Quand la Bolduc fraye avec les Sex Pistols

Le groupe punk-trad Carotté, composé de Simon Lavallée,... (Claudie Tremblay et Mimi Traillette)

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Le groupe punk-trad Carotté, composé de Simon Lavallée, Eric Roberge, Max Doré, Étienne Bourré-Denis, Manuel Lavallée, Médé Langlois, sera au Nord-Ouest Café ce jeudi 10 décembre.

Claudie Tremblay et Mimi Traillette

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le nom de l'album du groupe Carotté, Punklore et trashdition, est évocateur de la formule mise de l'avant par la formation du comté de Portneuf. «C'est comme si la Bolduc allait veiller avec les Sex Pistols», image le guitariste Médé Langlois, aussi agriculteur maraîcher et producteur laitier de la 11e génération de Langlois à occuper la terre familiale de Neuville.

À l'adolescence, Médé fredonnait autant des reels que du punk. «Ma famille est ici depuis 1667. Il y avait toujours de la musique chez nous», se souvient l'agriculteur en faisant référence à la transmission du folklore dans son milieu familial, de génération en génération. Connaissant les membres de la formation trad Les Quêteux, de Saint-Ubalde, Médé a proposé la création d'un projet alliant le folklore et le punk.

«J'ai eu l'idée de réunir trois punks et trois traditionnels... Et ça a marché! Ça a tout de suite été facile», raconte-t-il en parlant du collectif Carotté, qui réunit le chanteur Éric Roberge, le batteur Gérald Doré et Médé Langlois (la moitié d'origine punk) ainsi que les trois membres des Quêteux, soit le violoniste Étienne Bourré-Denis, le bassiste Simon Lavallée et son frère Manuel, qui joue du banjo, de l'harmonica et de la guitare acoustique.

Comme l'explique Étienne Bourré-Denis, les six comparses ont mêlé leurs influences en teintant le répertoire traditionnel de couleurs punk. «On a pris des chansons à répondre et on a mis du punk dessus. Ça prend souvent la forme de chansons à répondre», décrit-il. Carotté a fait paraître un premier album cette année, combinant des compositions à des versions punk-rock de pièces du répertoire traditionnel. Le groupe a entre autres joué au Festival d'été de Québec et aux Francofolies de Montréal. L'album était en nomination au GAMIQ, le gala alternatif de la musique indépendante du Québec dans la catégorie «Album heavy de l'année».

«Je vois des liens entre le punk et le traditionnel. Le punk était en marge de la société, mais le traditionnel aussi a été en marge dans son temps. Ce n'était pas bien vu d'aller jouer de la musique et danser au village... avec de l'alcool en plus! Les curés - la police du temps -, n'aimaient pas ça!», fait remarquer Médé Langlois que l'on voit régulièrement, l'été, ravitailler le comptoir de fruits et légumes de la ferme qui porte maintenant son nom.

Le groupe sera au Nord-Ouest Café de Trois-Rivières ce jeudi 10 décembre, dans une série de huit spectacles ce mois-ci. «Notre spectacle, c'est un gros party de cuisine. Les gens peuvent s'attendre à swinger en faisant du slam», décrit Médé, ce à quoi Étienne renchérit: «Les gens pourront chanter aussi. C'est participatif!»

Un troisième vidéoclip a été lancé cette semaine, et parmi les engagements à venir, on peut mentionner la première partie d'une tournée de spectacles du groupe Bodh'aktan au Québec et au Nouveau-Brunswick au début de 2016.

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