Manu Factum pourrait cesser ses activités

Marilou Cormier et Sonia Goulet sont respectivement administratrice... (Sylvain Mayer)

Agrandir

Marilou Cormier et Sonia Goulet sont respectivement administratrice et présidente du conseil d'administration de Manu Factum, un regroupement d'artisans qui tient boutique au centre-ville de Nicolet.

Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Nicolet) La galerie-boutique Manu Factum de Nicolet connaît des jours difficiles au point où il se pourrait qu'elle ferme carrément ses portes au terme de son bail actuel qui se terminera le 31 mars.

La galerie-boutique Manu Factum de Nicolet connaît des... (Facebook) - image 1.0

Agrandir

Facebook

À la suite d'une assemblée générale exceptionnelle tenue le 10 janvier dernier, le conseil d'administration de cette coopérative a convenu de ne pas renouveler le bail et s'est mis à la recherche de solutions de relance. Une rencontre publique est même prévue pour le 1er février prochain, à la boutique même, pour discuter de différentes avenues.

Le problème auquel fait face Manu Factum n'est pas strictement commercial. En fait, la boutique a réalisé un chiffre d'affaire intéressant en 2015 en maintenant, à 2000 $ près, des ventes comparables à celles de l'année précédente.

Le principal problème, c'est que la moitié de la quarantaine de membres de Manu Factum comptent quitter l'organisme au cours de l'année 2016. Et comme la boutique fonctionne sur le principe du bénévolat de ses membres, il devient difficile de poursuivre les activités dans ces conditions.

«Au point où nous en sommes, nous voulons explorer les solutions possibles, explique la présidente du conseil d'administration Sonia Goulet. On veut voir comment le milieu va se mobiliser. Est-ce que les gens vont se mobiliser suffisamment et qu'on va trouver les fonds pour renouveler le bail au même endroit? Est-ce qu'on va déménager?

Est-ce qu'on va conserver Manu Factum mais sous une autre forme, en ligne, par exemple? Les possibilités sont multiples mais il faut voir à quel point les gens sont prêts à s'impliquer parce que ce n'est pas qu'une question financière mais aussi d'implication bénévole. Ça concerne les membres mais l'ensemble du milieu, au même titre.»

«Nous estimons que pour avoir les fonds pour poursuivre nos activités, nous devons compter sur 40 membres. Nous fonctionnons sur le principe d'une cotisation de base payée par le membre et sur la perception d'un pourcentage des ventes. Au-delà de l'aspect financier, l'implication des membres est essentielle puisque nous devons notamment assurer des journées de garde à la boutique.»

Cette sévère baisse du nombre de membres tiendrait à une malheureuse combinaison de facteurs convergeant à un moment particulier.

«Nous avons des gens qui quittent simplement pour la retraite ou pour passer à autre chose dans leur vie, des gens qui ont tenu la boutique à bout de bras et qui sont fatigués ou d'autres artisans pour qui Manu Factum ne répond tout simplement plus à leurs besoins.

C'est vrai que nous avons subi des pertes dans nos budgets à cause de subventions qui ont été coupées mais dans l'ensemble, la clientèle est là et les revenus sont toujours là. Nous sommes un organisme sans but lucratif mais nous avons quand même un commerce à faire fonctionner et les tâches demeurent. Nous sommes peut-être huit ou neuf à les réaliser et comme nous avons tous un emploi en plus, ça devient difficile.»

Dans le contexte, non seulement le conseil d'administration est-il prêt à regarder toutes les avenues de solutions mais la Ville de Nicolet a manifesté son intérêt à donner un coup de main. Geneviève Duval, chargée de projet en développement culturel à la Ville et à Revitalisation Nicolet, a tendu la main à Manu Factum.

«Du point de vue du développement culturel, à la Ville de Nicolet, nous ne pouvons pas être insensibles au rôle qu'un organisme comme Manu Factum joue. Nous les avons contactés pour proposer de réunir des gens impliqués en développement économique et voir quelles solutions peuvent être amenées.

Ça ne signifie pas nécessairement un investissement financier mais une participation à la recherche de solutions. Nous sommes conscients que cette galerie boutique est un petit bijou reconnu au delà de la région, une belle vitrine pour des artistes et artisans et que ça mérite qu'on regarde ce qui peut être fait pour la sauver.»

Aucun échéancier n'a encore été proposé mais le processus est en marche. Pour ce qui est de la rencontre publique organisée par Manu Factum, elle aura lieu le 1er février à 16 h 30, elle est ouverte à tous et on demande de confirmer sa présence avant le 29 janvier par Internet au marthep@tlb.sympatico.ca.

Partager

À lire aussi

  • La population répond à l'appel de Manu Factum

    Arts

    La population répond à l'appel de Manu Factum

    La boutique-galerie Manu Factum de Nicolet avait convié le public à un lac-à-l'épaule, lundi, pour tenter de trouver des solutions afin de donner un... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer