David Goudreault savoure le succès de son premier roman

Le roman La bête à sa mère, de... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le roman La bête à sa mère, de David Goudreault, connaît un beau succès et deviendra le premier tome d'une trilogie, trois bouquins qui se liront indépendamment les uns des autres.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le Trifluvien d'origine David Goudreault a beau avoir connu une trajectoire intéressante dans les univers du slam et de la poésie, il savoure actuellement une bien belle entrée dans le milieu littéraire sous le profil du romancier. Sorti à la fin avril, son premier roman intitulé La bête à sa mère a nécessité tout dernièrement une troisième impression, pour un tirage totalisant près de 4000 bouquins.

La journée du 12 août, consacrée à l'achat d'un livre québécois, a été particulièrement fructueuse de son côté si l'on considère que son roman s'est hissé au rang de meilleur vendeur de tous les achats en ligne sur le site des librairies indépendantes du Québec. Dans les librairies en général, ils ont été aussi plusieurs à manquer de son bouquin ce jour-là, rapporte l'auteur. Enfin, Goudreault se réjouit du fait que certains professeurs de niveaux collégial et secondaire ont adopté son livre en classe, ce qui permet de donner une autre vie à son oeuvre.

Actuellement, il prépare un nouveau recueil de poésie pour le compte des Écrits des Forges de Trois-Rivières et il a quelques spectacles musicaux à son agenda, mais son profil de romancier est en train de damer le pion aux autres genres. «Avec les albums et les spectacles de slam et de rap, j'ai des fans fidèles, mais jamais comme au niveau du roman. À toutes les semaines depuis la sortie de mon livre, je reçois des courriels. Il est clair que je rejoins beaucoup plus de gens par le roman que par les autres moyens. Je vais garder mes premières amours ici et là, mais pour les années à venir, je vais pousser le roman.»

Au chapitre de ses projets, La bête à sa mère deviendra une trilogie. Déjà, son deuxième tome est terminé et nous permettra de suivre son personnage dans un huis-clos carcéral. On le retrouvera au sein d'une prison fédérale où «il fera son temps dur aussi bien avec les autres détenus qu'avec lui-même», dit l'auteur. Pour baigner dans le réalisme, David Goudreault a consulté deux agents de la paix en services correctionnels au niveau fédéral et il a eu des discussions avec deux ex-détenus. «J'ai le point de vue des deux côtés et je m'en sers allègrement.»

Le premier roman se déroulait sur deux décennies alors que celui-là se passera en trois mois, poursuit-il. «La grande différence entre les deux romans, c'est l'expérience et la confiance que j'ai acquises. Dans le premier tome, j'étais beaucoup plus dans l'exploration et l'intention alors que dans le deuxième, il y a vraiment une structure, des rebondissements et des chutes plus calculées», considère-t-il.

L'auteur a fait lire ce deuxième roman aux cinq premiers lecteurs qui constituent son comité de lecture et le retour est très prometteur, dit-il. «Jusqu'à maintenant, l'accueil est génial. Ils trouvent tous que la suite est meilleure que le premier et ce commentaire me rassure beaucoup. Et parmi ces lecteurs, il y a quand même Fred Pellerin...»

Aux Éditions Stanké, on prévoit publier ce deuxième tome à l'automne 2016, «mais je vais travailler fort pour que ce soit au printemps. Je vais négocier avec eux», sourit l'auteur, après quoi il poursuivra avec le troisième et dernier tome de cette trilogie, puis avec un autre roman qu'il avait amorcé avant même la parution de La bête à sa mère.

linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca

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