Leboeuf-Deschamps fera revivre Offenbach

La complicité entre Martin Deschamps, (à gauche) et... (Stéphane Lessard)

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La complicité entre Martin Deschamps, (à gauche) et Breen Leboeuf est palpable, preuve peut-être que la musique d'Offenbach crée des ponts entre les générations.

Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Breen Leboeuf et Martin Deschamps ont beau cumuler plusieurs décennies d'expérience de scène derrière eux, quand ils parlent de leur projet commun Leboeuf-Deschamps, leurs yeux s'allument encore.

Ça ne tient pas qu'au plaisir de faire de la musique ensemble mais à la musique qu'ils font: du bon vieux rock and roll classique qu'ils partageront avec le public trifluvien le 30 janvier prochain à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.

Plus que le rock and roll, ce qui attire le public, ce sont les reprises de grands succès d'Offenbach, un groupe mythique s'il en est un. «Ce qui est extraordinaire avec Offenbach, dit Martin Deschamps, c'est que c'est quelque chose de collectif. Ça appartient au peuple québécois et c'est grâce au peuple que ça continue à vivre.

Et à bien vivre, aurait-il pu ajouter. Le groupe de cinq musiciens qui forment le projet Leboeuf-Deschamps a offert une trentaine de représentations de leur spectacle en 2014, une quarantaine en 2015 et au rythme où vont les engagements à l'heure actuelle, ils en offriront encore davantage en 2016. Dans un contexte où il est de plus en plus difficile de vendre des billets de spectacles, le succès est remarquable.

«C'est un genre de spectacle de plus en plus rare, explique Deschamps. Du bon vieux rock and roll, il n'y a plus beaucoup de musiciens qui font ça. Nous autres, on a un plaisir profond à le faire et c'est une musique qu'on a dans les tripes. On n'a pas d'autres prétentions que de faire en sorte que les gens sortent de la salle avec le sourire en se disant que ça a brassé!»

La recette de ce spectacle: un tiers de chansons d'Offenbach et deux tiers de chansons tirées du répertoire solo de Deschamps et Breen Leboeuf, de chansons originales tirées de leur album Leboeuf-Deschamps et, au choix du chef, une ou deux reprises de classiques du rock.

«C'est loin d'être seulement du remâché, dit Breen Leboeuf. On a rafraîchi nos chansons et celles d'Offenbach sans leur enlever leurs qualités profondes. Je n'aurais pas été intéressé à imiter ce qu'on faisait dans le temps. Nous avons trois générations représentées dans le groupe et la musique est interprétée avec cet esprit de continuité. Ce sont des chansons qui ont transcendé leur époque qu'on reprend avec notre personnalité. De toute façon, les chansons qu'on a gardées, ce sont celles qui ont le mieux traversé le temps.»

Leboeuf se dit incapable de comparer les voix de Gerry Boulet et de Martin Deschamps. «Tout le monde remarque les similarités mais moi, je connaissais tellement bien la voix de Gerry que je remarque seulement les différences entre les deux. Déjà, au départ, ce sont deux gars et deux talents très différents mais aussi, ils n'ont pas le même timbre de voix.»

Reste que leurs salles se remplissent de gens qui aiment retrouver une musique qui a marqué leur vie. «C'est souvent la musique de leur jeunesse et ça ne les a jamais quittés. Ça montre le pouvoir de la musique.»

Si l'aîné de Leboeuf-Deschamps a un souvenir de première main d'Offenbach, le groupe compte sur un guitariste de 25 ans qui n'était pas né quand Offenbach s'est dissout. Or, Ricky Paquette est devenu une armature essentielle de la musique du groupe.

«Ricky est un guitariste fantastique, un virtuose, estime Martin Deschamps. Il apporte de la fraîcheur à notre musique. Quand Breen chante en solo, moi, je me mets dans l'ombre mais quand Ricky entreprend un solo, Breen et moi, on disparaît: on lui laisse toute la place. C'est comme une vieille âme de rock'n'roll ce gars là.»

Si la formule sied parfaitement aux grands spectacles extérieurs des festivals d'été, une petite salle comme celle de la Maison de la culture s'y prête très bien aussi par le contact que les musiciens arrivent à créer avec le public. 

«On parle plus avec les gens, dit le chanteur. On garde notre mise en scène mais on assure un contact plus étroit et c'est vraiment trippant. C'est simple, mais très efficace.»

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