Daniel Lamarre: l'homme qui rêve en couleurs

Le pdg du Cirque du Soleil Daniel Lamarre... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le pdg du Cirque du Soleil Daniel Lamarre était mercredi de retour au Collège Shawinigan où il a étudié mais, cette fois, pour prononcer une conférence devant des entrepreneurs du Centre de la Mauricie.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le président, directeur général du Cirque du Soleil Daniel Lamarre a beau parcourir le monde et diriger une des plus prestigieuses entreprises de divertissement sur la planète, il n'oublie pas d'où il vient. À preuve, mercredi soir, il était de retour au Collège Shawinigan où il a étudié pour partager avec quelques centaines d'entrepreneurs, quelques secrets de son remarquable succès.

Avec autant de réalisations grandioses pour appuyer ses dires, difficile de contester la justesse de ses propos. On retient une phrase qu'il a répétée à quelques reprises comme si elle l'avait guidé au cours de sa carrière et encore aujourd'hui: «Assurez-vous de rêver en couleurs parce que sinon vous allez avoir une vie en noir et blanc.»

Malgré l'envergure de ses réalisations, le Grandmérois d'origine a conservé la modestie qu'il dit avoir trouvé chez chaque grande personne qu'il a eu la chance de côtoyer au cours de sa vie. Il affirme ne pas être particulièrement talentueux, mais croire au travail acharné, comme il le faisait déjà quand il portait les couleurs de l'équipe de football des Électriks du Collège Shawinigan, dans la toute première version de l'équipe.

Le pdg s'est également volontiers prêté à une entrevue avec le représentant du Nouvelliste où il a lui-même oeuvré comme journaliste. Il a notamment expliqué sa présence à Shawinigan malgré un horaire excessivement chargé, par son attachement à sa région natale ainsi qu'à la famille puisque c'est à la demande de son neveu Philippe Lamarre, responsable de l'activité pour le Club entrepreneur étudiant de Shawinigan, qu'il a accepté de prononcer cette conférence, ce qu'il fait très rarement.

Il s'est dit très fier du spectacle que le Cirque a présenté à Trois-Rivières l'été dernier. «On se rappellera que l'amphithéâtre a suscité des oppositions et le maire Lévesque a fait preuve de beaucoup de détermination pour mener le projet à terme. J'ai toujours été impressionné par les gens qui tiennent à leurs idées alors, quand ils nous ont demandé d'inaugurer l'amphithéâtre, j'ai trouvé que c'était une belle façon de redonner à ma région. Toute l'aventure s'est avérée extraordinaire pour nous.»

«L'hommage à Beau Dommage, sur le plan artistique, c'était formidable. Au départ, chez nous, plusieurs ont demandé ce que le Cirque allait faire à Trois-Rivières et après coup, tout le monde était fier d'avoir participé à cette initiative. C'est une chose de rendre hommage à Michael Jackson ou aux Beatles mais de rendre hommage à des artistes de chez nous, c'est lourd de signification. Un contrat de trois ans, c'est un gros engagement de notre part mais chez nous, la motivation vient souvent du défi artistique et l'hommage à des artistes québécois en était un magnifique. Les revenus qu'on génère au Québec sont minimes par rapport à tout ce qu'on génère ailleurs, mais de laisser notre empreinte chez nous en rendant hommage à des artistes québécois, c'était une aussi grande motivation que de participer à l'ouverture et au suivi de l'amphithéâtre de Trois-Rivières.»

Le succès du spectacle, fut-il mineur dans l'ensemble de la programmation du Cirque du Soleil, a été précieux pour son pdg. «Le soir de la première, j'étais très nerveux. D'abord, parce que j'étais chez nous et que je ne voulais surtout pas avoir un échec à la maison. En plus, j'étais assis derrière les membres de Beau Dommage et j'étais aussi nerveux derrière Michel Rivard que je l'étais assis derrière Paul McCartney à la première du spectacle des Beatles. Que Michel Rivard me prenne dans ses bras les larmes aux yeux à la fin du spectacle, ça valait énormément.»

Le succès de la première saison du cirque à l'amphithéâtre Cogeco pourrait-il justifier une prolongation de l'entente avec la ville de Trois-Rivières? «Bien sûr, répond Daniel Lamarre. L'été prochain sera un test tout aussi important pour nous. Nous devrons trouver des artistes aussi iconiques que Beau Dommage. Il y a une série d'artistes québécois qui le sont et c'est donc un projet qui pourrait s'étendre sur plusieurs années. Ce n'est pas à nous de décider et ce n'est même pas à la ville de Trois-Rivières: ça revient au public. Tant et aussi longtemps que nous aurons une réaction aussi extraordinaire que celle obtenue l'été dernier, j'imagine que la ville va être intéressée à continuer et nous aussi.»

Daniel Lamarre se refuse cependant à nommer les quatre ou cinq artistes dont les noms sont présentement étudiés par les créateurs du Cirque.

«Pour l'instant, nos créateurs étudient les catalogues de chacun pour s'assurer qu'on y trouve tous les grands succès musicaux qui pourraient soutenir un spectacle de 90 minutes.»

francois.houde@lenouvelliste.qc.ca

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