Les chemins moins fréquentés de Safia Nolin

Safia Nolin... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Safia Nolin

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le premier mot qui vient à l'esprit quand il est question de Safia Nolin, c'est atypique. La jeune musicienne qui a décroché de l'école à 15 ans, décroché de l'école de la chanson de Granby plus récemment, arrive néanmoins avec un nouvel album qui fait excellente impression auprès des critiques et qui lui vaut une tournée qui s'arrêtera à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture trifluvienne le 19 novembre.

Limoilou Safia Nolin ... (Infographie Le Soleil) - image 1.0

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Limoilou Safia Nolin

Infographie Le Soleil

Une salle parfaite pour sa musique toute simple et prenante qui se nourrit d'authenticité. L'auteure, compositrice parle même d'un album marqué par la tristesse et la nostalgie. «C'est sûr que c'est un peu triste, mais c'est ce qui me vient quand arrive le moment de créer des chansons. On retrouve aussi beaucoup de nostalgie. Il y a des gens qui me disent qu'ils aiment ma musique mais qu'ils sont incapables d'écouter l'album au complet d'un seul coup. Il faut qu'ils y aillent bribe par bribe. Je n'ai rien contre ça.»

Si son spectacle est essentiellement consacré à son album, cela ne veut pas dire que la prestation soit lourde. «D'abord, il faut dire que la scène, c'est ça que j'aime. C'est loin d'être déprimant, notamment parce que je me lâche lousse dans mes interventions entre les chansons. Je reste moi-même le plus possible et ça veut dire qu'il y a beaucoup d'humour.»

Et même si sa musique semble exprimer des déchirements ou des douleurs enfouies, il reste que création est synonyme de bonheur pour elle. «Je suis tout le temps en processus d'écriture et pendant les périodes où je ne peux pas écrire parce que je n'en ai pas le temps, je trouve ça difficile. Ça fait partie de moi et franchement, c'est ça qui m'empêche de déprimer. C'est comme pour les spectacles. J'adore être sur scène et je trouve même que je suis plus authentique sur scène que ce qu'on entend sur Limoilou (le titre de son album). C'est difficile à décrire mais sur scène, je suis complètement dans ma bulle. Seulement, c'est une bulle tellement grosse que le public peut aussi y entrer!»

Le processus est probablement favorisé par la formule minimaliste sur laquelle elle mise: elle se présente avec sa guitare en compagnie d'un seul autre musicien, Joseph Marchand, guitariste lui aussi. «On a réarrangé un peu les chansons même si l'album n'est sorti sur le marché qu'à la mi-septembre. Certaines chansons ont été composées il y a quelques années et on avait envie de les offrir un peu différemment de ce qu'on fait sur l'album. De toute façon, chaque spectacle est différent selon l'atmosphère particulière qu'on retrouve.»

«C'est encore plus vrai dans une petite salle comme celle de la Maison de la culture chez vous. C'est comme si on partageait la scène avec les gens et on est conscients de chacune de leurs réactions. C'est sûr que ça nous influence. Les petites salles sont celles que je préfère: c'est plus intimidant de sentir le public tout près de soi, mais c'est plus vrai aussi. Dans une grande salle, il y a comme un détachement qui s'opère, qu'on le veuille ou non.»

Les Trifluviens sont un peu privilégiés de pouvoir assister à son spectacle puisqu'elle partira en tournée européenne en première partie de la chanteuse française Lou Doillon, début décembre. Comme quoi, la carrière atypique de la jeune artiste de 23 ans n'en est pas moins pleine de promesses.

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