient aussi au fait qu'on a sélectionné des artistes qui ont une démarche qui va déjà dans ce sens-là.»

«On a voulu rejoindre un public très large allant des plus petits jusqu'aux personnes âgées. En général, on retrouve un côté poétique et féérique qui ouvre l'imaginaire et qui rejoint les gens où chacun se trouve dans sa vie. D'un univers à l'autre, les gens vont se sentir concernés. En même temps, ça va susciter des réflexions sur notre monde actuel sous de nombreuses facettes. C'est très excitant alors qu'on vit le sprint final de la création.»

De son côté, Christiane Simoneau, la directrice générale, a su tirer le meilleur d'un budget qui s'est considérablement amoindri avec les coupures de subventions au cours des années.

«On a fait des miracles. On a coupé dans le matériel pour garder intacte la qualité du contenu. On a malgré tout réussi à gagner en visibilité en s'implantant à Montréal. C'est dans la mouvance actuelle de briser les frontières. On investit le territoire local davantage et de plusieurs façons différentes mais toujours sous un même thème. Ça s'annonce comme un événement extraordinaire qui va marquer notre orientation future parce qu'il va nous permettre d'élargir notre réseau et de le renforcer dans la région et à l'extérieur.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer