La nouvelle réalité de la commandite

Trois représentantes d'entreprises ayant un important volet de... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Trois représentantes d'entreprises ayant un important volet de commandite ont été invitées à parler des exigences à ce niveau. Ce sont, de gauche à droite: Lucie Lamoureux, directrice de l'engagement sociétal chez Loto-Québec, Caroline Beaudry, directrice Relations avec les communautés chez Cogeco et Mélanie Hamel, conseillère en communications chez Desjardins, Caisse des Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) D'emblée, le seul titre de l'événement qui se tenait jeudi à l'initiative de Culture Mauricie, La journée fric, en donnait le ton: l'argent est le nerf de la guerre aussi bien dans le monde culturel que du tourisme.

Les deux domaines étaient réunis avec des représentants du monde des affaires pour aborder la question du financement repensé en initiatives de commandites.

On le sait, le financement public pour les entreprises et événements n'est plus ce qu'il était. Il faut donc se tourner vers d'autres sources et dans ce contexte, la commandite apparaît comme une avenue particulièrement intéressante.

Seulement, la commandite aussi a changé et c'est ce dont les participants ont discuté au cours de la journée. Ils ont pu découvrir qu'il ne suffit plus d'afficher le logo d'un commanditaire sur le site de son événement pour justifier une commandite.

Les entreprises sont à la recherche d'un partenariat où les deux intervenants trouvent leur profit. Il faut innover, faire preuve de créativité pour convaincre les commanditaires d'injecter de l'argent. Il faut leur démontrer la valeur du véhicule qu'on leur propose et comment ils y gagneront.

À l'heure du midi, Culture Mauricie avait invité trois représentantes de commanditaires québécois majeurs, Cogeco, Loto-Québec et Desjardins, à élaborer sur les paramètres de leurs choix de commandites.

Les trois interlocutrices ont été unanimes à insister sur la nécessité pour les demandeurs de faire leurs devoirs, de faire des recherches exhaustives pour bien cibler à qui ils font leur demande pour s'assurer qu'ils cadrent bien dans les paramètres du commanditaire tout en indiquant qu'il est aujourd'hui primordial de faire preuve de créativité.

Les directeurs généraux du FestiVoix et du Festival western de Saint-Tite, Thomas Grégoire et Pascal Lafrenière, ont aussi été invités à témoigner de leur perspective. Ils en sont arrivés aux conclusions que la commandite est plus que jamais un milieu difficile à conquérir, que beaucoup d'efforts sont désormais nécessaires pour obtenir des revenus et, surtout, que la commandite est un domaine nettement plus complexe qu'il l'a jadis été.

Éric Lord, le directeur général de Culture Mauricie, organisme mandaté pour mettre sur pied l'événement, faisait, en fin de journée, un constat positif de La journée fric.

«Nous avons atteint le maximum de participants qu'on pouvait accueillir, mais surtout, je suis très heureux de la pertinence de nos intervenants. La présence de représentants de trois gros commanditaires est un coup dont nous sommes très fiers.

Tout ce qui a trait au financement préoccupe énormément nos membres à Culture Mauricie et les participants à cette journée ont manifesté beaucoup d'intérêt pour les propos présentés.»

«Il y a dix ans, le monde de affaires, le tourisme et la culture étaient nettement séparés mais il est de plus en plus évident qu'ils sont étroitement liés et partagent des intérêts communs. La commandite concerne ces trois secteurs et il est clair qu'on parle désormais de partenariat entre les entreprises et les commandités. Les entreprises utilisent des événements culturels comme véhicule pour mieux vendre leurs produits.»

«À mes yeux, un point central présenté au cours de la journée, c'est que la commandite n'est plus ce qu'elle était. Les entreprises ont de nouvelles exigences et il importe que les intervenants en soient conscients.

Les notions de partenariats gagnant-gagnant et d'activation de la commandite étaient inconnues dans le passé et elles sont en train de prendre une place prépondérante. Je pense que les intervenants ont clairement présenté les nouveaux enjeux.

On sort de cette journée avec des évidences claires pour les intervenants du monde culturel ou touristique: il faut adapter notre façon de travailler dans le monde de la commandite.

À chacun désormais de réfléchir sur la façon par laquelle il peut répondre à ces exigences en fonction de sa réalité propre. Ça va exiger une réflexion et aussi plus de travail de la part des demandeurs mais c'est devenu essentiel pour eux.»

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