Nouvelle vie pour le Maquisart

Voici trois des quatre entrepreneurs derrière le projet... (Stéphane Lessard)

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Voici trois des quatre entrepreneurs derrière le projet du Cabaret Satyre: Gabrielle Verreault, directrice de la programmation, Jonathan Bouchard, directeur adjoint et Marie-Lyne Bédard, directrice générale.

Stéphane Lessard

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Éric Langevin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Voilà maintenant près de 10 ans que l'endroit est désert. Pourtant, la salle Le Maquisart a fait les beaux jours de la rue des Forges.

Quatre jeunes entrepreneurs de la région concrétisent actuellement un projet de transformation de cette salle. D'ici quelques semaines, d'importants travaux seront réalisés pour l'ouverture, en mai, du Cabaret Satyre.

Même si les nouveaux occupants de l'endroit vouent un grand respect à ce qu'était Le Maquisart, ils souhaitent tout de même offrir une personnalité propre à leur commerce. «On veut donner l'impression qu'on est au temps de la prohibition, que c'est un petit endroit qui cache une grande scène de cabaret», illustre la directrice générale du Cabaret Satyre, Marie-Lyne Bédard.

Les quatre entrepreneurs viennent de milieux professionnels différents, mais ils sont unis par l'envie de maximiser le potentiel de l'endroit. On relancera la salle de spectacle, mais ajoutera aussi un volet restauration pour offrir des soupers-spectacles les samedis soirs.

Avant d'arriver à ce but, il y a beaucoup de boulot à réaliser. Lors de sa fermeture, la salle nécessitait déjà de lourds investissements. Son abandon pendant près de 10 ans n'a fait qu'accentuer les besoins. Plus de 530 000 $ seront investis dans la rénovation de la salle et l'implantation du concept du Cabaret Satyre. 

«C'est notre plus gros projet. C'est ce qui va faire ou casser notre jeune carrière d'entrepreneur. C'est terrorisant un peu, mais on s'est bien entourés. On a fait nos devoirs et on fonce avec les yeux ouverts», mentionne Jonathan Bouchard, directeur adjoint de l'entreprise.

Le groupe a reçu le soutien d'Innovation et développement économique Trois-Rivières, notamment pour l'orientation vers un concours d'aide entrepreneuriale de l'Association des chambres de commerce et d'industrie du Québec. Concours qu'ils ont d'ailleurs gagné et qui leur permet, entre autres, de bénéficier de l'aide d'un mentor pour le démarrage de  leur projet.

Programmation diversifiée

Depuis la fermeture du Maquisart, le milieu artistique trifluvien a évoqué à plusieurs reprises le besoin d'une salle permettant plus de liberté dans la facture de présentation et qui offre une large place aux artistes de la relève.

Ce sera l'un des jalons de la programmation de la nouvelle salle. «Là où je vais être très libre, ce sont les jeudis et les vendredis. Je vais laisser de la place à la scène émergente de la région et d'ailleurs. On sait que ça manque dans le coin et on veut donner cette occasion», mentionne Gabrielle Verreault, directrice de la programmation.

Les samedis seront consacrés en majorité à la version cabaret de la salle avec des soupers-spectacles à plus grand déploiement.

Enfin, le groupe est ouvert aussi à d'autres formes d'occupation des lieux comme une ligue d'improvisation et les locations corporatives.

Architecte, designer et entrepreneur ont tenu une première rencontre lundi afin de donner une direction aux travaux. Ceux-ci devraient s'amorcer quelque part en février. Le groupe espère présenter un premier spectacle au cours du mois de mai.

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