Une nouvelle saison et plus de folie

Simon-Olivier Fecteau, à gauche, et Sugar Sammy prétendent... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Simon-Olivier Fecteau, à gauche, et Sugar Sammy prétendent que la troisième saison de leur série humoristique Ces gars-là est la meilleure. La série débutera lundi soir, 20 h 00, à V.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec des cotes d'écoute qui ont tourné autour de 611 000 spectateurs en moyenne, la série humoristique Ces gars-là est devenue une locomotive pour la chaîne V. Elle entreprend sa troisième saison ce lundi, 20 h 00, et les deux têtes d'affiche, Simon-Olivier Fecteau et Sugar Sammy sont venus présenter de nouveaux épisodes à un public de fans mercredi dernier, au cinéma Fleur de Lys.

Premier constat: après deux saisons complètes, après avoir exploré plusieurs avenues parfois farfelues, les créateurs de la série n'ont jamais connu le syndrome de la page blanche. «La troisième saison a été la plus facile à écrire, en fait, constate le réalisateur et scénariste en chef Simon-Olivier Fecteau. On connaît mieux notre show, on s'amuse plus et je pense très sincèrement que la troisième est notre meilleure saison.»

«Dans les premières années, on devait toujours s'assurer que nos scénarios étaient cohérents, et qu'il était légitime que nos personnages fassent telle ou telle chose. Désormais, tout ça est clair dans nos têtes, on peut juste laisser aller notre imagination. Je dirais qu'il y a plus de folie dans cette saison. Il y a même un épisode où on devient policiers de quartier. C'est le genre de fantaisie qu'on ne se serait pas permis avant. Aussi, on aborde aussi des sujets délicats comme dans le premier épisode alors qu'il est question de personnes handicapées, un thème pas évident. On va également avoir un épisode qui est un hommage au référendum de 1995 avec Sam qui se retrouve dans un développement de condominiums dont une des phases dedéveloppement veut devenir souveraine parce qu'elle a sa propre culture et qu'elle ne veut pas être soumise aux décisions prises par l'ensemble de l'association des propriétaires.»

Le succès vient avec des contraintes que le public ne soupçonne pas toujours. Ainsi, V et les producteurs de Ces gars-là ont voulu tabler sur le succès et poussé les créateurs à écrire une saison complète de dix épisodes en seulement quatre mois. «Des auteurs sont venus s'ajouter à l'équipe, explique Fecteau. C'est grâce à eux qu'on a pu rendre les textes dans les délais qu'on avait. En plus, on s'est aperçu qu'ils offraient un regard extérieur qui était très utile. Chaque auteur arrive avec son écriture et son humour personnel, ce qui donne un peu de ressort à l'écriture.»

«En plus, les nouveaux auteurs sont arrivés avec leur perception de notre humour, de rajouter Sugar Sammy, et ça donne un second degré vraiment intéressant. En plus, ils arrivent avec des idées auxquelles on n'aurait jamais pensé.»

Simon-Olivier Fecteau a mis ses autres projets sur la glace pour se consacrer à Ces gars-là dont il est l'âme puisqu'il la réalise, l'écrit, en assure la script-édition et en interprète le personnage principal. «C'est mon travail onze mois par année, calcule-t-il. Je suis comme le project manager parce que je supervise tous les aspects de la production. Ça ne me laisse qu'un mois par année pour regarder d'autres projets. Ma carrière est centrée là-dessus mais j'y fais tellement de choses que c'est une expérience excessivement enrichissante.»

Sans rien savoir de l'accueil qui sera fait à la nouvelle saison, les deux créateurs sont assez confiants puisqu'ils avouent avoir commencé à écrire des idées pour une éventuelle quatrième saison. «On a mis des idées sur papier et des squelettes pour un certain nombre d'épisodes, dit Sugar Sammy. On y va au fur et à mesure de sorte que dès le moment où on aura le feu vert pour une quatrième saison, on sera en mesure d'accélérer le processus. Ce qui est certain, c'est qu'il y a encore énormément de matière pour d'autres saisons.

«Certaines très grosses séries humoristiques américaines comme Friends ou Seinfeld ont vraiment pris leur rythme à leur quatrième année, dit Fecteau. Je ne veux évidemment pas me comparer à elles ni pour la qualité ni pour l'ampleur mais ça montre qu'il faut parfois du temps pour bien établir des choses mais que quand c'est fait, il y a énormément de jus pour continuer longtemps.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer