Le rire qui mène à la réflexion

Le Théâtre des Nouveaux Compagnons présente, à compter... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le Théâtre des Nouveaux Compagnons présente, à compter du 7 avril, la pièce La société des loisirs à la Maison de la culture.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Théâtre des Nouveaux Compagnons explore le théâtre québécois contemporain avec la troisième production de sa saison 2015-2016: La société des loisirs, de l'auteur François Archambault qu'on présentera sept fois entre le 7 et le 16 avril à la Maison de la culture.

La mise en scène est assurée par Martin Bergeron qui, en tant que directeur artistique du TNC, avait opté pour cette pièce qu'il avait très envie de monter et ce, depuis le moment où il l'a vue pour la première fois en 2005. «En quittant La Licorne ce soir-là, j'avais la conviction que je venais de voir un futur classique du théâtre québécois. D'ailleurs, la pièce a gagné plusieurs prix dont le Masque du meilleur texte original en 2004.»

«Ce qui m'a frappé, c'est comment François Archambault a pu si habilement faire croire aux spectateurs qu'ils assistent à une simple comédie tout en les interpellant profondément. À un certain moment dans la pièce, les gens prennent conscience du côté tordu des personnages dont ils riaient peu avant et il y a comme une sorte de culpabilité qui s'installe. Ça interpelle graduellement et profondément sur notre façon d'être et de vivre. Ce n'est pas, malgré les apparences, un bête divertissement.»

La force du texte est telle, selon Martin Bergeron, qu'il importait, dans la mise en scène, de lui laisser toute la place. «Le décor est minimal: il suffit de placer les gens dans le contexte mais tout le reste appartient au texte. Je n'ai pas voulu mettre en place des artifices esthétiques, comiques ou autres, pour appuyer le propos. Pour ce qui est de l'interprétation, je l'ai voulue très réaliste, sans souci de faire rire à tout prix.»

«On voit de plus en plus de séries à la télé avec un côté tordu. Le public est prêt à se faire bousculer de cette façon-là. Je trouvais que c'était un bon moment pour faire découvrir ce même côté tordu, mais au théâtre.»

La pièce met en scène un couple relativement jeune à qui le succès sourit. Ils ont le bonheur matériel dont ils rêvaient. Ils invitent à souper Marc-Antoine, un vieil ami, pour lui signifier leur rupture d'amitié, ce dernier ne cadrant plus avec leur statut. Le souper prendra cependant un tournant inattendu.

Nathalie-France Simard, Rachel Éthier, Jean-François Pinard et Patric Saucier sont les interprètes choisis. Petite particularité, deux d'entre eux sont des professionnels basés à Québec. «Patric étant un ami de Jean-François Pinard, celui-ci rêvait de jouer avec lui depuis longtemps. L'occasion s'est présentée et Nathalie s'est jointe à nous. Je trouvais que ça devenait une belle opportunité d'apprentissage pour nos comédiens non professionnels de côtoyer des pros et de voir comment ils abordent le travail. Il n'y a pas de véritable écart de jeux entre les quatre interprètes.»

Le metteur en scène se dit convaincu que le public quittera la Maison de la culture en ayant pris conscience qu'il se fait du théâtre d'excellente qualité à Trois-Rivières, ce que les habitués savent depuis un moment déjà.

La pièce sera présentée les 7, 8, 9, 14, 15 et 16 avril à 20 h de même que le dimanche 10 avril, à 14 h. Les billets, au coût de 20 $ pour les adultes, 17 $ pour les étudiants et 14 $ pour les membres d'un groupes de 10 personnes ou plus, sont disponibles via le site enspectacle.ca.

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