Le papier et ses travailleurs immortalisés

Boréalis a procédé au lancement de son livre... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Boréalis a procédé au lancement de son livre Mémoires d'hommes - Mémoires d'usines, en la présence de la conseillère municipale Marie-Claude Camirand, de la présidente de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, Stella Montreuil, et de la directrice générale de Boréalis, Valérie Bourgeois.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'équipe de Boréalis a une fois de plus concrétisé son idéal d'intégrer le volet humain dans son interprétation de l'histoire de l'industrie papetière en procédant au lancement, mardi, du livre Mémoires d'hommes - Mémoires d'usines.

L'ouvrage réunit 78 photos d'archives et 24 témoignages qui explorent les différents métiers associés au processus, et documentent l'histoire des quatre usines de Trois-Rivières.

La parution de ce livre s'inscrit dans l'année soulignant le cinquième anniversaire de la création de Boréalis. En harmonie avec le concept de juxtaposer l'homme et l'usine, le livre a été conçu avec deux couvertures invitant à le consulter dans un sens comme dans l'autre.

La moitié du livre consacrée aux mémoires d'hommes dépeint les métiers de bûcheron et de draveur ainsi que les conditions de vie en usine et dans le quartier. La portion dédiée à l'usine présente les entreprises trifluviennes et décrit les étapes de la fabrication du papier.

Les souvenirs des hommes sous l'angle de leur travail sont notamment immortalisés par des photos comme celle d'un chargement de «pitounes» tiré par un cheval ou de bûcherons avec leurs outils, d'images d'estacades ou de glissoires à billes de bois, de portraits de la vie de quartier ou de la participation à d'activités sociales ou récréatives organisées au sein de l'usine.

Toutes ces photos sont enrichies de témoignages comme celui d'un bûcheron décrivant un camp, celui d'une épouse de bûcheron évoquant la vie familiale en parallèle, celui de draveurs démystifiant leur travail périlleux, ou encore celui de la fille d'un papetier sur les particularités du fait de demeurer à proximité d'une usine.

La moitié du livre qui traite plus spécifiquement des usines renseigne sur la St. Maurice Paper (aujourd'hui Cascades Lupel), la Wayagamack (aujourd'hui Kruger Wayagamack), la Canadian International Paper (fermée en 2000) et la Three Rivers Pulp and Paper (aujourd'hui Kruger), qui ont respectivement déjà employé 600, 1100, 1500 et 220 personnes.

On le dit souvent, Trois-Rivières a déjà été connue comme capitale mondiale du papier. En appui à cette désignation, la lecture du livre rappelle qu'à la fin des années 1920, les papetières de la Mauricie employaient 5800 personnes, et que le papier produit à Trois-Rivières a servi à imprimer des journaux comme le Chicago Daily News et New York Times.

Enfin, l'ouvrage est parsemé de données et d'informations sur divers thèmes. Le lecteur peut en apprendre autant sur le procédé de fabrication du papier que sur les quantités produites et la rémunération.

Par exemple, il y est révélé que le salaire d'un draveur est passé de 8 $ par mois en 1860 à 8 $ par semaine en 1920, ou encore qu'en 1931, un bûcheron gagnait entre 30 et 35 $ par mois.

L'historien René Hardy s'est chargé de la révision historique du contenu du livre vendu au coût de 24,95 $ à la boutique du musée.

D'autres points de vente externes ont démontré leur intérêt à le vendre, et il sera aussi disponible dans les bibliothèques de la ville dans les prochaines semaines.

La publication a pu être réalisée grâce à l'Entente de développement culturel liant le ministère de la Culture et des Communications, la Ville et la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer