Jesse Cook: sans frontière temporelle

Jesse Cook sera de passage à la salle... (La Presse)

Agrandir

Jesse Cook sera de passage à la salle Thompson le 19 novembre.

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Avec ses compositions, le guitariste Jesse Cook désire toujours emmener ceux qui l'écoutent vers une nouvelle destination. «Quand je commence un album, je veux aller ailleurs. Là où je ne suis jamais allé. Dans le processus de création, il ne faut pas se fier à ses vieux trucs. J'aime apprendre, jouer avec la nouveauté», lance d'emblée celui qui se sert de la musique classique, du flamenco et du jazz pour voyager.

Une nouveauté sur son dernier album, One World, est l'utilisation de boucles, des sons électroniques découverts par hasard grâce à son fils, âgé alors de 7 ans. «Il a pesé sur un bouton et j'ai entendu les sons. J'aime le fait de jouer avec les boucles électroniques, un son très moderne, et les mélanger avec le duduk d'Arménie, un instrument vieux de 3000 ans. C'est intéressant de voir que les deux se marient bien. Ça confirme que la musique est intemporelle», explique au bout du fil le musicien anglophone, qui insiste pour faire l'entrevue en français. Une langue dans laquelle il s'exprime aisément même s'il nie être bilingue.

En spectacle (il fera escale à la salle Thompson le 19 novembre), Jesse Cook montera sur la scène avec quatre musiciens. Le compositeur jouera des pièces de son dernier album, lancé en avril, mais pigera également dans l'ensemble de son répertoire, qui tient en huit autres albums studio. «Je sais que certains fans ont seulement un de mes albums et si je ne joue pas au moins une pièce qu'ils connaissent, ils me détesteront», explique-t-il en riant.

«Nomad a été enregistré au Caire. The Rumba Foundation a été enregistré en Colombie. Et si un concert est un voyage, je veux que le public vienne avec nous visiter toutesles régions du monde», ajoute-t-il pour justifier «l'itinéraire» de son spectacle.

Sans l'Université Bishop's...

Le musicien a un lien spécial avec l'Université Bishop's, puisque c'est sur ce campus que ses parents, originaires de Montréal et de Toronto, se sont rencontrés. Après les études, le couple s'envole vers le vieux continent. Le père s'installe à Paris avec l'intention de devenir écrivain. Après un séjour à Londres, la mère va rejoindre son amoureux dans la Ville lumière où Jesse Cook naît en 1964.

C'est à 4 ans que le jeune Jesse déménage à Toronto où il grandit avec sa mère, réalisatrice pour la télévision à CBC. Son père demeure en Europe où il connaît du succès comme réalisateur de films. «Je sais, c'est compliqué tout cela», résume le guitariste.

Dans la pochette de One World, Jesse Cook remercie sa femme et ses deux enfants de tolérer son obsession sans fin pour la musique. «Je joue beaucoup de guitare, mais quand je suis en vacances, je ne joue pas huit heures par jour. Je m'intéresse aussi aux autres formes d'arts comme la photographie et la vidéo», raconte-t-il, avouant qu'à l'adolescence, il a hésité entre la musique et l'art visuel. Sa copine de l'époque lui a confirmé que son talent est beaucoup plus grand dans la première discipline.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer