Place au baroque à l'OSTR

L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières.... (Photo: Sylvain Mayer)

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L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

Photo: Sylvain Mayer

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bach, Vivaldi et Haendel revivront à la salleJ.-Antonio-Thompson le mercredi 14 octobre dans un concert où l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières fera honneur au répertoire baroque. Les violonistes Marie-Josée Arpin et Francine Dufour, la violoncelliste Caroline Milot et la bassoniste Julia Harguindey, toutes les quatre membres de l'OSTR, agiront comme solistes dans ce concert dirigé par le chef invité Mathieu Lussier.

Concocté par le directeur artistique Jacques Lacombe en collaboration avec le chef invité et les musiciennes, le programme de mercredi réunit la Suite no 3 en ré majeur et le Concerto pour deux violons en ré mineur de Bach, les concertos pour violoncelle en sol mineur et pour basson en mi mineur de Vivaldi, ainsi que Music for the Royal Fireworks de Haendel. Ces oeuvres ont été composées entre environ 1717 et 1749.

Mathieu Lussier, un bassoniste de formation, est perçu comme un spécialiste du répertoire baroque, une période et un style qu'il se plaît à faire connaître à travers ses nombreuses activités de musicien, de chef et de pédagogue. Chef associé de l'orchestre Les Violons du Roy et membre du quintette à vent Pentaède, entre autres, il enseigne aussi à l'Université de Montréal. C'est le désir de communiquer sa passion pour le baroque qui a motivé l'ajout de la direction d'orchestre à son parcours d'interprète.

Le bassoniste raconte qu'en tant que musicien au sein de la formation Arion, il était parfois appelé à collaborer à la conception de programmes. Mais n'étant pas au pupitre de l'ensemble, ce n'était pas lui qui pouvait expliquer sa démarche ou sa vision. «Quand on est soliste ou chef, on a la chance de pouvoir parler au public, de partager notre conception de telle ou telle oeuvre. Moi, c'est cet acte de communication qui m'a amené à la direction», indique Mathieu Lussier, qui a souvent joué avec l'OSTR comme surnuméraire.

Le chef invité croit que ses expériences de musicien et de chef au sein à la fois d'ensembles de musique ancienne et d'orchestres symphoniques font de lui «une sorte d'hybride capable de faire le pont» entre des pratiques de jeu différentes.

Au départ, Jacques Lacombe avait suggéré un programme entièrement dédié à Bach. «Bach a laissé une musique aimée de tous, mais qui a quelque chose d'assez dense. J'ai proposé de varier tout en restant dans le style. J'aimais l'idée d'offrir au public un bouquet de ce qu'on pouvait entendre à cette époque-là», explique le chef invité.

«Le baroque, c'est du théâtre en musique. C'est une musique qui peut être successivement triste, joyeuse, exubérante. C'est une musique à goûter dans l'instant, qui ne demande pas de trop réfléchir pour être comprise et appréciée. C'est une trame sonore de contrastes. Même après 300 ans, elle nous parle encore beaucoup. C'est l'émotion qui en est au coeur plus que la réflexion», décrit-il.

Le chef attitré de l'OSTR, Jacques Lacombe, sera en Asie au moment du concert, afin de préparer ses débuts au pupitre du Taiwan Philharmonic - National Symphony Orchestra, à Taipei le 17 octobre. Il dirigera par la suite «son» orchestre du New Jersey du 22 au 25 octobre, et reviendra à Trois-Rivières pour l'interprétation de la Neuvième symphonie de Beethoven le1er novembre.

Plutôt inhabituelle dans le calendrier de l'OSTR, la tenue d'un grand concert le mercredi s'explique par des agencements de disponibilités, et sera l'occasion d'évaluer si cette plage horaire répond à une demande d'un public qui n'assiste pas aux concerts de fins de semaine.

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