Liliane Pellerin à la rencontre d'elle-même

Liliane Pellerin... (Photo: Stéphane Lessard)

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Liliane Pellerin

Photo: Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après des années à composer des chansons et à les présenter en spectacle, la Grand-méroise d'origine Liliane Pellerin présentait vendredi soir dernier son premier album intitulé Grignoter l'exil lors d'un lancement au Rond Coin, de Saint-Élie-de-Caxton, en compagnie de ses comparses Anaïs Constantin au violoncelle et du guitariste François Malo.

Si la toute récente trentenaire habite désormais Montréal, elle est bien connue à Trois-Rivières par son implication auprès des jeunes qui fréquentent le centre de jour Point de rue. Elle a d'ailleurs travaillé activement à la mise sur pied de spectacles musicaux publics avec eux.

Avec cet album de cinq chansons, la musicienne explore les thèmes qui lui sont chers, qui l'habitent, nourrissent sa passion créatrice et s'expriment de façon aussi évidente dans les textes que dans les chansons.

«On a puisé dans une banque d'une vingtaine de mes chansons et en sortant celles qu'on préférait, des thèmes se sont imposés et ont donné une ligne directrice à l'album, explique-t-elle. Grignoter l'exil est le titre d'une pièce écrite au Lac Bostonnais où je vais souvent et qui m'inspire énormément. Je me suis aperçue que je parlais souvent de grands espaces. La nature, le calme, l'intériorité sont très présents dans mes chansons comme la quête de soi-même, de son identité et de la liberté. Certaines chansons parlent aussi de deuil, des choses qu'il faut abandonner au cours de nos vies pour mieux avancer. Ce sont des thèmes humains universels et je pense que je vais les remâcher pendant toute ma vie mais avec un point de vue différent en fonction de mon âge et de ma maturité.»

Les chansons inscrites sur l'album ont toutes été écrites au cours des cinq dernières années et l'album lui-même a été enregistré pendant quatre jours au studio de Jeannot Bournival.

«L'ambiance feutrée et très chaleureuse du studio a influencé notre musique. On a pris le temps d'être bien ensemble et de profiter de ces moments. On sent du calme et de la sérénité dans tout l'album et je trouve que ça nourrit les chansons.»

Il ressort effectivement de Grignoter l'exil une attitude méditative qui s'impose tant dans la musique que dans les textes qui demeurent l'incontournable épine dorsale de la démarche créative de la chanteuse.

Ce n'est pas le fruit du simple hasard si la musicienne a pris du temps à graver un album. Elle tenait à ce que ses chansons vivent d'abord en spectacle et évoluent.

«Les chansons se transforment à mesure qu'on les présente au public, elles prennent de la maturité. Je pense que j'étais arrivée à cette étape où j'étais prête à figer celles-là dans le temps. Par contre, les prestations devant public demeurent mes moments préférés en tant qu'artiste. J'adore les rencontres, partager une expérience avec les gens. Chaque chanson propose aux spectateurs une réflexion sur eux-mêmes.

Elle souhaite évidemment que les 500 copies de l'album s'écoulent bien mais plus que tout, s'il donnait à Liliane Pellerin l'occasion de jouer le plus souvent possible devant le plus de publics différents possible, il constituerait pour elle une bénédiction. Ce sont les rencontres avec elle-même comme avec les autres qui motivent profondément son engagement artistique.

L'album sera évidemment disponible lors de chacune des prestations de la chanteuse et on peut le retrouver sur son site bandcamp de même que sur iTunes.

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