David Goudreault en lice pour deux prix

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L'auteur David Goudreault

La Tribune, Maxime Picard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'écrivain et slammeur d'origine trifluvienne David Goudreault est en nomination pour deux prix littéraires importants avec son tout premier roman intitulé La bête à sa mère. Il est de la présélection du Prix France-Québec et finaliste du Grand Prix littéraire Archambault.

Dans le cas du premier, une liste de sept candidats vient d'être dévoilée et les trois finalistes seront connus au mois de mars. Pour ce qui est du gagnant, il sera couronné en octobre prochain et on lui remettra alors une bourse de 5000 euros. Le Grand Prix littéraire Archambault s'adresse aux auteurs d'un premier roman et il s'accompagne d'une bourse de 10 000 $ en plus d'un autre montant de 10 000 $ octroyé pour faire de la promotion.

Le romancier se dit évidemment très heureux de ces nominations. «Franchement, je n'en espérais pas tant. Au Québec, on dit souvent qu'on peut soit obtenir un succès critique, soit un succès de vente or, j'ai été choyé dans les deux cas. Le livre en est à sa 7e réédition et je suis en nomination pour deux prix.»

S'il se refuse à avouer une préférence pour l'un ou l'autre des deux honneurs, il avoue que le Grand Prix Archambault venant avec un montant consacré à de la promotion serait particulièrement bienvenu compte tenu de la sortie de son second roman, La bête et sa cage, en avril prochain.

«Je préfère quand même rêver fort et rêver des deux prix, rigole-t-il. Cela dit, le Prix France-Québec m'aiderait à me mettre en marché en France, ce que j'estimais inaccessible au départ. Les deux prix représentent donc des enjeux très importants mais très différents l'un de l'autre. De toute façon, je n'ai pas de contrôle: ce qui doit arriver arrivera.»

L'écrivain a été très surpris par ce succès combiné des ventes et de la critique.

«Le roman a été écrit sans intention. Comme c'est un roman assez dur, je pensais au contraire que ça me fermerait des portes auprès du public. Je crois poser sur mon personnage principal un regard un peu cru de travailleur social ce qui ne me laissait pas croire que ça puisse plaire au grand public.»

David Goudreault se consacre présentement au travail de finition du second roman.

«Je suis extrêmement minutieux et je peaufine énormément les moindres détails. En poésie, on a moins de justifications à faire: on choisit d'écrire telle ou telle chose parce que c'est comme ça qu'on le voit. Dans un roman, tout est susceptible d'être remis en question par mon comité de lecture alors, je dois être en mesure de tout justifier. À partir du moment où le premier jet a été couché sur papier, je calcule que j'ai réécrit mon premier roman sept fois.»

Désormais romancier acclamé, il demeure un poète et travaille aussi sur un nouveau recueil de poésie qui paraîtra plus tard en 2016 aux Écrits des Forges.

«Je ne me considère pas comme un romancier ou un poète mais comme un écrivain, ce que je vois comme une façon particulière d'appréhender le monde.»

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