Ambiance festive au Salon du livre

Annie Groovie, auteure illustratrice des aventures de Léon,... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Annie Groovie, auteure illustratrice des aventures de Léon, était très populaire auprès des jeunes jeudi.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec ses milliers d'enfants qui fouinent un peu partout durant la première journée du Salon du livre de Trois-Rivières, l'événement a trouvé depuis longtemps une façon festive de lancer ses activités.

C'est un classique pour les responsables du salon: le jeudi matin, les autobus arrivent par dizaines au centre des congrès de Trois-Rivières, transportant des enfants des niveaux préscolaire et primaire. Tous et toutes participeront à des animations d'auteurs et auront l'occasion de se promener au salon afin de discuter avec eux.

«Nous accueillons 2000 jeunes aujourd'hui (jeudi). C'est une clientèle importante pour nous. Plus tôt on met les enfants en contact avec la littérature, plus on a des chances d'en faire des lecteurs pour la vie», déclare Julie Brosseau, directrice générale du Salon du livre de Trois-Rivières.

Vendredi est aussi une journée pour les jeunes. Cette fois, quelque 1500 enfants des centres de la petite enfance et adolescents du secondaire sont attendus.

Toute cette clientèle plutôt grouillante provient de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de Lanaudière. Cela exige une structure d'accueil assez pointue. Des quelque 120 bénévoles qui donnent de leur temps au Salon du livre, 30 sont assignés à ces deux journées jeunesse.

«Les bénévoles travaillent au vestiaire scolaire, à l'accueil des autobus, à l'entrée du salon, à la circulation à l'intérieur du salon. On essaie de rendre la visite la plus simple et facile possible, avec le moins d'attente possible. Le système est éprouvé, les écoles reviennent!», commente Éveline Charland, coordonnatrice à la programmation.

Si l'accueil d'une jeune clientèle représente un réel travail d'organisation, le tout se déroule dans la bonne humeur.

«La clientèle jeunesse est agréable, dit Mme Charland. Quand on ouvre le salon, le jeudi, il y a une espèce de frénésie. Les enfants aiment venir au salon.»

Lina Jabrane et Maryam Benhissen, élèves de cinquième année à l'école Jacques-Buteux de Trois-Rivières, en étaient à leur première expérience au salon. Les deux jeunes filles ont apprécié leur visite.

«On peut rencontrer les auteurs, on peut leur poser des questions», raconte Lina, une fan de Léa Olivier, du journal d'Alice et de Léon.

«C'est intéressant, car on découvre des livres. Ça me donne envie de lire», dit Maryam, elle aussi une fan de la série Léon, mais aussi de Namasté et de Max et Lili.

Les deux élèves étaient au stand d'Annie Groovie, celle qui donne vie aux aventures de Léon. Cette artiste née à Trois-Rivières apprécie chaque moment passé en compagnie de ses lecteurs et lectrices.

«C'est la cinquième ou la sixième fois que je viens au Salon du livre de Trois-Rivières. Ça fait 12 ans que je suis auteure-illustratrice et je trouve que c'est super important de rencontrer mes lecteurs, car je n'ai pas d'enfants. Je n'ai pas le temps!

Le métier d'auteur est d'écrire un livre, mais il faut être là pour les lecteurs, les rencontrer, avoir le pouls de ce qu'on fait. Et l'ambiance est très agréable. Quand ils nous disent qu'ils aiment notre livre, c'est super motivant. C'est une bonne dose d'énergie.»

En cette période où les tablettes électroniques et les téléphones intelligents ont la cote auprès des jeunes, la popularité du Salon du livre auprès de cette clientèle réjouit Julie Brosseau.

«Le livre, c'est le fun, c'est vivant. Le salon démystifie le côté cérébral. Je pense que le salon est un antidote à la virtualisation des relations. On voit l'auteur, il y a des animations, les livres jeunesse sont beaux et intéressants.»

Le Salon du livre de Trois-Rivières se poursuit vendredi avec entre autres la soirée des aînés.

La Société d'étude et de conférences Mauricie-Centre-du-Québec procédera vendredi au lancement des Prix littéraires Thérèse-Denoncourt 2016. Quelque 1900 $ seront remis en bourses aux écrivains de la région.

Ces prix visent la promotion de la culture littéraire et la valorisation de l'expression écrite en langue française dans la région. L'événement débute à 16 h.

L'animation avec Étienne Boulay et Patrick Marleau qui devait avoir jeudi soir a été remise à vendredi, 19 h.

À l'horaire

Vendredi 18 mars

Hôtel Delta

13h30 à 15h

La Société d'études et de conférences section Mauricie et Centre-du-Québec reçoit Louise Portal, auteure de Pauline et moi. (Espace Radio-Canada)

15h à 16h

Explor'art et l'AREQ reçoivent l'invitée d'honneur de la journée, Louise Tremblay d'Essiambre. (Espace jeunesse Marmen)

15h15 à 15h45

Confidences d'auteur: rencontre avec Roland Jacob, auteur de Votre nom et son histoire. (Bistro littéraire Télé-Québec)

15h30 à 16h30

Les bénévoles du programme Lire et faire lire du Centre d'action bénévole Laviolette rencontrent Simon Boulerice, auteur jeunesse. (Salle Rivières)

15h45 à 16h15

Confidences d'auteur: rencontre avec l'auteur Louise Lacoursière. (Espace Radio-Canada)

Hors les murs

8h à 9h30

CreativeMornings: changement: causerie autour de l'impact des technologies et des nouveaux modèles d'affaires sur le milieu du livre. (Le temps d'une pinte)

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer