Musique progressive, nouvelle génération

Le duo créatif derrière le jeune groupe trifluvien... (François Gervais)

Agrandir

Le duo créatif derrière le jeune groupe trifluvien Cosmophone est formé de Daniel Quirion et de Catherine Laurin.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si Trois-Rivières abrite un important groupe de musiciens accomplis connaissant de belles carrières, la relève est également prometteuse. On en veut pour preuve l'émergence du groupe Cosmophone qui présente son premier mini-album intitulé Cosmophonie.

Le groupe est composé de cinq musiciens, tous Trifluviens, qui se sont connus alors qu'ils étudiaient la musique au cégep local. La chanteuse en est Catherine Laurin, le claviériste, Daniel Quirion, le bassiste, Anthony Richard alors qu'Antony Joubert est à la batterie et que Charles Martel est le guitariste. Petite nuance: sur l'album, le guitariste qu'on entend est David Lemire mais, depuis les enregistrements, il a été remplacé au sein de la formation par Charles Martel.

L'album compte quatre chansons ainsi que deux pièces instrumentales qui servent d'éléments de transition. Catherine Laurin et Daniel Quirion sont les deux forces créatrices premières puisqu'ils composent tous deux et que la jeune femme écrit la plupart des textes. Par contre, le processus créatif adopté par le groupe fait en sorte que les cinq musiciens sont mis à contribution dans l'élaboration des pièces à travers les arrangements et le travail harmonique.

C'est avec passion que les compositeurs, tous deux étudiants universitaires en musique, parlent de leur travail créatif. «Notre musique peut se rapprocher du rock progressif dans la forme, et ce, même si notre univers musical est très large et qu'il touche aussi au jazz, au pop et à l'électro. Par exemple, les deux premières chansons de l'album sont assurément planantes et douces mais à mesure qu'on avance à travers les quatre pièces, on sent un glissement vers quelque chose de plus rock qui révèle plus d'introspection. Ce qui nous différencie des groupes de rock progressif célèbres comme Yes ou Genesis, c'est probablement un côté plus léger et doux de notre musique.»

Grâce à un contact privilégié que Catherine Laurin entretient avec Guy Saint-Onge depuis sa participation à un album avec Grégory Charles il y a quelques années, Cosmophone a pu enregistrer au studio bien connu du producteur et donc profiter d'un environnement technique optimal. «On a énormément de matériel en réserve parce que je compose constamment et Catherine écrit beaucoup aussi, dit Daniel Quirion. Nous arrivons chacun avec des mélodies et des ébauches de pièces ou des idées à partir desquelles nous travaillons pour confectionner chaque chanson. Nous avons chacun notre style mais nous arrivons à créer quelque chose de très cohérent. Les chansons portent la marque de chacun des musiciens parce que tous apportent une importante contribution dans chaque pièce.»

Les deux musiciens partagent une volonté bien claire d'offrir une musique non seulement originale mais qui recèle un aspect innovateur tout en demeurant accessible. «Nous sommes hyper perfectionnistes et si on a pu enregistrer l'album, c'est qu'on a s'est fait violence pour accepter de laisser aller ces pièces, soutient la chanteuse du groupe. Maintenant, c'est en spectacle qu'on poursuit le processus parce qu'on se donne toujours une marge de manoeuvre sur scène pour improviser un peu ou modifier des éléments en fonction des circonstances, du public, de notre inspiration, etc. Nous sommes très contents du contenu de l'album qui va nous servir de carte de visite pour se faire connaître mais je pense que la meilleure façon de nous découvrir est encore de nous voir sur scène.»

Cosmophonie est disponible pour écoute mais peut aussi être téléchargé à travers le site bandcamp du groupe (https://cosmophone.bandcamp.com/album/cosmophonie-ep). Ils seront par ailleurs en spectacle au Nord-Ouest Café le 3 mars prochain et de retour en avril au Zénob. Ils espèrent arriver à convaincre les responsables de programmation des nombreux festivals d'été québécois de les inclure dans leur événement 2016 question d'aller à la rencontre de leur public.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer