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Antoine Corriveau: l'émotion de la création sans compromis

L'auteur, compositeur et interprète Antoine Corriveau sera à... (François Gervais)

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L'auteur, compositeur et interprète Antoine Corriveau sera à la salle de la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan ce jeudi pour un spectacle intimiste branché sur la musique viscérale et inspiré de ce jeune créateur qui a séduit les critiques avec son second album Les Ombres Longues.

François Gervais

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Antoine Corriveau fait partie d'une race assez particulière dans le paysage culturel: un auteur compositeur et interprète au parcours relativement marginal dont l'oeuvre très originale a été encensée presque unanimement par la critique. Ce succès lui a valu de se trouver un distributeur pour son second album, Les Ombres Longues, et lui permet de faire la première partie de spectacles d'artistes bien implantés comme Louis-Jean Cormier. Ce jeudi, à la Maison de la culture Francis-Brisson, c'est son spectacle à lui, intégral et sans compromis, qu'il présentera aux Shawiniganais.

La formule privilégiée, le trio, favorise l'intimité et un partage des émotions dans une communication étroite avec le public. Avec Antoine Corriveau, c'est quasiment obligatoire: sa musique singulière et vibrante vient des tripes et s'adresse à celles de l'interlocuteur. «Au début de la tournée suivant la sortie de l'album, raconte-t-il, on a beaucoup joué en full band à six musiciens mais j'ai quand même monté l'autre formule avec deux musiciens que je connais depuis longtemps et qui me comprennent bien: Ariane Houle au violoncelle et Stéphane Bergeron à la batterie. Ils n'ont pas peur d'expérimenter des choses, de faire de la recherche sur les sonorités, notamment et d'amener les chansons plus loin. Ariane, notamment, utilise plusieurs pédales d'effets avec son violoncelle, ce qui est assez peu orthodoxe. On arrive à conserver l'ampleur et le côté plus viscéral de la musique tout en favorisant la proximité.»

De cette façon, les musiciens arrivent à engendrer un vrai dialogue avec le public. «C'est pour ça qu'on est plus à l'aise dans des salles plus petites et on joue en fonction des caractéristiques de l'endroit. Je n'ai pas vu la salle Francis-Brisson mais à ce qu'on m'en a dit, ça va nous aller très bien. On arrive à vraiment installer une atmosphère spécifique pour chacune des pièces.»

L'album, sorti en mars 2014, a connu une prolongation inespérée de sa vie commerciale grâce, notamment, à l'accueil particulièrement dithyrambique de la critique. «J'ai été chanceux. J'ai eu de bonnes critiques au moment de la sortie mais à la fin de l'année, il s'est retrouvé sur plusieurs listes des meilleurs albums de 2014. Ça a donné un nouvel élan aux ventes et ça a aussi relancé la demande pour les spectacles. Avec le temps, je suis passé des premières parties dans des grosses salles où les gens avaient vaguement entendu parler de moi à des salles, plus petites, où les gens connaissent l'album et sont curieux de voir où je peux amener les chansons en direct.»

Chanceux peut-être, mais ce n'est pas un hasard si Les Ombres Longues a tant séduit avec l'intensité et la puissance de ses textes, la mariage très achevé des mots et des notes, les deux témoignant d'une inspiration originale et troublante.

Près de deux ans après la sortie de cet album, les chansons ont forcément vécu, évolué. «On était assez fidèles à l'album au début de la tournée et depuis, on a pris de plus en plus de liberté. Aujourd'hui, je peux dire que l'essence des chansons est encore là mais on les a amenées ailleurs dans la forme sans jamais faire de compromis. En spectacle, par exemple, on peut jouer avec le vide, les silences, et ça donne plus de pouvoir à l'énergie quand elle se manifeste. Si je dois trouver une référence, je pense à l'album Unplugged in New York de Nirvana. Il y a quelque chose qui me parle là-dedans.»

Le spectacle est prévu pour 20 h et les billets sont disponibles en prévente, au guichet et en ligne via le site de Culture Shawinigan.

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