La musique du coeur

Brigitte Boisjoli sera en spectacle au Cabaret de... (Olivier Croteau)

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Brigitte Boisjoli sera en spectacle au Cabaret de l'Amphithéâtre Cogeco le 21 avril à 20 h. On la voit ici lors du lancement de son album Patsy Cline au Festival western de Saint-Tite.

Olivier Croteau

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À peine deux mois après son lancement au Festival western de Saint-Tite en septembre dernier, l'album Patsy Cline, de Brigitte Boisjoli, franchissait le cap des 40 000 exemplaires vendus. La chanteuse qui voguait encore sur la vague de son album précédent, Sans regret, s'est rapidement adaptée à ce succès inattendu et promène maintenant de salle en salle son hommage à Patsy Cline et à l'univers country en général.

À l'automne, Brigitte Boisjoli a complété la série de spectacles du projet interactif dédié à l'oeuvre de Luc Plamondon, orchestré par Gregory Charles et mettant aussi en vedette Johanne Blouin, Marie-Eve Janvier, Jean-François Breau et Martin Giroux. «Après, mes musiciens et moi on est partis en tournée acoustique de Patsy Cline. Ça devait être une tournée Sans regrets, mais vu la demande après que l'album soit sorti, on a transformé la tournée Sans regret acoustique en tournée Patsy Cline», raconte-t-elle.

La chanteuse a donc présenté une quinzaine de spectacles en formule acoustique en trio, principalement dans des salles de 100 à 150 places. Le 9 avril, l'artiste drummondvilloise a inauguré une version plus élaborée (dite full band dans le jargon) du spectacle, à Sherbrooke. C'est ce spectacle qu'elle présentera au Cabaret de l'Amphithéâtre Cogeco le 21 avril avec cinq musiciens, des projections vidéos et des décors pour créer l'ambiance appropriée.

Brigitte Boisjoli le répète, sa démarche n'en est pas une de personnification de la célèbre chanteuse country née en 1932 et décédée prématurément à 30 ans dans un accident d'avion. «Je chante Patsy Cline, mais je ne me transforme pas, je ne me déguise pas en Patsy Cline. Je veux aussi que les gens rencontrent mon univers country à moi, ce qui jouait chez moi quand j'étais petite, mes influences country. On trouve là-dedans du Elvis Presley, du Dolly Parton, du Kenny Rogers, du Hank Williams», énumère-t-elle.

La pétillante artiste découverte du grand public dans la quatrième cuvée de Star Académie, en 2009, a l'expérience de la scène. Entre les âges de 14 et 20 ans, elle a incarné la Dame Blanche dans Les légendes fantastiques et elle a chanté dans les bars. Après la sortie de son premier album Fruits défendus en janvier 2011, elle a sillonné le Québec pour une centaine de spectacles. En 2013, elle interprétait Sally Bowles dans Cabaret, et lançait son album Sans regret en avril 2014.

En août 2014, elle se rendait au studio RCA de Nashville pour y enregistrer son hommage à Patsy Cline. Ce voyage au Tennessee, dans la ville phare du country, est évoqué dans son spectacle. «Je parle beaucoup de ma vie à moi, je raconte des anecdotes... Je raconte mon voyage à Nashville avec ma mère qui était en ménopause, pendant qu'il faisait 44 degrés à Nashville! J'amène ça d'une façon très drôle. C'est une grande aventure tout ça, et c'est important que les gens comprennent le processus.»

Brigitte Boisjoli identifie comme autre atout musical de son spectacle le fait que ses cinq musiciens chantent aussi. Les harmonies peuvent ainsi être exploitées pour enrichir les chansons. La première partie du spectacle est assurée par Christian Marc Gendron, également pianiste dans le groupe.

«Pour moi, la musique country c'est la musique du coeur. Toutes les chansons de Patsy sont des chansons qui viennent me chercher: ses chansons d'amour, ses chansons de peine d'amour, très tristes... J'ai tellement lu sur elle, j'ai rencontré deux de ses musiciens qui ont participé à mon album, qui m'ont beaucoup parlé d'elle. On se ressemble, elle et moi», partage Brigitte Boisjoli.

«C'est drôle parce qu'on retourne dans les années 1950, et on est en 2016. Le temps passe, mais on reste fondamentalement les mêmes êtres humains, avec les mêmes valeurs. Aussi, on se rend compte qu'être une femme dans les années 50 ce n'était pas facile. Je parle de cet aspect-là dans le spectacle, de comment Patsy était persévérante, forte, pionnière. J'aime ce côté girl power, que ma mère m'a aussi inculqué. Il y a tout ça qui me rejoint. Chaque show ça me fait l'effet d'une prière», conclut-telle.

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