Les Productions de la 42e Rue poussent les limites

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Comme en fait foi cette photo prise en répétition, les Productions de la 42e Rue vont faire appel à la polyvalence de leurs interprètes pour présenter Coin Broadway et 42e Rue dans laquelle on offrira des extraits de différentes comédies musicales. Le spectacle sera présenté les 15, 16 et 17 janvier à la Maison de la culture de Trois-Rivières.

Sylvain Mayer

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La troupe des Productions de la 42e Rue est en constante évolution grâce au succès qu'elle connaît auprès du public trifluvien depuis sa création.

Pour la première fois avec Coin Broadway et 42e Rue, elle présentera à trois reprises un spectacle constitué d'extraits puisés à différentes comédies musicales, les 15, 16 et 17 janvier prochains à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture.

On parle ici d'un collage d'une vingtaine de pièces tirées d'autant de comédies musicales différentes et pas forcément parmi les plus familières pour le grand public.

Bien sûr, Miss Saigon, Hairspray ou Annie sont bien connus des amateurs mais les Productions de la 42e Rue ont aussi choisi des extraits dans d'autres productions comme Company, Legally Blonde ou Book of Mormon. C'est là le fait d'une volonté bien définie du metteur en scène William Lévesque et de la direction de la troupe. 

«À l'origine de la création des Productions de la 42e Rue, on voulait amener au public de Trois-Rivières la comédie musicale de Broadway que les gens d'ici n'ont pas forcément l'occasion de voir en direct sur scène, explique William Lévesque. L'idée n'était pas de n'offrir au public que les grands succès qu'il connaît déjà mais aussi de lui permettre de faire des découvertes et c'est ce qu'on fait avec cette production.»

Ce qui ne veut pas dire qu'il s'agisse de pièces inconnues et obscures mais plutôt de pièces moins connues mais tout aussi intéressantes. Par ailleurs, avec l'expertise développée au fil des dernières années, le metteur en scène peut se permettre de donner une touche unique et personnelle à certains extraits. Déjà, la formule même du spectacle a exigé des créateurs la composition de liens pour présenter et mettre en contexte les différents extraits. 

William Lévesque a envie de pousser la troupe, de faire reculer ses limites d'une production à l'autre. «On aime pousser la machine, on veut aller plus loin. Pour nous, le plaisir, c'est de voir ce qu'on peut faire à l'intérieur des limites qui sont les nôtres quant au temps que nous sommes tous en mesure de consacrer à la préparation. Ce spectacle n'a pratiquement rien à voir avec le premier que nous avons présenté à nos débuts.

On a évolué, on se connaît bien et on sait qu'on a du talent à tous les niveaux. Par exemple, on a un numéro tiré de Company que je n'aurais pas osé aborder dans nos premières productions où nos trois interprètes vont jouer du saxophone en plus de chanter. C'était un énorme défi et quand les filles nous l'ont présenté en répétition, c'était vraiment excellent. Dans un autre numéro, on demande à des comédiens de faire des claquettes. Je sais qu'on peut se permettre ce genre de défis parce que je connais le talent qu'on a sous la main.»

En plus des musiciens, treize interprètes seront réunis pour présenter la vingtaine de numéros qu'ils offriront chacun avec costumes, chorégraphies, mises en scène appropriées et un décor plus neutre pouvant convenir à tous. 

«On ne retrouve pratiquement pas de ballades dans le spectacle qui est marqué par un rythme soutenu et beaucoup de numéros de groupe ainsi que beaucoup d'humour.»

Le spectacle aura droit à trois représentations parce que les responsables estiment que la demande le justifie. «Nous ne nous sommes jamais trompés dans le passé. On n'a jamais eu à faire marche arrière dans l'ampleur de nos productions parce que le succès a été en hausse constante.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on peut se permettre d'aller plus loin dans la mise en scène, parce qu'on a plus de moyens. Les gens commencent à nous connaître et ils savent que même si on présente des numéros qu'ils ne connaissent pas, ça va être bon.»

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