Daran de retour en Mauricie

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Daran sera de passage au Centre Pauline-Julien ce vendredi 6 novembre.

Bernard Brault, La Presse

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Son année 2015, le chanteur français Daran l'a traversée en parcourant le Québec avec un spectacle tout à fait intimiste qui prend place dans les plus petites salles de la province.

Ce concept épouse l'esprit de son album Un monde perdu, que l'artiste décrit comme «une parenthèse acoustiquedans ma vie un peu plus bruyante», lui qui a déjà foulé les grandes scènes avec un univers plus rock au fil des années 1990, notamment avec son groupe Daran et les chaises.

Depuis le début de sa tournée en janvier 2015, il s'est déjà arrêté deux fois en Mauricie, au Gambrinus de Trois-Rivières et au Grenier du Magasin général LeBrun de Maskinongé. Il sera de retour à deux autres occasions prochainement, soit ce vendredi 6 novembre, au Centre Pauline-Julien du secteur Cap-de-la-Madeleine et le 5 février 2016 à la Maison Francis-Brisson de Shawinigan, avant de poursuivre cette tournée qui l'occupera jusqu'à la fin de l'année 2016.

Daran occupe les planches avec ce spectacle dénudé dans une formule guitare-voix-harmonica, accompagné sur scène simplement d'une dessinatrice et d'un écran géant qui lui permet d'utiliser les projections multimédia. Sur cet écran défilent les films qu'il a créés lui-même, sur chacune de ses pièces, le tout fusionné avec les images qui sont dessinées en direct par cette illustratrice et qui se confondent au film.

De son poste sur scène, Daran peut voir à quel point les spectateurs ont les yeux rivés sur cet écran et sont fascinés par le processus. «Ma grande satisfaction, c'est de faire des concerts devant des gens qui ne me regardent pas», sourit-il. «Je voulais avoir cette imbrication des trois arts que sont le dessin, la musique et le cinéma. Je me retrouve finalement à être la bande sonore de ce film et ça, c'est vraiment super.»

Ce type de spectacle, il y songeait depuis une bonne quinzaine d'années. «C'est le désir de se confronter au dépouillement extrême», dit-il. «De toute ma vie, c'est le spectacle qui m'a demandé le plus de travail, mais c'est une grande satisfaction de voir tous mes concepts s'animer.»

Outre le Québec, il effectuera trois tournées européennes au cours de la prochaine année, dont une présence au sein d'un festival qui se tiendra dans la Ville Lumière et qui est conçu pour présenter des artistes de Montréal aux Parisiens. Il sera l'un d'eux. «Être représentant montréalais dans mon propre pays d'origine, c'est assez drôle. Disons que c'est une intégration plutôt réussie», sourit Daran.

Ce Français d'origine est devenu officiellement Montréalais en 2010, pour une panoplie de raisons, dont une principale: «J'étais toujours content de venir et triste de repartir», dit-il. «C'est un rêve que j'avais caressé il y a longtemps. Au tout début de ma carrière, en 1993, la première fois que j'ai entendu ma chanson à la radio, c'était au Québec, alors qu'elle était passée un peu inaperçue en France. Déjà à cette époque, j'avais pensé m'installer ici.»

Sauf que son deuxième album a percé en France, que sa carrière a pris un essor important là-bas, remettant à plus tard ce désir de traverser l'océan pour y rester, un bond qu'il a finalement fait il y a cinq ans, histoire d'éviter tout regret. Depuis, le temps a filé à une vitesse folle, dit-il.

«J'ai l'impression d'être arrivé il y a peu de temps», observe-t-il. «Je suis toujours en phase de découverte.»

Aujourd'hui, il visite les publics des deux côtés de l'océan, des auditoires différents, qui réagissent toutefois de lamême manière devant son spectacle, à l'écoute de textes qui misent sur l'essentiel et qui interpellent l'universel.

Pour créer ce riche univers artistique, Daran a déjà composé ses propres chansons, mais il a recours désormais à trois auteurs, dont un principal, devenu son auteur fétiche depuis trois ou quatre albums. «Pierre-Yves Lebert est l'homme qui m'a fait arrêté d'écrire. Il y a un moment où il faut savoir s'incliner devant le génie», plaide-t-il. «Il est capable de fulgurancelittéraire rare qui me surprend toujours. Il se renouvelle suffisamment pour que je n'aie pas à changer», sourit-il.

Le 6 novembre au Centre Pauline-Julien, son spectacle débutera à 20 h. Les billets sont en vente au coût de 20 $.

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