Émotions pures et sincères

Les gagnants du gala Arts excellence ont posé... (François Gervais)

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Les gagnants du gala Arts excellence ont posé pour la postérité. Regroupés derrière le peintre Marcel Dargis, gagnant du prix Hommage Cogeco, on retrouve: Loïc Beaumont-Tremblay, Marie-Pier Lacroix Couture, représentant Alexandre Dostie, Frédéric Guay, de L'Aventureux, Nathalie Roussseau, directrice générale et Hugo Tremblay président du c.a. de l'OSTR, Denise Groleau, coordonnatrice de la bibliothèque Marielle-Brouillette de Saint-Tite, Jacob Brindamour et Isabelle Clermont.

François Gervais

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est jeudi, dans une formule de 5 à 7 peut-être un peu plus frugale qu'à l'habitude qu'avait lieu la 17e édition du gala Arts Excellence de Culture Mauricie. Cependant, les artistes ont été au centre de l'attention et cet hommage rendu à la culture régionale s'est démarqué par sa sincérité et l'émotion sincère dont il a été empreint.

Fidèle à sa vocation de récompenser l'excellence, le jury a exceptionnellement dû laisser tomber, pour cette année seulement, une catégorie traditionnellement inscrite au programme, celle des arts de la scène. Le phénomène est inexplicable mais le jury n'a reçu que deux candidatures dans ce volet pourtant foisonnant dans la région. 

À l'inverse, les jurés ont senti la nécessité de présenter une mention spéciale tout aussi exceptionnelle à un artiste qui a, de justesse,  échappé le prix dans deux catégories. Il s'agit d'Alexandre Dostie, en nomination pour un recueil de poésie de même que pour son initiative d'organiser l'événement «Les longs week-ends du court».

Sans rien enlever aux autres, évidemment, deux lauréats ont particulièrement retenu l'attention puisqu'ils étaient honorés pour l'ensemble de leur oeuvre. Le prix du CALQ au créateur de l'année dans la région a été remis à Jacob Brindamour, fondateur de la compagnie Les Sages fous. Quant au prix Hommage Cogeco, c'est au peintre Marcel Dargis qu'il a été octroyé.

Le prix du livre de l'année a été donné à Patrick Boulanger pour son recueil de poésie intitulé

Tuer les fantômes publié aux Éditions Les Écrits des Forges.

Le prix de la création en art visuels a été remis à l'artiste trifluvienne Isabelle Clermont pour Entendre le temps: entre mesures et soupirs, l'orée d'un battement projet performatif et installation qui se sont déclinés en deux volets distincts à l'église Notre-Dame-de-la-Présentation puis au Manoir Boucher de Niverville.

Le lauréat de la production en métier d'art de l'année est Loïc Beaumont-Tremblay qui a réalisé pour la Monnaie royale du Canada la toute première pièce de monnaie au monde avec du verre borosilicaté. 

L'initiative vitalité culturelle de l'année 2015 est la pièce de théâtre en rivière La brèche de la grande île montée par L'aventureux sur le site du Baluchon.

Pour ce qui est du prix Initiative culturelle de l'année, le jury a opté pour le concert à grand déploiement intitulé Gloria offert par l'OSTR simultanément à la salle Thompson et à la cathédrale de Trois-Rivières dont l'orgue s'est joint à l'orchestre grâce à une prouesse technologique.

La bibliothèque Marielle-Brouillette de Saint-Tite a, pour sa part, reçu le prix Réseau Biblio CQLM pour sa riche programmation culturelle.

Le lauréat du prix du CALQ avait plus d'une raison de célébrer jeudi soir. Non seulement le marionnettiste Jacob Brindamour récoltait un prix prestigieux assorti d'une bourse de 5000 $, mais trois jours plus tôt, sa conjointe avait donné naissance à des jumeaux. «Nous nous sommes établis à Trois-Rivières il y a à peu près 15 ans et on se demande souvent si on a complètement pris racine ici. On a acheté une maison qui nous a donné des racines de béton et en 2011, on a eu un premier Trifluvien, donc, des racines de chair. Là, on vient d'en faire deux autres qui sont complètement d'ici. Ça me touche donc particulièrement que ma région d'adoption me remette ce soir un prix comme celui-là.»

«Au delà d'être très ému par cet hommage, je suis heureux qu'on célèbre l'art de la marionnette en 2015 parce qu'à mes yeux, c'est un peu l'antithèse du virtuel qui est si présent. Or, la marionnette prend de plus en plus de place dans les arts de la scène et elle connaît une recrudescence de popularité ici comme un peu partout dans le monde. Cet art très ancien répond donc à des préoccupations du XXIe siècle.»

On était également dans des préoccupations temporelles avec Marcel Dargis. Le peintre de 87 ans a touché le public en acceptant son prix en disant qu'il espère laisser un héritage dont se souviendront les jeunes d'aujourd'hui: celui de ses souvenirs d'une jeunesse heureuse. «Moi, je fais de la peinture, mais je suis un raconteur: je raconte mon enfance. On a parlé des années 30, 40 et 50 au Québec comme d'une période de grande noirceur. Moi, je n'ai vu que du soleil.»

«J'ai connu une très grosse année en terme de récompenses et à mon âge c'est dur pour les émotions. Ce prix est le couronnement de ma carrière.»

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