Trois-Rivières en blues passe à un autre niveau

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En plus de ZZ Top, la venue d'Edgar Winter à Trois-Rivières a été remarquée samedi soir à l'Amphithéâtre Cogeco, dans le cadre du festival Trois-Rivières en Blues.

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Myriam Lortie
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Tant du côté de Trois-Rivières en Blues que de l'Amphithéâtre Cogeco, les organisateurs sont d'avis que leur nouvelle collaboration aura permis au festival de franchir une nouvelle étape cette année. Plutôt que de diluer les activités au centre-ville, la présence de spectacles à grand déploiement à l'amphithéâtre est venue bonifier la programmation et intensifier les festivités. Comme prévu, la présence du groupe ZZ Top est l'un des moments forts de cette septième édition qui se déroulait du 20 au 23 août.

Christian Gamache, qui chapeaute l'organisation de Trois-Rivières en Blues depuis le tout début, était particulièrement heureux dimanche après-midi, alors que la fête n'était pas encore terminée. «C'est magique, on a du monde plus que jamais, de grosses foules autant pour les shows au centre-ville qu'à l'amphithéâtre. Du côté des bars et des restaurants c'est notre plus grosse année aussi. En plus, on a eu la température de notre côté. D'après-moi on a le double de spectateurs que ce qu'on a eu l'an passé.»

Rappelons que la scène secondaire qui se trouvait auparavant sur la rue Hart a été transférée à l'endroit où se trouvait la scène principale, soit sur la rue Badeaux. C'est dorénavant l'Amphithéâtre Cogeco qui fera office de scène principale, au plus grand plaisir des organisateurs. Trois-Rivières en Blues et la Corporation des Évènements de Trois-Rivières ont fait équipe pour cette septième édition.

«Je suis très heureux de cette collaboration. On est capable aujourd'hui de produire des spectacles de plus grande envergure. Ça nous permet d'amener des groupes qui étaient pratiquement intouchables avec les infrastructures qu'on avait. On ne pouvait pas se permettre ça sur la rue Badeaux», poursuit Christian Gamache. Remplie à pleine capacité, la rue Badeaux pouvait accueillir environ 5000 personnes. L'amphithéâtre peut en accueillir 9000 si on compte les sièges et les places de l'espace gazonné. «Le son est admirable, je n'ai eu que de bons commentaires. Il est de qualité supérieure», ajoute-t-il.

C'est un rêve que l'organisateur a réalisé cette année en accueillant ZZ Top dans sa programmation. «En sept ans, c'est la plus belle année. Quand j'ai parti le festival, on était des amis qui faisaient ça pour le plaisir. Mon rêve c'était d'avoir ZZ Top à l'amphithéâtre. Mon rêve s'est réalisé cette année. On travaille maintenant pour en avoir d'autres. Ça nous permet d'avoir une vision encore plus grande du festival de blues à Trois-Rivières.»

Il assure avoir vendu environ le double de produits dérivés et d'alcool sur ladite rue Badeaux comparativement aux autres années. Il remarque également la présence d'un grand nombre de visiteurs de l'extérieur. Plutôt que de nuire à l'achalandage du centre-ville pour la durée du festival, le fait d'avoir des spectacles de grande envergure à l'amphithéâtre aura plutôt attiré davantage de festivaliers un peu partout au coeur de Trois-Rivières.

«J'ai même des amis au Carlito qui m'ont dit que ça n'avait jamais été aussi fréquenté comme week-end. Il y en a un autre qui m'a appelé ce matin pour me dire que les clients payaient les musiciens dans le restaurant pour qu'ils restent jusqu'à tard le soir.»

Le nombre d'entrées du week-end n'était pas encore comptabilisé hier après-midi. Une conférence de presse devrait avoir lieu cette semaine pour dévoiler les retombées de la septième édition du festival.

La polyvalence de l'amphithéâtre

Cette collaboration avec Trois-Rivières en Blues marquait le baptême des spectacles musicaux à l'Amphithéâtre Cogeco. «D'avoir la chance d'inaugurer la scène avec ZZ Top, c'était quelque chose. Ils étaient en feu! C'était vraiment un bon show. Dès les premières notes, les gens se sont levés, dans les sièges comme dans la partie gazonnée. Ils sont restés debout jusqu'à la fin. L'ambiance était survoltée», se réjouit Steve Dubé, directeur général. «C'est la première fois qu'on voyait l'amphithéâtre rempli avec le gazon. Les gens ont vraiment aimé l'expérience, ils ne pensaient pas que ce serait aussi chaleureux et qu'on voyait aussi bien.»

Si Steve Dubé a de nombreuses fois qualifié l'ambiance dans l'amphithéâtre de «magique» pendant les représentations du Cirque du Soleil, il l'a cette fois décrite comme étant «électrisante». «On avait ajouté 60 000 watts de son, il y avait des boîtes qui étaient installées spécialement pour la partie gazonnée. Toutes les parties de l'amphithéâtre étaient vraiment bien couvertes par la sonorisation.»

Selon lui, ce nouveau spectacle vient démontrer tout le potentiel de l'établissement, la diversité des styles qu'on peut y présenter et la multitude de façons de l'exploiter. «L'amphithéâtre, avec toutes les infrastructures et les installations qu'il offre, aide vraiment des événements comme Trois-Rivières en Blues à se dépasser, à passer à un autre niveau et à être reconnu encore plus à travers le Québec», conclut Steve Dubé.

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