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La Place d'Armes nommée Parc Anne-Hébert à Trois-Rivières

Le président et la directrice générale du Festival... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le président et la directrice générale du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, Gaston Bellemare et Maryse Baribeau, posent devant la pancarte désignant la Place d'Armes comme Parc Anne-Hébert le temps du festival.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La désignation de Trois-Rivières comme Capitale de la poésie est inscrite, silencieuse, dans la ville 12 mois par année. Mais pendant le Festival international de la poésie, cette désignation s'incarne, se déploie et s'anime avec une intensité qui touche tous les sens. Hier, pour inaugurer cette 31e édition du rendez-vous, le président et la directrice générale du FIPTR, Gaston Bellemare et Maryse Baribeau, ont symboliquement nommé la Place d'Armes Parc Anne-Hébert, le temps du festival.

Dans les dernières années, cette nomination honorifique a successivement rendu hommage à Gaston Miron, Hector de Saint-Denys Garneau et Yves Boisvert. Cette année, le festival a choisi de placer les projecteurs sur Anne Hébert, à qui l'on doit entre autres les romans Kamouraska et Les Fous de Bassan, ainsi que plusieurs recueils de poésie dont Les songes en équilibre et Le Tombeau des rois. L'auteure est née en août 1916 près de Québec et décédée le 22 janvier 2000 à Montréal.

En inaugurant la désignation temporaire du parc de la rue des Ursulines hier, Gaston Bellemare a qualifié Anne Hébert de «grande dame de la littérature». «Je l'ai rencontrée une fois, et elle avait des yeux extraordinaires. Des fois quand je lis Anne Hébert, j'ai l'impression qu'elle me regarde la lire. Je vois encore ses yeux!», confie le président et fondateur du FIPTR.

On honore Anne Hébert cette année en prélude au centenaire de sa naissance, en 2016. «Elle avait déjà dit qu'elle ne voulait pas du tout que l'on souligne l'anniversaire de son décès, parce que pour elle, ce n'était pas une grande occasion. Elle voulait plutôt que l'on souligne son anniversaire de naissance», raconte M. Bellemare en faisant remarquer que même si on pourrait souligner les 15 ans de son départ cette année, on célèbre plutôt en avance le centenaire de sa naissance.

Des textes d'Anne Hébert sont accrochés aux cordes à poèmes du parc de la Place d'Armes renommé en son honneur, et on peut aussi découvrir l'influence plus religieuse de sa production sur les cordes à poèmes installées au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et au Musée des religions du monde de Nicolet.

Le Trifluvien Alex Noël était présent à l'inauguration du parc hier. Ce doctorant en littérature a déjà présenté l'oeuvre d'Anne Hébert à des étudiants universitaires, dans une séminaire de maîtrise à New Delhi, en Inde, en 2014. Craignant de prime abord que l'oeuvre d'Anne Hébert soit trop imbriquée dans le contexte québécois, M. Noël s'est dit «surpris de voir qu'elle était lue, comprise et appréciée».

«Les étudiants étaient fascinés. Anne Hébert est liée à un contexte socio-linguistique, mais elle a aussi puisé dans la mythologie. En liant littérature et mythologie, elle s'assurait d'être universelle», constate M. Noël.

Les amateurs de poésie et ceux qui souhaiteraient s'y initier pourront participer à l'une ou l'autre des quelque 350 activités prévues un peu partout en ville jusqu'au 11 octobre.

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