Une exposition virtuelle hors de l'ordinaire

Caroline Provencher s'est prêtée au jeu. On la... (Audrey Tremblay)

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Caroline Provencher s'est prêtée au jeu. On la voit sur la photo en pleine séance avec la photographe Caroline Bérubé.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) «Ce sont des enfants qui se sont battus, qui sont forts et c'est important de les mettre à l'avant-plan pendant une journée.»

Jayden Gosselin est né à 28 semaines. Il... (François Caro photos) - image 1.0

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Jayden Gosselin est né à 28 semaines. Il est maintenant âgé de 4 ans et demi.

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Charlie Ricard est née à 25 semaines. Elle... (François Caro photos) - image 1.1

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Charlie Ricard est née à 25 semaines. Elle est maintenant âgée de 4 ans.

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Une série de photos hors de l'ordinaire mettra en vedette des Latuquois nés prématurément lors d'une exposition virtuelle, le 17 novembre prochain. Claudia L'Heureux, l'instigatrice du projet, a fait appel à son amie photographe Caroline Bérubé pour lancer ce projet qui soulignera la journée mondiale de la prématurité. Des photos remplies d'émotions qui témoignent la vie, sans oublier le passé.

Lorsqu'elle a vu le concept original d'un photographe de Québec (RedM) sur le web, Claudia L'Heureux a immédiatement pensé à Caroline Bérubé. Il s'agit de portraits de personnes nées prématurément. Les gens peuvent découvrir ce qu'elles sont devenues aujourd'hui, et voir dans le cadre qu'elles tiennent dans leurs mains, la photo d'une période difficile.

«Je lui ai demandé si ça lui tentait. Elle a accepté», lance d'entrée de jeu Claudia L'Heureux.

Cette dernière a été touchée directement au coeur par le projet puisqu'elle-même a mis au monde une fille à 25 semaines seulement. Aujourd'hui âgée de 4 ans, Charlie se porte très bien et n'a aucune séquelle. Un petit bonheur sur deux pattes selon sa mère.

«Ç'a été un long moment à l'hôpital, ça fait partie de notre vie. Notre vie a été sur pause pendant 4 mois, ç'a été difficile pendant la première année. Maintenant, on est chanceux tout va bien», souligne-t-elle.

Les deux Latuquoises ont alors commencé les démarches avec le photographe de Québec afin de pouvoir emprunter le concept. 

«On veut toucher les gens en faisant une exposition virtuelle. Pour propager la bonne nouvelle que ces enfants-là, qui ont eu des débuts de vie difficiles, sont en santé aujourd'hui. C'est un peu aussi pour prolonger l'exposition que RedM (le photographe) a initiée. C'est de dire oui, il y en a Québec, mais il y en a aussi à La Tuque», explique Caroline Bérubé.

Le projet est entièrement bénévole, les deux femmes avaient envie de mettre à l'avant-plan ces bébés-là qui se sont battus et évidemment, la journée du 17 novembre était toute désignée pour lancer l'exposition.

«La photo qu'on prend en studio maintenant, on leur offre. La photo qu'ils nous ont envoyée d'eux-mêmes, on l'a travaillée ensemble. On l'a fait imprimer et on leur donne également. C'est le avant et le maintenant. On a décidé de prendre un fond de couleur pour les photos. Les gens sont habillés sobrement, mais la couleur de fond représente la vie, et ce sont les couleurs qu'on veut montrer», a affirmé la photographe professionnelle.

Lorsqu'elles ont lancé le projet, et qu'elles ont publié l'avis de recherche sur Facebook, les réponses positives ne se sont pas fait attendre. Une trentaine de personnes ont manifesté leur intérêt en quelques heures seulement. De bébé à aîné, toutes les tranches d'âges seront représentées.

Caroline Provencher a décidé de se prêter au jeu. Elle est née après seulement 6 mois de grossesse.

«Je trouvais le projet super émouvant. J'ai lu l'invitation et les larmes ont tout de suite monté. J'arrive à 40 ans et je sais à quel point la vie est fragile, alors j'ai décidé de me lancer», a-t-elle témoigné lors de la séance de photo.

Josée Julien a également embarqué dans le projet, malgré les douleurs vives ressenties en pensant à ce moment de sa vie. Son fils, Jayden Gosselin est né à 28 semaines. Il pesait environ 2 livres.

«Je l'ai fait pour soutenir la cause, mais personnellement j'ai trouvé ça très difficile de regarder les photos. De regarder la photo, et de voir mon garçon comme ça, c'est de le regarder souffrir. J'ai eu beaucoup de difficulté avec ça. Dans les premières journées

qu'il est né, je n'ai pas été capable de prendre des photos, parce que pour moi prendre des photos c'est célébrer la vie», raconte Mme Julien.

«Aujourd'hui c'est ce qu'on a fait. On a célébré sa vie. J'apprécie vraiment d'avoir mon garçon dans ma vie», dit-elle la gorge nouée par l'émotion.

L'exposition virtuelle sera disponible sur le site web de la photographe Caroline Bérubé au www.francoiscarophotos.com.

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