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Répertoire de Sylvain Lelièvre: intemporel et essentiel

Pour la dernière représentation trifluvienne de l'été du... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Pour la dernière représentation trifluvienne de l'été du spectacle consacré aux chansons de Sylvain Lelièvre, Pierre Peterson, ici au centre, leader du Projet Ambre, avait invité le fils du musicien, Éric, ainsi que son épouse Monique à assister au spectacle.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) La résidence du Projet Ambre à la Maison de la culture aborde sa dernière semaine et on présentait vendredi la dernière de Toi l'ami, le spectacle consacré au répertoire de Sylvain Lelièvre. La soirée a été rehaussée par la présence dans la salle de Monique, la femme de l'auteur, compositeur, interprète et de son fils Éric.

Le spectacle a été mis au monde par le Grand Orchestre de la Mauricie et le Projet Ambre en a offert cet été une version allégée avec six musiciens autour du chanteur Yvan Pion. Dans cette formule, les arrangements de Pierre Peterson se rapprochent singulièrement de ceux que Lelièvre avait concocté et les 22 chansons que compte le spectacle ont offert un panorama assez juste de la musique qu'a laissée ce musicien discret mais essentiel.

En puisant à diverses époques entre 1973 et 1998 dans des registres plus jazz ou plus chanson française, entre la gravité de certains titres et la frivolité d'autres, Toi l'ami a de quoi faire plaisir à bien des fans. Ce que le répertoire choisi démontre sans l'ombre d'un doute, c'est l'intemporalité de l'oeuvre de Sylvain Lelièvre. Old Orchard a pris de l'âge, mais pas de ride. Les chansons les plus ponctuelles sont des photographies d'une autre époque qui révèlent toujours quelque chose en nous d'universel.

Yvan Pion manifeste une belle aisance dans ce répertoire, se montrant aussi compétent dans les envolées grandioses de Venir au monde que dans la fantaisie du Blues du courrier. On le sent soucieux de rendre hommage à l'auteur comme à ses chansons et c'est la qualité première que demande pareil hommage.

Si on parle du spectacle au présent c'est qu'il est déjà garanti qu'il va se promener à travers la province au cours des prochains mois. Quitte à ce que, dans certains cas, la formule soit plus réduite encore, avec deux musiciens de moins, ce qui ne devrait pas plomber les chansons.

Monique Vaillancourt-Lelièvre a vu là une excellente nouvelle car elle a beaucoup aimé ce spectacle dont elle est ressortie émue. «J'avais vu le spectacle avec le grand orchestre il y a environ un an et demi et dans ce format plus petit, c'est tout aussi beau, a-t-elle laissé entendre à la sortie de la salle. Je les trouve vraiment formidable. J'ai beaucoup aimé les arrangements et les interprétations d'Yvan.»

«Ça m'avait fait très plaisir qu'on me demande la permission pour présenter un spectacle consacré aux chansons de Sylvain mais j'avoue que ça fait encore plus plaisir d'assister au spectacle. C'est très touchant. Ça perpétue l'oeuvre de Sylvain mais en plus, ça lui donne une autre couleur, plus actuelle, ce qui assure une nouvelle vie à sa musique. Ça démontre le côté moderne de ses chansons parce qu'elles ont encore pertinentes aujourd'hui, on en a la preuve. Sylvain disait qu'il n'était pas à la mode parce qu'il était démodé, mais nous, on sait que c'est parce qu'il était déjà intemporel. À chaque fois que c'est repris, ça me touche énormément.»

L'émotion de l'épouse du musicien s'explique également par une surprise qu'on leur avait réservé, à elle et son fils, quand Yvan Pion a repris, a cappella, Petit blues pour Éric une berceuse composée par papa pour son fils. «J'ai beaucoup aimé le répertoire que Pierre Peterson a choisi, il est allé dans différentes atmosphères et il a même repris des chansons peu connues comme La craie blanche, composée dans les années 60 et jamais endisquées avant l'album Chansons retrouvées en 2008. Franchement, je n'ai pas trouvé de défauts à ce spectacle.»

Le Projet Ambre a fait savoir la semaine dernière qu'il ne sera pas de retour l'été prochain après deux étés de résidence à la Maison de la culture et que ses trois spectacles ont déjà trouvé preneurs pour des représentations un peu partout au Québec au cours de la prochaine année.

D'ici là, il reste quatre représentations à la Maison de la culture: mercredi et jeudi, on offrira l'hommage à Michel Fugain alors que vendredi et samedi, on reprendra les spectacles consacrés à Joe Dassin.

francois.houde@lenouvelliste.qc.ca

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