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100, Avenue des Draveurs: un grand rassemblement musical aux accents d'ici

C'est en fin de semaine que sera présenté... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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C'est en fin de semaine que sera présenté le spectacle 100, Avenue des Draveurs.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ils sont arrivés jeudi à Trois-Rivières pour mettre leur art en commun et donner lieu au grand rassemblement musical 100, Avenue des Draveurs. Ces jours-ci, en prévision de l'événement, l'Amphithéâtre Cogeco est donc habité par les voix des Ginette Reno, Karim Ouellet et Martiza ainsi que par la musique de Dj Cat.

David Goudreault... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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David Goudreault

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Autant d'artistes qui viennent en rejoindre plusieurs autres qui ont tous pour dénominateur commun d'avoir un lien fort avec Trois-Rivières, soit pour y demeurer, soit pour en être originaire ou pour y avoir toujours de la famille. Des artistes pour qui ce spectacle deviendra ce week-end un moment particulier, qu'ils entendent bien honorer.

La poésie trifluvienne de David Goudreault

Pour célébrer sa ville d'origine, David Goudreault ira d'une création originale, un poème mis en musique et écrit spécifiquement pour ce spectacle. «J'ai travaillé fort pour faire quelque chose qui est bien ancrée dans la Trifluvie et, selon moi, ça va aller rejoindre les gens», dit-il. «C'est vraiment un hommage à ma terre natale. Je vais autant dans les racines historiques que dans mon rapport affectif à la ville. C'est plein d'amour.»

En tout, il participera à trois numéros, ce numéro solo et «deux grandes et belles collaborations», dit-il. «Je fais juste regarder le déroulement du spectacle sur papier et déjà, je vois de grands moments. Je suis super confiant car c'est mené de main de maître par Véronique Marcotte. Avec la variété des artistes et la façon dont les numéros sont placés, je pense que le public va voyager vite et bien en notre compagnie.»

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Steve Hill

Photo: La Presse

L'énergie pure de Steve Hill

Sollicité beaucoup par le Canada anglais ces deux dernières années, Steve Hill a effectué trois tournées dans l'Ouest dernièrement, là où il récolte les fruits du JUNO de l'Album blues de l'année qu'il a remporté ce printemps pour son album Solo Recordings, Vol. 2. Sa présence à Trois-Rivières ce week-end constitue l'un des rares spectacles destinés au Québec cette année et c'est sous sa formule «one-man-band» qu'il apparaîtra sur la scène de l'Amphithéâtre, notamment au sein d'un numéro où l'homme-orchestre sera accompagné par l'OSTR.

«J'ai très hâte. Ça fait longtemps que je rêve de faire une chanson avec un orchestre symphonique. C'est une chance unique», dit-il. «C'est aussi toujours plaisant de revenir chez moi. Ça fait un petit bout que je n'avais pas joué à Trois-Rivières et j'ai très hâte de tomber sur cette scène-là.» Cela dit, il connaît déjà l'Amphithéâtre pour y avoir enregistré un vidéoclip qui met en valeur le lieu. Notons qu'il enregistre actuellement l'album Solo Recordings vol. 3, qui devrait sortir au début mars et qui sera encore plus rock que les deux premiers opus, dit-il. Cette formule solo connaît un franc succès. «Je n'ai jamais travaillé autant», observe-t-il. «La réaction est vraiment bonne.»

Fabiola Toupin... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 3.0

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Fabiola Toupin

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

L'occasion unique de Fabiola

Pour l'avoir expérimenté comme spectatrice lors de la soirée inaugurale du Cirque du soleil, la chanteuse trifluvienne Fabiola Toupin est impressionnée par la beauté de l'Amphithéâtre et par la qualité sonore que l'on y retrouve. Ce week-end, elle sera d'autant plus heureuse de découvrir l'enceinte du point de vue de l'artiste.

Considérant le fait que cette scène sera davantage utilisée pour des rassemblements de grandes foules au fil des prochaines années, elle montera sur les planches demain et dimanche avec l'intention de déguster son expérience. «Je ne sais pas si, un jour, j'aurai la chance d'y retourner alors je vais vivre ces deux spectacles comme un moment unique.»

Fabiola Toupin y interprétera un solo en compagnie de l'Orchestre symphonique, ira d'un duo avec Maritza et joindra sa voix à celles de Karim Ouellet et d'Alexandre Désilets, le tout dans un amalgame de numéros qui lui donne à croire que le public aura tout un show, dit-elle. «Tout le monde sera au service des autres et de l'ensemble dans un mélange qui donnera l'impression aux gens d'une performance de groupe.»

L'ensemble QW4RTZ interprétera quelques pièces ce week-end.... - image 4.0

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L'ensemble QW4RTZ interprétera quelques pièces ce week-end.

L'année faste de QW4RTZ

L'année 2015 est une période faste pour l'ensemble QW4RTZ, qui a pris plaisir à occuper la scène du FestiVoix cet été, et qui se réjouit de ce deuxième rendez-vous à Trois-Rivières. «Participer à un événement comme celui-là, c'est super important pour nous. De ce que j'ai pu observer dans le milieu, à chaque fois qu'un artiste retourne à son point d'ancrage, il conserve ses repères et ne se perd jamais. Il y a toujours des racines qui nous ramènent à Trois-Rivières», observe Louis Alexandre Beauchemin.

