Qw4rtz: le fruit de la passion et du labeur

Les membres du quatuor a capella Qw4rtz attendent... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Les membres du quatuor a capella Qw4rtz attendent avec impatience leur retour à la maison à la salle J.-Antonio-Thompson le 12 mars prochain. Ce sont, de gauche à droite: François Pothier Bouchard, François Dubé, Philippe C. Leboeuf et Louis Alexandre Beauchemin.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trois-Rivières a vu Qw4rtz prendre forme et grandir; de loin, ces dernières années. Le samedi 12 mars prochain, la ville de naissance de trois des quatre membres du quatuor vocal a capella accueillera ses enfants prodigues pour une représentation du spectacle qui les a menés un peu partout en province et même en Europe depuis tout près de deux ans.

Le groupe qui revient à la maison est désormais solidement établi. Les quatre chanteurs vivent de leur art et sont très sollicités. Une demande qui vient parfois de sources inattendues. Récemment, ils étaient invités dans le cadre de l'émission télévisée En direct de l'univers au même titre que la chanteuse française Zaz. Elle a été tellement impressionnée par les quatre chanteurs qu'elle les a invités à chanter avec elle dans sa courte tournée de spectacles québécois. Le groupe n'était libre que pour deux de ces représentations, une à la Place des arts le 23 février, une autre au Grand Théâtre de Québec, le 26.

C'est le genre de cadeau qui tombe dans les mains d'artistes originaux ou qui ont su peaufiner leur art à un haut niveau. Ou les deux, dans le cas de Qw4rtz. «On a toujours avancé à une vitesse supérieure à la normale, confie Louis Alexandre Beauchemin. Dès 2010, on se disait qu'il fallait que les gens entendent parler de nous et la façon qu'on a choisie pour y arriver, c'est de travailler très fort et de repousser constamment nos limites.»

«En s'associant avec Serge Postigo qui est encore notre mentor artistique, poursuit Philippe Leboeuf, on a trouvé quelqu'un de très exigeant qui nous a poussés plus loin qu'on pensait être capable d'aller. On a monté un spectacle très ambitieux et physiquement très exigeant qui nécessite énormément de concentration. Tout ça doit non seulement être impeccable, mais il faut que ça paraisse facile. Dans les premiers temps, ç'a été très dur à monter.»

«J'ai revu récemment le film de notre première représentation à la salle Thompson, ajoute François Pothier Bouchard et je me souviens qu'on en était plutôt satisfaits. C'était tellement mauvais: nos tempi étaient beaucoup trop rapides, on n'était pas en contrôle.»

Ils n'ont cessé de le peaufiner depuis, travaillant chaque numéro, changeant deux ou trois chansons. «On le maîtrise tellement mieux aujourd'hui. Nos sketches sont beaucoup plus justes et on a appris à investir chacun notre propre personnalité. On évolue, c'est normal.» Manifestement fiers du travail accompli, ils ont intégré une approche à laquelle ils sont constamment fidèles: ne jamais rien tenir pour acquis.

«On constate aujourd'hui les fruits du travail investi et ça nous vaut, à l'occasion, des moments de grâce en spectacle, explique François Dubé, la basse du groupe. Notre prestation lors du spectacle 100 avenue des Draveurs l'été dernier a été un moment fort. On a aussi eu droit à une ovation debout lors du dernier Show du refuge, à la Place des Arts; l'intensité était incroyable.»

«On a comme principe qu'il n'y a pas de spectacle mineur, peu importe la grosseur de la salle, reprend François Pothier Bouchard. Quand le courant passe avec le public, c'est fantastique, mais nous avons aussi nos propres critères. À chaque spectacle, on vise une perfection que le public ne peut pas nécessairement déceler. On se donne des pointages quand on sort de scène.»

Le groupe planche déjà sur le prochain spectacle qu'il prévoit offrir en 2017. D'ici là, il y aura fort probablement un album à lancer à l'automne prochain. «On tient à offrir un album de qualité qui ne soit pas seulement une reproduction de ce qu'on offre en spectacle mais une oeuvre en soi. On est en train de trouver les bons collaborateurs pour y arriver.»

D'ici là, ils ont coché la date du 12 mars sur leur calendrier. Peu importe où la carrière les mènera, la salle J.-Antonio-Thompson aura toujours une place unique dans leur coeur. Surtout que cette représentation pourrait bien être la dernière de ce spectacle à Trois-Rivières.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer