Un pacte d'amitié scellé sans compromis

Pour ce spectacle bien spécial, l'humoriste est demeuré... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Pour ce spectacle bien spécial, l'humoriste est demeuré complètement fidèle à lui-même: baveux, vulgaire, irrévérencieux, drôle et le public a beaucoup apprécié.

François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Voilà: la réconciliation est consommée. Sugar Sammy a offert son spectacle aux Maestros devant une salle Philippe-Filion archi-comble jeudi soir.

Il a promis qu'il reviendra en été avec sa blonde. Il a dit qu'il passerait une semaine mais il s'est probablement laissé quelque peu emporter par l'émotion.

Pour ce spectacle bien spécial, l'humoriste est demeuré complètement fidèle à lui-même: baveux, vulgaire, irrévérencieux, drôle et le public a beaucoup apprécié. Il est désormais indéniable que le courant passe entre Sugar et les Shawiniganais.

Ce n'est pourtant pas parce que l'humoriste s'est fait violence pour être mielleux avec ceux qui le vilipendaient il y a quelques mois à peine. Au début de la représentation, il a rajouté une nouvelle couche de moquerie sur Shawinigan. «J'ai reçu tout un accueil cet après-midi. On m'a fait faire un tour de la ville. Wow! Ça été les plus belles 45 secondes de ma vie!»

«Je suis même allé magasiner: je me suis acheté du linge... Au cas où les années 80 reviendraient un jour à la mode.»

Il a ensuite rappelé brièvement les circonstances de la controverse. «La ville a fermé à cause de mon gag. Le maire était en criss. Le président de la Chambre de commerce était en criss. C'est normal parce que c'est la même personne!»

Et comme pour faire amende honorable, il a enchaîné avec quelques blagues méchantes, très drôles également, sur Thetford Mines.

Sugar Sammy a donc scellé la réconciliation à sa façon: dans l'ironie mordante, sans abdiquer son style, mais avec une véritable affection dans le sous-texte. La meilleure illustration de son approche est probablement le dernier gag qu'il a réservé au public au terme de la représentation.

On pouvait déceler sous son veston pendant tout le spectacle qu'il portait un t-shirt dont on devinait qu'il disait: J'aime Shawi. Pendant les applaudissements au terme des deux heures de représentation, il a enlevé le veston dans un geste théâtral pour qu'on voit bien l'inscription sur sa poitrine. Seulement, après quelques secondes de cris d'approbation, il s'est tourné pour qu'on voit que dans le dos de son gaminet, il était écrit: «...là où les rêves vont pour mourir!»

La directrice des Maestros Mélissa Normandin-Roberge est alors venue sur scène avec un groupe de ses élèves pour offrir un numéro à l'humoriste.

«On connaît ton image de gars baveux, mordant, a-t-elle dit, mais nous, on a découvert ta vraie personnalité, celle du gars gentil, sensible, généreux et c'est celle qu'on va garder dans nos coeurs pour toute notre vie. Tu as dit que Shawinigan est l'endroit où les rêves vont pour mourir mais ce n'est pas vrai. Ta présence sur la scène ce soir est la preuve qu'en vérité, c'est l'endroit où les rêves commencent. Merci Sugar!»

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