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La grève des profs a nui au Festival international de la poésie

Le président du Festival international de la poésie... (photo: François Gervais)

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Le président du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, Gaston Bellemare, ici accompagné de la directrice générale de l'événement, Maryse Baribeau.

photo: François Gervais

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(Trois-Rivières) La grève du zèle entamée par les professeurs aura eu un impact sur le Festival international de la poésie de Trois-Rivières (FIPTR). Au moment d'écrire les grandes lignes du bilan de cette 31e édition, qui s'est terminée dimanche, le président Gaston Bellemare avoue que certaines activités ont dû être annulées. Mis à part ce petit hic, et Dame Nature qui ne s'est pas toujours montrée clémente, la poésie aura tout de même doré un peu plus ses lettres de noblesse entre le 2 et le 11 octobre.

«Chaque année on envoie des poètes dans les écoles. C'est important pour nous. Cette année, c'est moins que d'habitude parce que les profs ne font rien d'autre que donner leurs heures de cours, donc oublions ça. On avait une activité qu'on voulait faire à la galerie d'art du Parc, qu'on n'a pas faite cette année. Les parents venaient avec leurs enfants, et les enfants lisaient des poèmes à leurs parents. Pour nous, ces activités étaient importantes, parce que les jeunes sont beaucoup plus près de la poésie. Les enfants sont dans le verbe être, comme la poésie, ils ne sont pas dans le verbe avoir», image M. Bellemare.

La poésie en provenance de plus de 80 pays aura été à l'honneur sur les différentes tribunes réservées aux poètes, et ce, depuis le début du FIPTR. Pour cette 31e édition, quatre nouvelles nations poétiques ont mis le cap sur Trois-Rivières: la Galice (région de l'Espagne), la Mauritanie, le Nigéria et la Pologne. Des centaines de poètes qui ont posé le pied dans la cité de Laviolette, 48 % le faisait pour la première fois, alors que 10 % des personnes inscrites aux différentes activités provenaient de pays européens.

Et déjà, les poètes d'ici et d'ailleurs font la file pour assister aux prochaines éditions. En fait, la file s'étire jusqu'en... 2021. De quoi assurer la pérennité de cet événement unique au monde, ce «festival du silence», pour reprendre les termes utilisés par Gaston Bellemare.

Ce dernier esquisse donc un bilan plutôt positif de l'édition 2015, assurant du même souffle que l'événement phare de la poésie mondiale a creusé un peu plus, cette année, des racines solides, ce qui ne l'empêche pas de se renouveler constamment.

Avec plus de 50 000 $ remis en prix ou en bourses, le FIPTR est sans contexte le tremplin par excellence pour faire connaître ses vers et se démarquer des autres genres sur la planète littérature. Cette année, l'organisation a enregistré une augmentation du nombre de participants. À ce propos, notons que le Grand Prix Québecor a été remis au poète Roger Des Roches pour son oeuvre Le corps encaisse, publié aux Éditions Les Herbes rouges. Quant à lui, le prix de poésie Gatien-Lapointe/Jaime-Sabines 2015 a été octroyé à la poète María Baranda.

Si, cette année, l'art et le cinéma se sont mariés à merveille avec la poésie, l'an prochain, on promet que la musique classique fera de même.

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