Shrek s'annonce sans demi-mesure

Shrek débarquera vendredi soir à la Maison de... (Olivier Croteau)

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Shrek débarquera vendredi soir à la Maison de la culture de Trois-Rivières, une production à grand déploiement offerte par Les Productions de la 42e Rue sous la mise en scène et la direction artistique du grand manitou de l'équipe, William Lévesque.

Olivier Croteau

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est avec Shrek et sa bande que les artistes des Productions de la 42e Rue célèbrent leur cinquième anniversaire et leur dixième production. Or, tout indique qu'ils n'y vont pas dans la demi-mesure. Au cours des deux prochains week-ends, ils offriront au public le spectacle le plus élaboré de leur existence sur le plan technique, un défi qui se déploiera en cinq représentations à compter de vendredi soir à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture.

«Nous n'avons jamais fait un show aussi gros, c'est énorme. On utilise à pleine capacité l'aspect technique de la salle, même l'éclairagiste nous dit qu'il n'a jamais vu une production de cette ampleur sur cette scène...», observe Philippe Champagne, qui campera Shrek lui-même. «On est allé à la limite de ce qu'on pouvait donner.»

Le comédien-chanteur donne en exemple la dragonne, une créature articulée qui mesure 16 pieds de haut et dont la tête s'étend sur 14 pieds de large, d'une oreille à l'autre, si bien qu'on a craint un moment qu'elle ne puisse pas passer la porte d'entrée des décors. Pour cette production, les décors et les costumes ont pris des proportions inégalées, un travail qui a fini par s'étendre aux membres de la troupe, mais aussi aux parents et amis qui leur ont prêté main-forte. 

C'est au lendemain des Misérables, présentés en janvier, que la troupe a amorcé son travail pour donner vie à Shrek la comédie musicale, renouant du coup avec un spectacle familial au même titre que La Belle et la Bête qui avait marqué leur entrée dans le décor culturel trifluvien il y a cinq ans. Or, si Shrek porte un esprit aussi familial, il colporte en sus une bonne dose d'humour. «Nous avons très hâte d'entendre les rires d'enfants et de voir le fun prendre dans la salle», note Philippe Champagne.

Le public se retrouvera devant la comédie musicale de Broadway, qui est une adaptation du tout premier film (2001), lui-même tiré du bouquin (1990). Pour retrouver le marais qu'il a perdu, Shrek a conclu un marché avec Lord Farquaad, qui souhaite épouser la princesse Fiona, retenue prisonnière par une dragonne au sein d'une grande tour. Ainsi donc, si Shrek parvient à libérer Fiona, il retrouvera la quiétude de son marais, mais dans le plan initial, il n'était pas prévu que l'ogre et la princesse tombent en amour en cours de route.

Pour donner vie à cette comédie musicale, le livret a été entièrement traduit ici par Manon Carrier, qui est aussi la responsable des costumes, sans compter qu'elle incarnera Fiona. Philippe Champagne a pour sa part le défi de se glisser dans la peau de l'ogre, ce qui ne sera pas si aisé considérant toutes les prothèses spéciales en latex que cela implique. 

«Le grand défi de Shrek, c'est de le rendre choquant comme il peut l'être et de le rendre tout aussi attendrissant quand il rencontre Fiona, mais c'est aussi de jouer dans des conditions qui ne sont pas évidentes, car j'ai une prothèse qui englobe toute ma tête», note Champagne. «On m'a refait un front, des joues, un nez et un menton. Le défi sera donc aussi de jouer dans la chaleur intense, car du latex, ça ne respire pas beaucoup...»

Philippe Champagne jouera la plupart du temps en compagnie de l'Âne, incarné par Patrick Carrière. En tout, la distribution compte vingt comédiens-chanteurs-danseurs et douze musiciens, qui ont été entourés cette année d'une panoplie de collaborateurs, dont les parents du metteur en scène et directeur musical William Lévesque, qui ont conçu la dragonne. 

«Chaque année, ils nous impressionnent par leur talent, mais cette fois, ils se sont vraiment surpassés. Tous les éléments du décor sont colorés et très gros. On est très loin de la version concert épurée des Misérables», observe Philippe Champagne. «Lorsque ce sera fini, on ne sera pas fiers que de nous. C'est très impressionnant de voir le nombre de personnes qui ont mis la main à la pâte pour nous aider à faire ce show-là. Shrek, ç'aura vraiment été une histoire de coeur.»

Pour la première fois de leur histoire, la troupe des Productions de la 42e Rue donnera cinq représentations, soit vendredi soir et demain à 20 h, de même que dimanche 14 h, avec reprises les samedi soir et dimanche après-midi suivants.

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