Robert Charlebois charmé par l'Amphithéâtre

Robert Charlebois a pu visiter l'Amphithéâtre Cogeco lors... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Robert Charlebois a pu visiter l'Amphithéâtre Cogeco lors d'une visite mardi comme en témoigne cette photo. On y retrouve, de gauche à droite: Daniel Fortin, directeur exécutif création pour la firme 45 DEGREES qui monte le spectacle Tout écartillé, Robert Charlebois, Jean-Guy Legault, metteur en scène et Steve Dubé, directeur général de la Corporation des événements de Trois-Rivières.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Robert Charlebois n'en était pas mardi à sa première visite à l'Amphithéâtre Cogeco puisqu'il était venu la semaine dernière dans le cadre d'un événement corporatif.

Par contre, il en a découvert les estrades pour la première fois à la lumière du jour. Il était déjà impressionné, il l'était encore davantage mardi.

«Je n'avais pas vu l'ampleur de la scène et je me suis aperçu que j'avais bien mal vu toute la portion extérieure. Je n'avais même pas remarqué qu'il y avait un proscenium pour protéger les spectateurs de la pluie. Aujourd'hui, j'ai vraiment pu admirer l'ampleur de tout ça. C'est... majestueux! Il n'y a pas d'autre mot.»

Est-il étonné de retrouver une infrastructure de cette ampleur à Trois-Rivières? «Oui, répond-il sans faux-fuyant. Mais je m'aperçois que Trois-Rivières est souvent à l'avant-garde pour bien des choses. Ne serait-ce que pour le Festival de poésie. Le fondateur de l'événement de Trois-Rivières était d'ailleurs à Paris pour le dévoilement de chaises-poèmes qui ont été installées au Palais-Royal à Paris dernièrement.»

«Trois-Rivières est une ville dynamique, poursuit l'auteur et compositeur. Vous avez un maire qui, je pense, a compris beaucoup de choses. Notamment, ce que Jean-Marc Hérault, qui était maire de Nantes, avait aussi compris, à savoir qu'au lieu de mettre 1 % du budget global de la ville dans la culture, si tu en mets 2 % alors que tu fais parler de ta ville à travers tout le Québec, c'est rentable au bout de la ligne. 

C'est ce que Nantes a fait et aujourd'hui, alors qu'il fait tellement plus beau dans des villes comme Montpellier, tous les jeunes veulent aller étudier à Nantes parce qu'on y trouve l'avant-garde du théâtre, il y a les parades de rues, il y a Robert Lepage, il y a Juste pour Rire, il y a du jazz, de la musique, de la chanson. Trois-Rivières, il me semble, est en train de s'immiscer dans une vocation comme ça.»

«Je ne suis pas payé par le maire, en passant. Je le connais à peine!», se sent-il le besoin d'ajouter avec cet humour qui ne semble jamais le quitter.

«Trois-Rivières est une ville qui a su évoluer. On est ici (à l'amphithéâtre) sur le site d'une ancienne usine de pâtes et papiers et aujourd'hui, c'est un endroit absolument magnifique. Quand ils vont venir voir le spectacle, les visiteurs vont aller se restaurer dans le centre-ville, ils vont voir la vieille ville ensuite, ils vont venir au spectacle. Ils vont repartir avec de beaux souvenirs. Je pense que c'est vraiment une très belle formule.»

Tout écartillé qui sera présenté cet été a beau avoir son oeuvre comme axe central, Robert Charlebois n'en sait pratiquement rien. Il est comme les spectateurs: il imagine. 

«Tout ce que j'ai vu, c'est le lieu. Déjà, quand il n'y a pas de spectacle, le lieu est très beau alors, ça commence bien. Le Cirque du Soleil a amplement fait ses preuves et eux connaissent parfaitement bien l'amphithéâtre pour y avoir fait le spectacle avec Beau Dommage alors, je m'attends à une immense production. 

L'émerveillement du cirque, ce n'est pas que pour les enfants, c'est aussi pour les grands-parents qui sont encore enfants. En fait, c'est pour les enfants que tout le monde devrait toujours demeurer quelque part. Il suffit de ne s'attendre à rien et se laisser remplir les yeux et les oreilles pendant 90 minutes.»

«Au Cirque du Soleil, c'est leur spécialité de meubler les grands espaces pour qu'on en ait plein la vue. Déjà, il y a le fleuve, la rivière et toute cette beauté autour. Eux, en plus, ils vont nous animer tout ça.»

«Je trouve que c'est tellement d'énergie investie là-dessus et comme les chansons choisies sont très connues également dans le reste de la francophonie peut-être que ça pourrait voyager.

Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas parce que je ne sais rien de ce que ça exige de promener un spectacle comme ça mais peut-être que ça pourrait avoir du succès en France, en Belgique, en Suisse. Ce serait quasiment dommage que tous ces efforts se limitent à une vingtaine de représentations en tout et pour tout.»

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