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350e anniversaire de Louiseville: «un moment inoubliable»

Parmi la brochette impressionnante d'artistes invités au spectacle... (Olivier Croteau)

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Parmi la brochette impressionnante d'artistes invités au spectacle de clôture des Fêtes du 350e anniversaire de Louiseville, Vincent Vallières a reçu sa bonne part d'applaudissements.

Olivier Croteau

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(Louiseville) Les citoyens de Louiseville attendaient ce spectacle. À constater l'ambiance électrique qui régnait à l'école secondaire l'Escale samedi soir, la patience en valait la chandelle. Événement de clôture des Fêtes du 350e anniversaire de la fondation de la ville, plus de 1200 personnes ont applaudi cet événement réalisé sous la baguette du metteur en scène Jean-François Blais, assisté de Julie Boisvert.

La présidente du comité des Fêtes du 350e, Doris Scott, ne tarissait pas d'éloges non seulement pour les fêtes en général, mais pour le spectacle de samedi en particulier. «Un moment inoubliable», lance-t-elle d'emblée. Et de fait, les spectateurs ont pu assister à une réussite non seulement populaire, mais également logistique, artistique et historique. 

D'abord, un succès populaire. À l'annonce de l'événement, 750 billets ont été lancés sur le marché, autant de places qui ont trouvé preneurs comme des petits pains chauds. Moins de quarante-huit heures plus tard, les 300 sièges de l'auditorium Roger-Matteau et les 300 chaises placées dans la salle d'accueil de l'école s'envolaient. Si bien qu'une deuxième représentation a été ajoutée à l'horaire. Samedi, une première série de prestations a ainsi été présentée à 18 h, une seconde à 20 h 30. Pour faire patienter au parterre du deuxième spectacle, des tours de chant étaient prévus dans les gymnases de l'Escale dès 19 h. «On est du monde comme tout le monde, et pour nous c'était important que notre spectacle soit accessible au plus grand nombre, que ce soit un spectacle populaire», mentionne Mme Scott.

Au plus fort de la soirée, plus de 1200 personnes ont envahi simultanément la petite école secondaire, lançant un défi logistique à l'organisation.

Avec deux scènes principales, des écrans géants postés un peu partout, des artistes qui, tour à tour, passaient d'une scène à l'autre, le spectacle de clôture aura demandé un synchronisme sans faille aux nombreux bénévoles qui ont mis en oeuvre cette mise en scène éclatée non exempt de lumières, de stroboscopes et d'effets multimédias. Un travail de chef d'orchestre, en somme, qui aurait quémandé plusieurs baguettes tant les coups de théâtres et les surprises étaient nombreux. Cela sans compter l'accueil des artistes, leur matériel, ainsi que la gestion des stationnements comme autant de fourmis dans une fourmilière.

Au niveau artistique, le menu de ce tableau musical ressemblait davantage à une carte des grands vins. Avec Vincent Vallières, Laurence Jalbert, Maxime Landry, Ingrid Saint-Pierre, Marie-Élaine Thibert, Johanne Blouin, Marc Déry, ainsi qu'une brochette de musiciens régionaux triés sur le volet, ce spectacle, animé par Pénélope McQuade, aura vraisemblablement attiré plus d'artistes au pouce carré que jamais dans l'histoire de Louiseville. Les Louisevillois pourront ainsi sans gêne qualifier la soirée de samedi soir de réussite artistique.

Enfin, le passé étant omniprésent dans cette cérémonie, Doris Scott salut la nature historique de l'événement. «On voulait offrir aux gens une sorte de rétrospective de l'histoire de la ville», note la présidente.

Lors de cette représentation découpée en dix tableaux racontant chacun une parcelle de l'évolution de la ville, les spectateurs ont pu se remémorer les moments marquants qui ont jalonné Louiseville. Les deux rivières, le sarrasin, le cinéma, les grands disparus et les non moins grands Louisevillois toujours vivants étaient, entre autres, à l'honneur. Les descendants de ces derniers sont venus présenter au micro l'apport incontournable de leurs parents, autant d'industriels, d'ex-maires, d'ex-députés, de médecins, d'artistes, de gens de lettres, de propriétaires et de sportifs. Un moment qui aura tiré une larme à la présidente du comité organisateur. «En coulisses, il y avait des yeux qui roulaient dans l'eau», renchérit Pénélope McQuade.

En somme, résume Doris Scott, les Fêtes du 350e de Louiseville se seront terminées sur une note positive où, espère la présidente, la fierté aura été le fil d'Ariane de la cinquantaine d'activités qui dynamisent la ville depuis un an. «Ce qu'on espérait, c'est que les gens développent une fierté d'être à Louiseville, d'être résident d'ici. On entend souvent dire qu'il ne se passe jamais rien à Louiseville. Maintenant, que j'en entende pas un dire ça», conclut Mme Scott avec un grand rire.

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