Sept auteurs, sept histoires, sept comédiens

Cindy Rousseau... (Archives Le Nouvelliste)

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Cindy Rousseau

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sept auteurs, sept contes, sept comédiens, pas de décor ni de costumes: tels sont les paramètres de la soirée à laquelle le Théâtre des gens de la place convie le public les 31 mars, 1er et 2 avril à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture. Le concept de Contes à rebours [Des histoires qui ne se racontent pas] a été proposé au TGP par Cindy Rousseau, qui en a assuré l'élaboration et la mise en scène.

Figure connue de la scène du théâtre et de l'improvisation à Trois-Rivières, Cindy Rousseau a été séduite par une représentation de Contes urbains, vue au théâtre La Licorne à Montréal en décembre 2014. «J'ai eu un immense coup de coeur pour ce spectacle-là, premièrement parce que j'aime beaucoup la forme théâtrale du monologue», commence-t-elle à raconter en parlant de cette production qui l'a littéralement charmée.

«Les comédiens et comédiennes étaient là devant nous sans décor, sans costume. Seulement un monologue, seulement les mots, les émotions, suffisaient pour nous tenir en haleine du début à la fin dans des univers différents. En sortant du théâtre, je me suis dit qu'avec le bassin d'auteurs et de comédiens qui existe en Mauricie, un spectacle comme ça aurait sa place ici», continue-t-elle.

Cindy Rousseau a donc demandé à sept auteurs de composer un conte qui allait être interprété par autant de comédiens de la région. L'écrivaine Véronique Marcotte, le cinéaste et chanteur Simon Laganière, les comédiens Rémi-Pierre Paquin et Luc Kenline, le cinéaste et écrivain Alexandre Dostie, le journaliste du Nouvelliste François Houde et l'auteure de romans policiers Maureen Martineau ont accepté son invitation et se sont livrés à l'exercice l'été dernier.

L'instigatrice du projet a souhaité que les auteurs laissent libre cours à leur inspiration, voire à leurs instincts. «Il n'y avait pas beaucoup de contraintes. Je leur ai vraiment laissé carte blanche quant au sujet. La seule chose que je leur demandais, c'était que l'histoire soit contemporaine, campée dans la réalité d'aujourd'hui, que ce soit des thèmes qui parlent aux gens.» Le scénario des contes, d'une durée de 10 à 15 minutes chacun, devait aussi se dérouler en Mauricie.

Cindy Rousseau a recruté des auteurs aux profils différents, sachant que chacun apporterait une touche particulière à la commande, et attirerait des publics tout aussi variés. Le dénominateur commun s'incarnera dans l'émotion. «Les histoires, qu'elles soient comiques ou plus sombres, devaient aller loin dans l'émotion. Il fallait que ce soit intéressant à jouer pour les comédiens, tout en faisant vivre quelque chose au spectateur d'une histoire à l'autre. J'ai demandé aux auteurs d'être profonds, de ne pas se censurer, d'oser.»

Son appel a été entendu. La variété à laquelle aspirait la metteure en scène s'est révélée quand elle a reçu les écrits. «Simon Laganière est très Frères Goyette (N.D.L.R.: son groupe de musique) dans son écriture, ça sonne campagne, ça sonne Champlain, alors qu'Alexandre Dostie va dans des zones beaucoup plus trash, plus acides, plus sombres. Maureen Martineau, une romancière policière, s'en va ailleurs, et Véronique Marcotte, c'est un autre style, complètement différent», énumère-t-elle.

La metteure en scène a par la suite cherché et trouvé les comédiens qui s'agenceraient le mieux à la livraison de chacune des histoires, soit Guillaume Cholette-Janson, Mylène Renaud, Patrick Lacombe, Simon Potvin, Luc Martel, Joanie Rousseau et Luc Massicotte.

«Le défi du monologue est extrêmement vertigineux. Les comédiens sont seuls devant le public pour raconter une histoire. On est allés loin dans l'interprétation. Ce genre de défi théâtral permet de se concentrer sur l'interprétation. Il faut aller dans les nuances, essayer de décortiquer le texte le plus possible pour amener différentes sortes de rythmes pour captiver le spectateur du début à la fin», formule la maîtresse du projet.

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