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100, Avenue des Draveurs: cap sur une soirée festive et riche en émotions

Véronique Marcotte, responsable de la direction artistique et... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Véronique Marcotte, responsable de la direction artistique et de la mise en scène du spectacle 100, Avenue des Draveurs, a longtemps évolué sur la scène culturelle trifluvienne avant de déménager ses pénates à Montréal où elle conjugue aujourd'hui les métiers d'écrivaine et de metteure en scène.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

Pour donner vie au spectacle 100, Avenue des Draveurs, qui sera présenté samedi et dimanche à l'Amphithéâtre Cogeco, la metteure en scène et directrice artistique Véronique Marcotte réunira sur scène une douzaine d'artistes de la chanson qui auront la chance d'être accompagnés par les 56 musiciens de l'OSTR, ainsi que par quatre autres interprètes qui constitueront un «house band».

Autant d'artistes, dont plusieurs issus de Trois-Rivières, qu'elle a rassemblés avec l'intention de proposer au public une soirée qui sera festive et riche en émotions.

De prime abord, Véronique Marcotte avait le goût d'offrir aux gens l'effet que l'on peut avoir lorsqu'on se retrouve debout sur la scène de cet amphithéâtre. «Il y a quelque chose de magique qui se passe dans ce lieu-là... J'avais cette image en tête, celle de l'horizon, la vision à long terme, l'ouverture que tu as quand tu es sur scène et que tu vois tout ce que tu as comme possibilités», dit-elle.

Elle n'avait pas de grands thèmes à l'esprit, mais la volonté de célébrer la ville. «Je n'avais pas envie de raconter aux Trifluviens leur histoire, qu'ils connaissent déjà. Je veux qu'on rie, qu'on ait des émotions, peut-être même des larmes. Je ne voulais pas oublier non plus qu'on est dans la capitale de la poésie, surtout pas moi...», dit-elle. Un effet qui, pour elle, s'est amplifié au contact de l'oeuvre de David Goudreault, matériel immensément poétique qui l'a nourrie dans son inspiration.

La soirée devrait d'ailleurs s'ouvrir dans cet esprit, sur une oeuvre originale écrite par Blair Thomson, qui était l'arrangeur de l'univers poétique des Douze hommes rapaillés, pièce qui sera interprétée par l'OSTR et qui pavera la voie à David Goudreault, puis aux autres invités.

Or, si elle fait un solide clin d'oeil à la poésie qui habite cette ville, elle misera aussi sur l'humour, qui sera incarné ici par le quatuor QW4RTZ, qui ne laisse pas sa place en la matière. «On est allé chercher QW4RTZ pour deux émotions, pour le rire, et l'autre... c'est une surprise», sourit-elle.

Visuellement, l'orchestre occupera une belle portion de l'espace alors que le «house band» sera logé sur une passerelle. Son travail a par ailleurs été particulièrement élaboré pour la conception des vidéos qui seront projetées sur écrans géants. «Je veux que le public soit foudroyé à la fois par la musique, par les éclairages et par la vidéo.»

Véronique Marcotte et son assistante et régisseure Jeanne Laperle sont arrivées mardi pour prendre possession des lieux, pour se mettre au diapason de l'équipe technique et pour finaliser le concept en tenant compte du cadre de travail. Tous les artistes arriveront pour leur part ce matin pour des répétitions intensives. «L'important pour moi c'était de faire en sorte que tout monde collabore au travail de tout le monde dans la limite du possible que l'on a en deux jours et demi de répétitions, incluant la générale.»

Cette semaine, la conceptrice gérait un stress qui relevait d'abord et avant tout de son désir de satisfaire le public. «Je veux tellement que les gens repartent emballés, émus et heureux...»

Aujourd'hui, dit la directrice artistique, elle a une conscience de la responsabilité de créer un gros show, elle qui était passablement plus candide au moment où elle a dirigé des productions comme celles de la Fête du Canada à Ottawa. «Tu vas à La Ronde à 7 ans, c'est une chose, mais quand tu y retournes à 39 ans, c'est autre chose, t'es même plus capable de faire le Monstre...», image-t-elle.

Elle qui a signé la mise en scène des deux cérémonies des Jeux du Québec à Shawinigan, l'adaptation théâtrale du roman L'orange mécanique à Montréal et des Fêtes du Canada de 2009 à Ottawa et de 2014-2015 à Montréal, elle dit être consciente de la chance qu'elle a d'avoir pu créer le spectacle de Trois-Rivières.

«Il y avait 80 000 personnes à la Fête du Canada à Ottawa, mais je ne connaissais personne là-bas », note-t-elle. «Ici, il va y avoir peut-être 13 000 ou 14 000 personnes si on compte les deux soirs, mais ce sont les Trifluviens, ce sont les gens que je connais. J 'ai comme une conscience émotive...»

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