TGP: la littérature, l'amour, la passion

En François Gagné, le metteur en scène Luc... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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En François Gagné, le metteur en scène Luc Martel dit avoir trouvé l'interprète idéal pour son Ernest Hemingway dans la pièce Dans l'ombre d'Hemingway que présente le Théâtre des Gens de la Place dès jeudi. Sur cette photo, on le voit en compagnie de Marie-Andrée Leduc qui incarne son épouse Mary Welsh.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est à une rencontre avec la passion, la littérature et l'amour que le Théâtre des Gens de la Place convie le public avec la présentation de la pièce Dans l'ombre d'Hemingway, du dramaturge québécois Stéphane Brulotte les 11, 12, 13, 18, 19 et 20 février, à 20 h, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture.

Une représentation exceptionnelle a été ajoutée le 14 février à 14 h alors que l'auteur et John Hemingway, petit-fils de l'écrivain, assisteront à la pièce. Brulotte offrira au public présent une conférence sur le grand écrivain.

Cette pièce dont la mise en scène a été confiée à Luc Martel pour qui il s'agit d'une première incursion dans ce rôle, entraîne le public à La Havane dans les années 50 alors que Hemingway est en panne d'inspiration et reçoit chez lui, au vu et au su de son épouse Mary, une jeune aristocrate italienne dont l'écrivain tombera éperdument amoureux au fil des longues conversations dont témoigne l'oeuvre.

C'est par pur hasard que Luc Martel est tombé sur la pièce créée en 2011 pour les 50 ans de la mort d'Hemingway et il a été complètement séduit.

«Chez Hemingway, dit-il, la vie et l'oeuvre se confondent. Son existence a été excessivement intense et la pièce relate une tranche de sa vie alors qu'il tombe amoureux de cette aristocrate italienne qui débarque chez lui en compagnie de sa mère. Déjà, le choc entre les invités, très à cheval sur les convenances, et ce monstre sans pudeur qu'est Hemingway, est très porteur, dramatiquement. Mais c'est surtout une pièce qui est très collée sur les émotions intimes des personnages.»

«À l'époque de ces événements vécus, l'écrivain était diminué: il buvait beaucoup et n'arrivait pas à écrire. Malgré son état dépressif, la pièce n'est pas que dramatique: il y a des moments d'humour et surtout, derrière une écriture en apparence bien simple, un sous-texte très riche, avec de nombreuses références à l'oeuvre de l'écrivain. C'est un très beau texte.»

La pièce aborde des considérations sur de nombreux sujets: la littérature, au premier chef, mais aussi l'art, l'amour, la religion, la politique, le pouvoir de la création. «Brulotte a beau avoir exploré plusieurs avenues, on ne s'y perd jamais. C'est un texte très bien structuré, émaillé de répliques savoureuses comme on devine qu'Hemingway en était capable.»

«Les profondes remises en question de l'écrivain sont celles des hommes qui abordent la cinquantaine et je me suis retrouvé beaucoup là-dedans, de poursuivre le metteur en scène qui a été assisté par Karen Jenniss dans son travail. L'attirance de cet homme de 50 ans pour une toute jeune femme est d'ailleurs assez classique. Mais la question se pose à savoir si c'est davantage l'inspiration qu'il recherche à travers elle.»

Le metteur en scène n'aurait pas monté la pièce s'il n'avait pu compter sur des interprètes convaincants. Pour incarner le célèbre écrivain, homme plus grand que nature s'il en est un, une évidence s'est imposée à Martel en la personne de François Gagné. «En lisant la toute première scène, j'ai pensé à François. C'est un grand rôle et je savais que ce n'est pas n'importe qui qui pouvait l'assumer. Il fallait qu'il puisse nous faire croire aux colères énormes de l'écrivain mais nous faire aussi sentir sa vulnérabilité, sa sensibilité. Ça colle à la peau de François: je pense que c'est son plus grand rôle depuis qu'il est à Trois-Rivières.»

Autour de lui, il a réuni une distribution qu'il a mise à l'épreuve en demandant à plusieurs de ses interprètes d'assimiler les accents, italiens ou espagnols selon les cas, de leurs personnages. Une semaine avant la première, Luc Martel se disait pleinement satisfait du déroulement des choses. «Nous sommes exactement là où je souhaitais qu'on soit. C'est une pièce qui me tient à coeur parce qu'elle reflète des préoccupations qui me rejoignent intimement. J'aime la littérature et je suis fasciné par la démarche de l'écriture mais surtout, Hemingway est un être en quête d'absolu et ça, ça me rejoint complètement. Je suis convaincu que ça va toucher le public tout autant.»

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