TGP: le Bourgeois gentilhomme de retour

Le Théâtre des Gens de la place propose... (François Gervais)

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Le Théâtre des Gens de la place propose de visiter Le Bourgeois gentilhomme le temps de sept représentations qui débuteront jeudi à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture de Trois-Rivières. De gauche à droite, Gabriel Godbout, Alexandrine Piché-Cyr, Martin Francoeur, Samuel Fortin et Sarah Juneau.

François Gervais

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En 25 ans de théâtre, le metteur en scène Stéphane Bélanger a visité souvent le répertoire de Shakespeare, mais n'avait encore jamais baigné dans l'univers de Molière.

Ce premier rendez-vous se fera dès jeudi par le biais de la pièce Le Bourgeois gentilhomme, comédie avec laquelle il s'est entouré d'acteurs parmi les plus expérimentés du théâtre trifluvien, dont quatre d'entre eux ont d'ailleurs déjà été au service de ce classique.

Martin Francoeur, François Laneuville, Patrick Lacombe et Jean-François Pinard étaient effectivement tous de la distribution de la comédie Le Bourgeois gentilhomme, telle que mise en scène par Marc-André Dowd pour le compte de la Jeune Compagnie théâtrale en novembre 1992, tout juste un an avant que le troupe devienne le TGP.

Dès jeudi, pour sept représentations, ils reprennent donc le collier sur la scène de la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture. Outre Martin Francoeur, qui campera le rôle-titre, les trois autres se glisseront dans la peau de maîtres, ceux qui tenteront d'enseigner la danse, les armes, la musique et la philosophie à ce bourgeois Monsieur Jourdain qui, lui, rêve pour sa part d'adopter le style de vie et les manières des nobles. Dans ses efforts, il deviendra toutefois plutôt objet de risée.   

Au départ, c'est la metteure en scène Éveline Charland qui avait décidé de reprendre ce classique cette année, mais un horaire chargé l'a contrainte à refiler la balle à Stéphane Bélanger, qui aurait pu changer de pièce, mais qui a décidé de poursuivre dans cette voie pour deux raisons, dit-il. «J'avais la chance de travailler un Molière, et j'avais la chance de travailler avec Martin Francoeur», observe-t-il, ajoutant que le résultat est au-delà de ses attentes. «Je le savais bon, mais pas à ce point là...»

Stéphane Bélanger avoue tout de même avoir eu besoin d'un temps d'adaptation pour jongler avec ce texte d'une densité qui l'a étonné. «Le travail a été un peu plus dur que ce que je pensais. Moi qui suis un grand fan de Shakespeare, il y a énormément d'air dans ses textes alors qu'avec Molière, le texte est tissé tellement serré que pour parvenir à couper, il faut le faire à l'intérieur des répliques...»

Le texte est toutefois un superbe terrain de jeu pour les comédiens, et c'est sur eux d'abord et avant tout que le metteur en scène veut placer toute la lumière pour cette production. «Mon envie, c'est de leur laisser toute la place. D'ailleurs, il y a tellement de talents dans cette distribution que je me sens davantage comme un chef d'orchestre entouré de virtuoses avec qui je crée une harmonie», observe Stéphane Bélanger. «À part la pièce La combine de Colombine, que j'avais montée avec la compagnie Les barbares obliques, c'est l'équipe la plus forte avec laquelle j'ai travaillé», apprécie-t-il.

Outre les quatre comédiens cités plus haut, Martin Bergeron figure aussi au chapitre des doyens. La distribution sera complétée par Gabriel Godbout, Samuel Fortin, Valérie Gagné, Chantale Rivard, Alexandrine Piché-Cyr, Louis-Étienne Villeneuve, Sarah Juneau, Geneviève Lafleur et les danseuses de la compagnie Corpus Rhésus. 

À ce groupe se grefferont par ailleurs deux jeunes recrues, soit Rémi Gervais (10 ans) et Louis-Edgar Laneuville (8 ans), qui feront leur baptême de la scène.   

Les représentations seront données jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 14 h, de même que les 17, 18 et 19 décembre à 20 h. Les billets sont disponibles au coût de 20 $ pour les adultes, et de 17 $ pour les étudiants.

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