À la rencontre d'un médium méconnu

L'exposition Pastel toujours qui sera présentée au Musée... (Stéphane Lessard)

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L'exposition Pastel toujours qui sera présentée au Musée Pierre-Boucher de Trois-Rivières réunira 52 artistes membres de la Société de Pastel de l'Est du Canada. On peut voir ici, de gauche à droite, trois instigateurs de cet événement: Céline Montpetit, directrice de l'exposition, Denis Jacques, maître pastelliste et président d'honneur, et Michèle Bujold, présidente de la Société.

Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Musée Pierre-Boucher de Trois-Rivières accueillera une exposition exceptionnelle à plus d'un égard à partir de dimanche et jusqu'au 20 mars alors que ses murs seront ornés de 117 oeuvres de membres de la Société de Pastel de l'Est du Canada.

C'est la première fois en vingt ans d'existence que la Société présente cette exposition annuelle hors des régions de Montréal et de Charlevoix.

Cinquante-deux artistes participent à Pastel toujours dont sept maîtres pastellistes: Marie-Hélène Auclair, Horace Champagne, Juan Cristobal, William Truman Hosner, Denis Jacques, Danielle Richard et Claude Texier.

On peut voir cette exposition comme une invitation à la découverte d'un médium méconnu. C'est d'ailleurs là une des missions de la Société de Pastel de l'Est du Canada à laquelle le Musée Pierre-Boucher adhère puisqu'on offrira un nombre exceptionnel d'activités publiques en parallèle de l'exposition.

«À cause de la nature particulière de l'exposition, nous avons voulu présenter plusieurs activités permettant la découverte du pastel, d'indiquer Serge Désaulniers, responsable des communications au Musée Pierre-Boucher. Il y en a plus que pour n'importe quelle autre exposition présentée jusqu'à maintenant en nos murs. C'est vrai que c'est une des plus grosses expositions que nous ayons accueillie. C'est une belle occasion de découverte pour le public parce que ce n'est pas un médium qu'on retrouve souvent en musées ou en galeries.»

«De notre côté, c'est la première fois qu'on offre une exposition de pastels exclusivement et c'est aussi la première fois qu'on présente l'exposition d'un regroupement d'artistes. En plus, on a sept maîtres pastellistes représentés alors, l'événement est prestigieux et nous apporte une belle visibilité.»

Pour la Société de Pastel de l'Est du Canada, la visibilité est également importante. «C'est la directrice du musée qui nous a invités ici et quand je suis venue visiter, j'ai beaucoup aimé l'endroit: c'est beau, c'est spacieux, indiquait jeudi Michèle Bujold, présidente de l'organisme qui compte près de 250 membres. Trois-Rivières nous apparaissait comme un endroit idéal parce qu'à mi-chemin entre Montréal et Québec, c'est à proximité pour la majorité de nos membres. C'est par ailleurs une belle occasion de toucher un nouveau public. Comme le but de notre organisation est de promouvoir le pastel sec, un médium très particulier, le contact avec un nouveau public est toujours très intéressant.»

Par le nombre élevé d'oeuvres qu'elle compte, l'exposition couvre un large spectre de styles et d'influences qui donne une bonne idée des possibilités de cette technique. «Cette variété rend l'exposition particulièrement intéressante, estime le maître pastelliste Denis Jacques. Alors qu'on vit dans un monde très virtuel où on est de plus en plus rarement en présence des oeuvres originales, le pastel est à l'opposé: un médium pur où on est en contact direct avec le pigment même. Le spectateur peut apprécier le velouté de la matière, les textures et les différentes manières de l'explorer. Certains artistes travaillent en touches décomposées, d'autres en composés. C'est un médium très plastique qui permet la manipulation des couleurs par des mélanges réalisés sur le papier même.»

«On n'a guère la chance d'en voir parce que ce sont des oeuvres excessivement délicates et fragiles au toucher. Elles exigent des précautions particulières pour le transport et il faut impérativement que l'oeuvre soit encadrée sous verre, ce qui implique des précautions pour son transport.»

Une des forces du médium est que le pigment est utilisé dans sa forme la plus pure, il n'est altéré par aucune réaction chimique de sorte que les couleurs conservent leur richesse à travers le temps. «C'est même mieux que la peinture à l'huile comme garantie de pérennité, illustre le maître pastelliste. Ici, au musée, on a des pastels de Rodolphe Duguay qui datent de plusieurs décennies et qui sont en parfait état de conservation. Ça ne se ternit pas.»

Une première activité de démonstration sera offerte gratuitement au public ce 24 janvier à 13 h 30 au Musée Pierre-Boucher, tout juste avant le vernissage de l'exposition. Les 5 et 6 février, 10 h, on présentera des ateliers alors que le 12 mars, en matinée comme en après-midi, on invitera le public à démystifier le pastel.

Pendant toute la durée de l'exposition, on pourra aussi assister à l'exposition Les saisons du coeur consacrée à Rodolphe Duguay dans la salle Gaston-Petit du séminaire.

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