Les geeks envahissent Shawinigan

Marty McFly, le Doc Brown et la DeLorean... (Olivier Croteau)

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Marty McFly, le Doc Brown et la DeLorean se sont invités au ShawiCon ce week-end.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) De Marty McFly à Jacques Rougeau, il y en avait de toutes les couleurs et pour tous les goûts ce week-end au ShawiCon à l'Auberge Gouverneur de Shawinigan. Une première édition qui a attiré les curieux et ravi les organisateurs.

Dès l'entrée dans la salle d'exposition, une voiture DeLorean identique à celle du film Retour vers le futur attendait les amateurs. À ses côtés, le Doc Brown et Marty McFly se faisaient prendre en photo avec les visiteurs.

Derrière le personnage de Marty McFly se trouvait en fait François Lacombe, un médecin de Laval qui a permis à plus de 9000 femmes de devenir mère à ce jour. Mais le week-end, c'est dans la peau du personnage incarné par Michael J. Fox qu'il se met, en compagnie de son fils Thierry, dans ce projet familial.

Sa DeLorean est identique à celle du film, mais, croyez-le ou non, elle est immatriculée au Québec et M. Lacombe l'utilise sur les routes. «On se fait toujours arrêter par les policiers... qui veulent se faire prendre en photo, lance-t-il. Il y a 10 modèles comme ça, et nous, nous avons le kit numéro 8. Il y en a sept aux États-Unis et une au Québec.»

Les expositions de ce type, souvent appelées ComiCon, sont très populaires depuis quelques années, poussées par les nombreux films de super-héros, mais aussi le fait que, pour une rare fois depuis la nuit des temps, les geeks ont la cote. À Montréal, le dernier événement du genre a attiré 65 000 personnes.

«Lorsque j'étais jeune, mes champs d'intérêt étaient marginalisés, mais maintenant, ces mêmes champs touchent une grande tranche de la population. C'est le fun de dire à nos enfants que papa et maman, quand ils étaient jeunes, ce n'était pas trop populaire, mais que maintenant, ils peuvent se lancer là-dedans», souligne Fab Alfani, de Shawinigan.

Comme plusieurs autres participants, ce dernier s'était costumé pour l'occasion, incarnant soudainement le sergent Slaughter, lutteur de la WWF dans les années 1980.

«C'est un plaisir qu'on a découvert il y a quelques années, quand on peut incarner un personnage, surtout quand on a une ressemblance. Pour un premier ShawiCon, c'est bien réussi.»

L'organisateur des deux jours de festivités, Nino Mancuso, ne cachait pas sa joie face à la réussite de l'événement

«On ne pouvait pas demander mieux, affirme-t-il. J'ai eu la réponse que j'espérais. Ça donne un bon coup de pied pour en faire un deuxième. On avait beaucoup de craintes, mais finalement, avec ce beau résultat, je n'ai rien à dire.»

À la Québécoise

En plus de Montréal, la plupart des villes majeures d'Amérique du Nord ont leur propre version d'un ComiCon. Mais celui de Shawinigan avait une touche bien québécoise. Bien sûr, il y avait les Darth Vader, Ghostbusters, X-Men et autres personnages tirés du pays de l'Oncle Sam, mais il y avait aussi Étienne Boulay, Le Duché de Bicoline, des artisans maquilleurs et bijoutiers de la Belle province, en plus, bien sûr, des Invincibles en plat de résistance.

«Le but du ShawiCon, c'est vraiment de se centrer sur la culture populaire québécoise, et non pas américaine. Dans les ComiCon, on a beaucoup moins ça. C'est ce qu'on veut faire exploser. Les comédiens qui sont ici ne sont pas habitués à ça, et leur réponse est très positive», mentionne l'organisateur.

Pat Laprade, un expert en lutte qui a cosigné la biographie de «Mad Dog» Vachon, croit d'ailleurs que cette vision pourrait permettre à l'événement de se distinguer.

«On va souvent chercher des vedettes américaines pour les ComiCon. Mais ici, ils pourraient bien avoir trouvé leur niche, et si c'est un bon filon, ils font bien de le garder.»

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