Rose-Marie Perreault: la chance, le hasard, le talent

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Rose-Marie Perreault

Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour une fille qui ne se destinait nullement au métier de comédienne, la Trifluvienne d'origine Rose-Marie Perreault connaît des débuts dont plusieurs comédiennes en herbe rêveraient. On la retrouve à l'affiche du film Les démons qui semble vouloir connaître un exceptionnel succès critique et dès janvier, elle sera au générique de la série télévisée 30 vies.

Petit détail: elle n'a que 20 ans et n'a fréquenté aucune école de théâtre. Elle a plutôt fait des études collégiales en cinéma au Collège Dawson après avoir terminé ses études secondaires au Collège Marie-de-l'Incarnation. Par la suite, elle est passée à l'Université Concordia en cinéma et histoire de l'art pendant une année.

Parallèlement, c'est le métier de mannequin qui l'a happée en premier. De petit contrat en petit contrat, elle s'est forgé un portfolio et a signé avec une agence montréalaise. «Je suis contente d'avoir du travail mais je ne regarde pas ça comme une véritable option professionnelle, avouait-elle en entrevue lors de la première trifluvienne de son film au cinéma Le Tapis rouge vendredi soir dernier. Ce n'est pas un travail qui me comble pleinement et en plus, on le sait, les carrières sont courtes.»

Entre temps, elle qui avait toujours refusé de participer aux productions théâtrales au CMI, trop gênée, prétend-elle, elle a quand même joué dans un court-métrage. La réalisatrice connaissait Philippe Lesage qui cherchait de jeunes interprètes sans expérience pour Les démons. Deux auditions plus tard, elle était du projet devenu un long métrage.

Pour la première mondiale du film au Festival de San Sebastian, en Espagne, Rose-Marie était de la délégation montréalaise en compagnie de la comédienne Pascale Bussières, du réalisateur et du jeune Édouard Tremblay-Grenier, vedette de la distribution. «Ç'a été une expérience formidable de jouer dans Les démons. J'ai travaillé pendant sept des trente-cinq jours de tournage et j'ai vraiment aimé ça. C'est un beau rôle. Je joue la blonde d'un personnage qu'on soupçonne de pédophilie. C'est elle qui donne de l'humanité à ce personnage qui est central dans le film.»

Trifluvienne d'origine, Rose-Marie Perreault ne se destinait nullement... (Stéphane Lessard) - image 2.0

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Trifluvienne d'origine, Rose-Marie Perreault ne se destinait nullement à une carrière de comédienne mais elle se retrouve aujourd'hui au générique du film Les démons du Québécois Philippe Lesage.

Stéphane Lessard

«J'avoue que j'ai ressenti le syndrome de l'imposteur en travaillant avec Pierre-Luc Funk mais ça s'est très bien passé. On a notamment eu des scènes très émotives à jouer lui et moi. C'était difficile mais très gratifiant et ça a créé un beau lien entre nous. Philippe, le réalisateur, voulait une émotion très pure alors, il lui est arrivé de ne pas me renseigner sur la nature des scènes que j'avais à jouer pour que je sois aussi naturelle que possible. C'était particulier comme façon de faire, mais j'ai beaucoup aimé ça.»

Si elle ne renonce pas à ses études universitaires, elle les mettra sur la glace au moins pour une session cet hiver, pendant sa participation à 30 vies à Radio-Canada. Elle y interprétera une des élèves de l'école du Vieux Havre ce qui signifie quatre jours de tournage par semaine. Elle a déjà hâte et veut savourer cette nouvelle expérience à fond et profiter de toutes les opportunités qui lui seront données d'explorer le travail de comédienne. Dans ces circonstances, l'université peut bien attendre un peu.

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