Lui et ses comparses François Pothier Bouchard et Philippe C. Leboeuf sont de Trois-Rivières ou y ont étudié, mais l'identité semble contagieuse. «À chaque spectacle ici, quelque chose s'est aussi développé pour le Montréalais du groupe (François Dubé)», observe Beauchemin. «Il y a une grande valeur à Trois-Rivières dans le milieu artistique. J'ai souvent entendu que la ville était un excellent endroit pour savoir si le spectacle sera bien accueilli à travers le Québec en général. Les gens de Trois-Rivières sont une belle boussole parce qu'ils ne se font pas nécessairement avoir par n'importe quoi. Il faut que ce soit bon», sourit-il.

Ce week-end, ils feront certaines pièces en quatuor seulement et d'autres avec divers artistes. «Le but de ce spectacle, c'est un rassemblement de la musique et un mélange de styles. Je pense que ce sera quelque chose de super à la fois pour nous et pour la foule.»

Le chef de l'OSTR Jacques Lacombe.... (Photo d'archives Le Nouvelliste) - image 5.0

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Le chef de l'OSTR Jacques Lacombe.

Photo d'archives Le Nouvelliste

Fête et fierté pour Jacques Lacombe

Non seulement le spectacle du week-end devrait être le premier de plusieurs pour l'OSTR à l'Amphithéâtre Cogeco, il revêt aussi un aspect particulier pour maestro Jacques Lacombe puisque c'est avec cette production qu'il débutera demain sa 10e saison avec l'orchestre. L'événement lui vaut d'ailleurs un sentiment de fierté à l'égard de cet équipement, lui qui a été impliqué dans le projet dès le début puisqu'il siégeait sur le jury qui a sélectionné la firme d'architectes.

«J'ai vu ce projet grandir et maintenant, de me retrouver là avec l'orchestre pour ma dixième saison, ça représente une belle fête.»

Il y retrouvera une pléiade d'artistes du milieu populaire qui effectueront une première répétition avec l'orchestre aujourd'hui pour le spectacle de demain, une rapidité un peu vertigineuse.

«On appelle ça la méthode micro-ondes. Cinq minutes à la puissance dix et c'est prêt», blague Jacques Lacombe, qui a l'expérience de ces premières rencontres. Pour ce spectacle-ci, tous ne partent pas du même point. «Ginette (Reno) a déjà une belle expérience avec un orchestre, mais pour d'autres, ce sera une première. Cela peut avoir quelque chose d'excitant, mais il peut aussi être intimidant de travailler avec 55 musiciens», conçoit-il.

Le maestro s'applique alors à mettre les artistes à l'aise. «Quand j'ai commencé à faire de la musique, j'ai travaillé souvent avec des artistes pop alors je connais pas mal ce milieu», dit-il.

«Dans ce spectacle-ci, ce qu'il y a d'un peu spécial, c'est qu'il y aura aussi un house band, de sorte que certaines pièces vont combiner les deux orchestres. Je pense que ce sera une belle fête pour tout le monde dans un lieu qui est assez spectaculaire aussi.»

Jacques Lacombe a visité le site bien avant l'ouverture. Depuis, il y est aussi allé deux fois comme spectateur, la première lors du spectacle inaugural du Cirque du soleil, et l'autre pour le spectacle de ZZ Top, où il avait acheté des billets VIP au tout premier rang, avec rencontre des artistes par la suite, la totale. «Le vendredi, j'allais voir le spectacle de ZZ Top et le lundi suivant, j'étais nommé chef à l'Opéra de Bonn en Allemagne», sourit M. Lacombe. «Ça fait un beau spectre!»

Alexandre Désilets... - image 6.0

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Alexandre Désilets

Le retour d'Alexandre Désilets

Alexandre Désilets aime beaucoup se produire à Trois-Rivières, terre natale de son père (secteur Pointe-du-Lac) qui regroupe encore la parenté de cette branche familiale, des gens qui pourront le voir à l'oeuvre et qui connaissent bien son art. En contre-partie, le spectacle trifluvien pourrait réserver quelques surprises au public.

«Ce show-là sera l'occasion, pour moi, de montrer un registre différent parce que je ne suis pas toujours dans le rock planant ou dans la pop, comme on peut le croire. Je me sers aussi souvent de ma voix de tête. Dans le milieu, on vient me chercher pour cette espèce de voix angélique qui est utilisée dans les musiques de cirque, de films ou des téléromans (notamment Yamaska). Les gens du public ne savent pas vraiment que je chante aussi haut et pourtant cette couleur-là, c'est ma zone de confort.»

L'artiste connaît bien déjà l'Amphithéâtre pour avoir participé cet été à certains enregistrements de vidéos promotionnelles du lieu, mais il lui tarde d'occuper cette fois la scène devant public, «Surtout pour travailler avec un orchestre symphonique!», dit-il. «Ça fait longtemps que je rêve de faire ça. C'est le fun de faire des trucs de grande envergure comme ça. Ce sont des expériences plus rares, qu'on ne peut pas manquer...»

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