Ramener Sacha Distel à la vie

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Pour donner une voix à ce musicien exceptionnel mais peut-être méconnu, le directeur musical Pierre Peterson a choisi André Veilleux.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Toujours attiré par les crooners, le Grand Orchestre de la Mauricie se tourne du côté de la France en rendant hommage à Sacha Distel lors de deux spectacles à la Maison de la culture en fin de semaine prochaine.

Pour donner une voix à ce musicien exceptionnel mais peut-être méconnu, le directeur musical Pierre Peterson a choisi André Veilleux.

«D'abord, André est un crooner dans l'âme avec un impressionnant bagage musical. Le GOM souhaite toujours privilégier des artistes de la région et dans ce cas-ci, on ne pouvait mieux tomber: André connaissait bien le répertoire de Sacha Distel et il a accepté immédiatement et avec enthousiasme quand je lui en ai parlé.»

Cet hommage pourrait être une belle occasion de réhabiliter un artiste qu'on a surtout connu au Québec pour quelques gros succès commerciaux à caractère humoristique et léger dans les années 60: La bonne humeur, Monsieur Cannibale, Scandale dans la famille, etc.

Il faut pourtant savoir qu'il a interprété les versions françaises de plusieurs succès américains comme Toute la pluie tombe sur moi, La belle vie ou Le soleil de ma vie pour en faire d'immenses succès dans la francophonie.

Surtout, il ne faut pas oublier que Sacha Distel était aussi un remarquable guitariste de jazz qui a commencé sa carrière au sein du célèbre orchestre de Ray Ventura qui l'a, par la suite, souvent accompagné dans sa carrière de chanteur.

C'est d'ailleurs un peu le rôle que Pierre Peterson réserve à son Grand Orchestre de la Mauricie. «C'est un spectacle en hommage à Sacha Distel mais on pourrait quasiment parler d'hommage à Ray Ventura et ses collégiens. J'ai revu les orchestrations des chansons mais assez peu, finalement.

Je dirais qu'à 80 %, on retrouve les arrangements originaux de l'orchestre de Ventura. Évidemment, il m'a fallu modifier des choses parce que je ne pouvais pas me permettre de présenter six swings d'affilée mais j'ai été un peu plus sage que d'habitude avec mes arrangements à cause, notamment, de la qualité du travail original.»

Pour ce qui est du répertoire choisi, Peterson affirme qu'il a eu un gros travail d'élagage à faire dans une carrière qui couvre quand même une quarantaine d'années.

«On devait conserver une vingtaine de chansons sur un répertoire bien plus imposant qu'on le pense généralement, entre autres parce qu'il a eu de gros succès en France qui sont passés quasiment inaperçus ici. Sa palette de styles est aussi beaucoup plus large qu'on l'imagine.

J'ai voulu donner un panorama général sur sa carrière plutôt que de me concentrer sur ses succès les plus connus.»

Deux représentations du spectacle seront offertes: le samedi 12 mars, à 19 h 30, et le lendemain, à 14 h, toujours à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.

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