• Le Nouvelliste > 
  • Arts 
  • > Le cabaret de l'amphithéâtre inauguré par Emilie-Claire Barlow 

Le cabaret de l'amphithéâtre inauguré par Emilie-Claire Barlow

La chanteuse Emilie-Claire Barlow a semblé beaucoup apprécier... (Stéphane Lessard)

Agrandir

La chanteuse Emilie-Claire Barlow a semblé beaucoup apprécier son passage au cabaret de l'amphithéâtre Cogeco qu'elle a inauguré mercredi soir.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ça ne pouvait pas être un baptême puisque cette cérémonie-là a eu lieu l'été dernier. Disons alors que c'était une première communion pour l'amphithéâtre Cogeco mercredi soir alors qu'on inaugurait le cabaret de l'amphithéâtre avec la chanteuse de jazz Emilie-Claire Barlow.

L'ouverture s'est faite en toute simplicité sur un simple dialogue entre le directeur général Steve Dubé et le président de la Corporation des événements Roger Picard qui ont souhaité la bienvenue aux quelque 400 personnes présentes. On ne peut trop les remercier d'avoir escamoté l'abrutissant protocole pour passer directement à la raison de la présence de tous: la musique.

Dans sa configuration mixte de mercredi selon laquelle la majorité des spectateurs étaient assis à une table tout en laissant de la place pour du public debout à l'arrière, la salle est d'une dimension impressionnante. L'endroit est très vaste mais comme l'ouverture de la scène est grande, la scène ne paraît pas écrasée. De là à dire qu'elle offre une intimité comme l'a mentionné Emilie-Claire Barlow dans sa première intervention auprès du public, il y a un pas que nous n'oserons pas franchir. Le cabaret de l'amphithéâtre est plus impressionnant que chaleureux. À l'image, peut-être, des salles de spectacles dans certains grands hôtels.

Cela dit, la faute en revient peut-être au plafond qui se perd dans les hauteurs vertigineuses de l'édifice et que même de savants éclairages n'arrivent pas à ramener à hauteur d'homme. Ça enlève certainement une certaine chaleur à l'ensemble.

Par contre, la salle profite de moyens techniques exceptionnels. Malgré les exigences de l'espace, le son était impeccable, rendant justice aux passages les plus intenses du spectacle d'Emilie-Claire Barlow soutenu par ses cinq musiciens autant qu'à l'interprétation très touchante de T'es pas un autre alors que sa superbe voix n'était accompagnée que par une discrète guitare.

Il faudra voir jeudi soir comment le blues rock parfois tonitruant de Steve Hill se mariera avec la salle mais nul doute qu'avec les moyens techniques dont on dispose, on saura lui faire justice. La première impression, c'est que la salle pourra aisément se prêter à tous les genres à défaut de procurer une véritable intimité.

Autre aspect technique qu'il faut mentionner: les éclairages, absolument renversants, qui profitent de la vaste scène pour se donner de l'ampleur. Ils ne se privent d'ailleurs pas de déborder dans l'ensemble de la salle pour des effets très réussis. 

Musicalement, on a misé sur un spectacle plutôt sage mais d'une impeccable qualité technique pour l'ouverture. Emilie-Claire Barlow est une chanteuse exceptionnelle aussi bien servie par le timbre magnifique de sa voix que par une technique de haut niveau. Elle était appuyée par des musiciens tout aussi impeccables bien que discrets, ce qui, dans le genre, est loin d'être un défaut. On a misé sur la qualité plus que la passion pour une salle composée de beaucoup d'invités. C'est tout à fait défendable. Il en sera sûrement autrement jeudi soir.

Au terme du spectacle, le directeur général de la Corporation des événements Steve Dubé savourait sobrement cette première soirée réussie. «On est très contents. On a eu les résultats qu'on anticipait. Les choix qu'on a fait nous ont permis de créer l'atmosphère qu'on souhaitait. On a eu beaucoup de commentaires positifs de la part des spectateurs et la qualité du son est revenue souvent. Je dis bravo à notre équipe technique. On a eu aussi beaucoup de commentaires sur la qualité des éclairages.»

«Ce qui est bien, c'est que la polyvalence du cabaret permet de s'adapter à chaque type de spectacle. Avec Steve Hill, la configuration va être assez semblable à celle de ce soir mais pour Galaxie ou Patrick Watson, les gens vont être debout et on va transformer l'espace. La programmation va nous amener dans plusieurs genres différents, ce qui nous permet de toucher à toutes sortes de clientèles et la polyvalence de la salle va nous permettre de leur offrir ce qu'ils recherchent comme expérience.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer