Josée Bournival au tome 3 de son Bébé Boum

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Originaire de Saint-Étienne-des-Grès, Josée Bournival vit depuis une quinzaine d'années à Boucherville, mais revient à fréquence régulière au sein de son patelin, où habite toujours sa famille.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le troisième tome de Bébé Boum est sorti tout juste la semaine dernière aux éditions Hurtubise que déjà, Josée Bournival s'applique à écrire la dernière scène du quatrième et dernier volume de sa série, annonce l'auteure originaire de Saint-Étienne-des-Grès. À quelques semaines d'accoucher de son quatrième enfant, elle ressent toutefois que le mot «FIN» sera difficile à écrire. «L'écriture du dernier tome coïncide avec la fin de ma dernière grossesse. C'est donc la fin de ma maternité et la fin de ce beau grand projet professionnel... C'est très émotif pour moi de le vivre en même temps.»

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josée bournival bébé boum

Il faut dire que si le public connaît les péripéties de Lili, Esther, Frédérique et Jeannine depuis la parution du premier tome de sa série en février 2013, Josée Bournival vit avec ces personnages en tête depuis sept ans puisqu'au départ, les quatre femmes étant d'abord destinées à gagner le petit écran. Bébé Boum était né d'un travail d'études à une période où elle suivait des cours de scénariste. Son travail prévoyait une série télévisée de trois ans qui avait été sélectionnée par une maison de production et qui a bien failli se faire adopter par un télédiffuseur. C'est lorsque ce projet a avorté qu'elle a entrepris de transformer son univers en bouquins.

Avec ses quatre personnages féminins fort différentes, mais ayant pour point en commun de vivre l'expérience nouvelle de la maternité, Josée Bournival souhaitait dépeindre une réalité que l'on ne retrouve pas dans les bouquins existants. «Il existe une panoplie de livres sur la puériculture et la petite enfance, mais 80 % de ce que tu vas vivre ne se retrouve pas dans ces livres», observe-t-elle. «Il y a beaucoup de tabous entourant la parentalité. On met nos enfants sur Facebook pour leurs exploits et leurs beaux dessins, mais on parle peu des difficultés que l'on a à la maison, des remises en question, des doutes ou des erreurs que l'on peut faire. C'est ce voyage émotif que je voulais mettre en lumière en m'attaquant à chacune des phases du grand bouleversement qui arrive dans la vie des parents.» 

Dans le premier tome de Bébé Boum, elle a exploré l'année de grossesse des quatre femmes et son impact sur le couple alors que dans le deuxième, elle décrit le grand chambardement de ces quatre femmes pendant la première année de vie de leur poupon.

Dans le troisième tome qu'elle publie ces jours-ci, elle s'attarde au retour à la réalité de son quatuor au moment où les femmes renouent avec le marché du travail et qu'elles abordent les difficultés de la conciliation travail-famille, un autre grand choc, dit-elle. «Après le congé de maternité où tu as vécu une lune de miel avec ton bébé pendant 12 mois, il faut que tu entres dans tes jeans et que t'essaies de redevenir un couple», note-t-elle, ajoutant que le tome 4 sera consacré à la finalité de la famille et aux répercussions sur le couple. 

Aujourd'hui elle tourne la page sur cette série tout en sachant que l'écriture de romans se poursuivra autrement, via l'exploration de nouveaux univers. L'auteure ne rejette pas l'idée d'un éventuel retour à la télévision, mais pour le moment, l'écriture se conjugue beaucoup mieux avec sa famille de trois, bientôt quatre enfants, tous âgés de 6 ans et moins. D'autant plus que l'écriture arrive à un moment où elle se sent beaucoup plus outillée pour se commettre. «L'écriture a toujours été présente dans ma vie, mais je crois qu'au début de la vingtaine, je n'aurais rien eu à dire», sourit-elle. «J'aurais pu écrire des histoires, mais elles n'auraient pas été vraiment porteuses d'un sens.»

En revanche à cette époque, la télévision et tout le bouillonnement de la scène culturelle lui convenaient tout à fait, note celle que l'on a connue notamment comme chroniqueuse à Salut Bonjour, un emploi du temps qui l'a fait migrer sur la rive sud de Montréal. Assez d'ailleurs pour ressentir un décalage important entre sa vie et celle des gens de sa génération, observe-t-elle. «Je me sentais comme un mouton noir. Comme si ce que je vivais dans mon métier ne trouvait pas écho chez les autres...» Un sentiment qu'elle a vécu jusqu'à ce qu'elle parle de maternité. «Enfin pour la première fois de ma vie, tout le monde avait l'air de vivre la même chose que moi. Je capotais», rigole-t-elle. «C'est ça qui m'a donné envie d'écrire sur le sujet.»  

Aujourd'hui, outre sa série Bébé Boum, elle poursuit l'écriture de son blogue Naître et grandir sur le Web tout en cultivant des idées pour la suite de sa carrière d'auteure. Or dans l'immédiat, pour la première fois de sa vie, elle tentera toutefois de s'offrir un vrai congé de maternité, sans écriture et sans contrat, pour trois mois du moins, se promet-elle.

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