Le sexe, éternelle source de... rires

Jonathan Roberge multiplie les projets de toutes sortes... (La Presse)

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Jonathan Roberge multiplie les projets de toutes sortes mais c'est en tant que comédien qu'il revient à Trois-Rivières vendredi et samedi soirs pour présenter la pièce Ma première fois au Théâtre du cégep trifluvien.

La Presse

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La pièce de théâtre Ma première fois qu'on présente vendredi et samedi soir au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières pour deux supplémentaires, c'est l'histoire classique d'un gros succès inattendu.

L'équipe devait la présenter pendant trois semaines dans le cadre du Festival Juste pour rire en 2014. Deux ans et quelque 70 représentations plus tard, la pièce est toujours, et plus que jamais, en demande.

«La pièce a gagné le Prix du jury du festival Juste pour rire et les producteurs nous ont proposé de faire une quinzaine de représentations de plus et une autre vingtaine et encore et ça n'a jamais arrêté depuis», raconte Jonathan Roberge, un des quatre interprètes de la pièce avec Émily Bégin, Roxane Bourdages et Martin Vachon.

Son explication à ce succès est on ne peut plus candide: «Ça parle de sexe et le sexe, ça vend! La formule est simple: on discute de sexe pendant toute la pièce à travers des anecdotes le plus souvent hilarantes.

Par moment, c'est traité uniquement en surface mais à d'autres, on peut avoir un monologue de sept minutes nettement plus troublant. La pièce a attiré 3 500 000 spectateurs jusqu'ici à travers le monde! Si ça a marché aussi bien à Milan qu'à Paris ou New York, c'est que le sujet est vraiment universel.»

Bien sûr, le thème a été adapté à notre réalité sur une base immuable. «Quand on acquiert les droits de cette pièce, on a accès à une banque de 40 000 témoignages de gens qui racontent leur première fois. Les auteurs pigent là-dedans et celui qui travaille avec nous, Rémy Bellerive, a simplement adapté les situations pour leur donner une identité québécoise.»

«Certains témoignages sont du pur cabotinage mais d'autres sont plus tristes parce que la première fois n'est pas forcément drôle. Par contre, sur une heure trente de spectacle, je dirais qu'on rit pendant une bonne heure et quart, calcule l'humoriste. Et souvent, les gens rient à s'en décrocher les mâchoires.»

Puisque les témoignages sont individuels, chaque comédien les relate en s'adressant directement au public, mais dans certains cas, le metteur en scène Jasmin Roy a prévu des interactions à deux, trois ou quatre personnes qui se relancent, histoire de donner du rythme et du tonus à la pièce.

Les Trifluviens qui ont vu Ma première fois lors d'une des deux représentations antérieures constateront un changement dans la distribution puisque Marie-Soleil Dion a dû honorer des engagements préalables et a laissé sa place à Émily Bégin.

«On craignait que ce soit délicat d'arriver avec une nouvelle interprète, admet Jonathan Roberge, mais dès notre première rencontre de groupe, on a fait la séance photo pour l'affiche et Émily a été la première à se déshabiller; elle a éliminé tout malaise.»

«Veux, veux pas, quand tu dois frencher et parler de sexe toute la soirée avec une partenaire de scène, il faut créer une relation de travail un peu spéciale. Avec les tournées, on est beaucoup ensemble et la chimie qui nous unit est devenue très forte.

Il n'y a pas un soir où on ne se joue pas des tours pour se déstabiliser les uns les autres. On s'amuse énormément à la jouer, les spectateurs le constatent. Il y a une scène entre Émily et Martin où même après deux mois, les deux décrochent systématiquement dans un fou rire. Moi, même après plus de 70 représentations, il n'y a pas un soir où je n'éclate pas de rire très sincèrement.»

Et pour ceux qui auraient des craintes, Jonathan Roberge affirme que bien qu'on parle de sexe de façon directe pendant toute la pièce, il n'a pas entendu un seul commentaire de spectateurs à l'effet que la pièce était vulgaire ou qu'elle faisait preuve de mauvais goût.

«Il y a une différence entre parler de sexe et faire des jokes de cul. On ne passe jamais la ligne de la vulgarité gratuite. Le commentaire qu'on entend très souvent, c'est plutôt que les gens ont été émoustillés par la pièce. C'est vraiment parfait pour une sortie de couple.»

Les billets sont disponibles sur le site www.enspectacle.ca.

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