Se faire un nom grâce au public

Le Trifluvien Florent Sivell est à la recherche... (Courtoisie)

Agrandir

Le Trifluvien Florent Sivell est à la recherche de sociofinancement pour lancer un album de dix titres au printemps.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le sociofinancement est devenu pratique courante dans le monde de la culture pour permettre à des artistes, pas toujours émergents d'ailleurs, de réaliser et diffuser leurs oeuvres. C'est cette voie que l'auteur, compositeur trifluvien Florent Sivell a décidé d'emprunter pour la réalisation de son premier album solo et d'un vidéoclip pour l'accompagner.

Le musicien de 40 ans a pourtant une bonne feuille de route. On l'a entendu au FestiVoix, il a participé aux Festivals de Petite Vallée et de Granby. Au sein de groupes comme Sivell and the Bad Habits ou Sivell, par la suite, il a enregistré des albums, peaufiné sa musique. Aujourd'hui, c'est l'aventure en solo.

«Ça fait quelques années que je polis ma musique, que je travaille mon son, cherchant l'équilibre entre le son acoustique et l'électrique. Je l'ai trouvé et je veux me donner une qualité d'enregistrement optimale pour offrir un produit de haut niveau à présenter à des diffuseurs. J'ai assez exploré le milieu pour savoir qu'il faut être entouré de professionnels pour bien gérer sa carrière et pour les intéresser, il faut se démarquer avec un produit de qualité.»

Florent Sivell s'est associé à Francis Perron, du Studio Radicart, pour optimiser la qualité d'enregistrement de sa musique inspirée par le country rock et un folk qui peut même trahir des influences bluegrass.

«On a réalisé deux enregistrements qui se retrouvent sur mon site Internet (www.florentsivell.com) et j'aime beaucoup le côté épuré qu'on a trouvé. Je trouve que c'est ce que j'ai fait de meilleur jusqu'ici et je voudrais avoir un album avec dix titres. Avec une qualité sonore qui ferait que les chansons puissent tourner immédiatement à la radio. C'est ce que les gens de l'industrie recherchent.»

Pour ce faire, il espère amasser 8000 $ par la campagne de sociofinancement entreprise sur le site spécialisé Indiegogo. En 15 jours, il a obtenu 1346 $ offerts par des amis mais également des inconnus qui ont entendu ses chansons sur son propre site ou celui d'Indiegogo (www.indiegogo.com/projects/florent-sivell-premier-album-et-videoclip#).

«Je suis très content du résultat de la campagne jusqu'à maintenant. Je suis confiant. J'ai fixé un objectif de 8000 $ mais je pourrais me débrouiller avec moins. Ce qui est certain, c'est que malgré ce que plusieurs pensent, c'est énormément de travail une campagne de financement comme celle-là. Heureusement, comme je suis Français d'origine, j'ai des contacts là-bas autant qu'ici alors c'est un marché que je peux aussi explorer. J'ai envoyé plus de 1000 courriels jusqu'ici et c'est certain que sans les réseaux sociaux, je ne pourrais pas y arriver.»

«Les subventions sont devenues très difficiles à obtenir, les compagnies de disques hésitent beaucoup à investir dans un marché du disque qui s'est effondré alors, il faut trouver des alternatives. Dans le passé, j'ai fait la gestion de groupes dans lesquels je jouais et je sais que juste pour programmer des spectacles, c'est important de travailler avec des professionnels.»

Si jamais il ne pouvait recueillir l'argent espéré pour réaliser son album de dix chansons, il est prêt à considérer un mini album avec seulement 5 titre dont il assurerait lui-même les coûts de reproduction. «Ce serait dommage de couper parce que l'album se tient bien à dix chansons. Les styles sont variés mais l'ensemble me représente bien.» 

Dans le meilleur des cas, on pense à une sortie au printemps.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer