L'arracheuse de temps de Fred Pellerin au cinéma

Fred Pellerin... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Fred Pellerin

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(Trois-Rivières) Un troisième conte de Fred Pellerin sera porté au grand écran. Après Babine et Ésimésac, c'est au tour de L'arracheuse de temps de se retrouver dans les cinémas.

C'est la firme Attractions Images, qui a entre autres produit Saint-Élie-des-Légendes, qui sera derrière le film. L'action s'y déroulera bien évidemment dans le monde magique de Fred Pellerin à Saint-Élie-de-Caxton.

«J'avais envie d'attaquer un nouveau projet de cinéma. Ça faisait longtemps que je n'y étais pas allé avec mes affaires au cinéma. Je m'entends super bien avec cette firme. On se regardait et on se demandait si on était game d'y aller. Bien finalement, on est game!», mentionne le musicien, auteur et conteur.

Celui-ci se disait d'ailleurs surpris de voir la nouvelle être annoncée aussi rapidement par la boîte de production.

«Je leur ai envoyé un premier brouillon scène à scène lundi. Et aujourd'hui (mercredi), ils ont envoyé le communiqué. C'est un pas pire accusé de réception! Je finis ma tournée de chansons, c'était cool de prendre une pause et de le faire en écriture. Je ne peux pas arrêter mon cerveau!», souligne-t-il.

L'arracheuse de temps raconte l'histoire d'une vieille dame riche qui s'établie dans un coin reculé de Saint-Élie-de-Caxton, la «Stroop» comme les gens du village l'ont surnommée. Bien rapidement, les rumeurs se créent. Elle serait en fait une sorcière capable de lire l'avenir, mais aussi le temps présent. Un conte qui porte sur la mort et qui devrait se prêter à merveille au cinéma, selon l'auteur.

«L'arracheuse de temps, dans les histoires que j'ai, c'est celle qui me tente le plus, note Fred Pellerin. C'est aussi le premier spectacle que j'ai écrit après le film Babine. J'avais en tête une autre façon d'écrire, celle du scénario. Le cinéma, c'est une façon complètement différente d'écrire et je pense que cela a influencé l'écriture. C'est plus facile à mettre en film, il y a des naturels qui vont bien se retrouver à l'écran.»

Ce dernier estime qu'il gagne de plus en plus en expérience quand vient le temps d'écrire pour le septième art, ce qui nécessite plusieurs ajustements qui signifient parfois de réduire la portion éclatée du conte afin de le rendre plus concis afin d'éviter que le spectateur ne se questionne sur le réalisme du récit.

«C'est le quatrième film que je vais écrire. Quand j'ai fait Babine, je n'avais même pas de cours. C'était vraiment neuf, un autre langage complètement. Après quatre, ça ne fait pas de moi un grand chevalier du cinéma, mais j'ai plus connaissance du code, avec un peu plus de plaisir à en briser les conventions», mentionne celui qui a aussi participé à l'adaptation cinématographique de Pieds nus dans l'aube, un roman de Félix Leclerc en compagnie du fils de ce dernier, Francis.

«À l'écran, le personnage du conteur disparaît. En spectacle, il vient tout justifier et le public le croit pas convention. Au cinéma, on se pose davantage de réflexion. Mais j'ai moins envie d'aller dans la convention réaliste du cinéma. J'ai envie que mon conte soit fou, échevelé et déconnecté de la réalité à l'écran. Je vais essayer certaines choses à l'écriture, différentes entourloupettes pour garder cette folie des personnages dans le conte et qu'on a ramené à plus de réalisme dans les autres films.»

De toute évidence, Fred Pellerin se promet de repousser ses limites pour cette troisième oeuvre portée à l'écran. S'il n'a pas encore d'idée de la teneur de la distribution, il planche sur l'idée de lui-même s'insérer dans le film comme l'enfant qui buvait les paroles de sa grand-mère, chose qu'il n'avait pas osé faire jusqu'à présent.

«Cette fois-ci, je veux voir l'enfant, qui est peut-être moi, et la grand-mère lui raconter l'histoire. Ça placerait une zone tampon entre le spectateur et le conte fou. Pour la première fois, la grand-mère raconterait le conte. Ça viendrait justifier le fait que le conte serait encore plus fou grâce à cette zone tampon réaliste.»

La sortie de L'arracheuse de temps n'est pas pour demain, le scénario devant passer à travers le protocole habituel. En attendant, le conteur de Saint-Élie reprendra l'écriture d'un nouveau spectacle de contes dans les prochains mois.

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