Valérie Lavergne en croisière... sur patins

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Valérie Lavergne

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Valérie Lavergne venait tout juste de prendre sa retraite de la compétition en patinage artistique lorsqu'on lui a offert la chance de sa vie: patiner pour gagner sa vie.

Et pas n'importe où. La jeune femme du secteur Shawinigan-Sud embarque en effet cette semaine à bord du bateau de croisière Mariner of the Sea de la compagnie Royal Caribbean International.

Pendant quatre mois et demi, elle y livrera, à bord du navire, des dizaines de spectacles de patinage sur une vraie glace de 40 pieds sur 60. C'est un peu petit, dit-elle, mais il faudra s'adapter. Elle fait partie d'un groupe restreint de huit privilégiés qui pourront profiter de leur talent en patinage pour en vivre et voyager sur les mers du monde.

Âgée de 20 ans, Valérie Lavergne a pris part à quatre reprises, dans toutes les catégories, au Championnat canadien de patinage artistique.

Certes, à 20 ans, Valérie Lavergne reconnaît que les études feraient normalement partie de son parcours de vie. Toutefois, devant la chance très rare qui lui est offerte, elle a préféré suspendre ses cours au cégep pour saisir la balle au bond. Une telle offre pourrait ne jamais revenir, fait-elle valoir.

Au cours des dernières années, elle s'entraînait à Contrecoeur avec Annie Barabé. «Elle a déjà envoyé plusieurs athlètes aux Olympiques», fait-elle valoir.

C'est la meilleure amie de Valérie Lavergne qui l'a convaincue de tenter l'expérience sur des bateaux de croisière. Beaucoup de patineurs et de patineuses sont recrutées pour ce genre de spectacle à leur retraite de la compétition, dit-elle.

La jeune femme avoue qu'elle commençait à s'ennuyer de sa routine et de ses patins. «J'ai fait une demande. J'ai envoyé des vidéos, des photos», dit-elle.

Selon elle, la personne qui embauche les patineurs pour Royal Caribbean connaît très bien l'école qu'elle avait fréquentée et la qualité de finition des patineurs qui en sortent. «Déjà, j'avais une longueur d'avance sur les autres candidats», raconte-t-elle.

La patineuse n'a pas encore reçu son horaire de spectacles, mais en se fiant sur l'expérience de son amie, elle s'attend à ce que ce soit, à certains moments, au rythme de deux spectacles en après-midi et deux le soir. En quatre mois et demi, son amie avait fait plus de 140 spectacles.

Valérie Lavergne reconnaît que cela représente un défi physique, car son amie était fatiguée, après tous ces mois.

Malgré tout, la patineuse confie qu'elle aimerait faire d'autres contrats de ce genre après le premier puisque le salaire est bon. C'est aussi une manière fort agréable de visiter le monde.

Pour l'instant, Valérie Lavergne carbure au patinage et ne voit rien d'autre à l'horizon pour elle. «On dirait qu'il n'y a pas de domaine que j'aime plus que le patinage», dit-elle.

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