La pluie n'a pas eu raison des festivaliers

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Épaté par l'affluence des festivaliers un soir aussi peu clément du côté de la température, Vincent Vallières se promettait bien de leur rendre la politesse mercredi.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Valse-hésitation à l'honneur mercredi au FestiVoix sur le plan des conditions météorologiques, bien davantage que du côté des festivaliers qui, étonnamment, n'ont pas fait faux bond à l'événement comme on aurait pu le croire plus tôt en journée.

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Les trois filles des Hay Babies avaient deux rendez-vous avec le public trifluvien mercredi, dont un premier en première partie de Vincent Vallières. 

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Mardi soir, la Grande scène du FestiVoix était occupée par Vilain Pingouin. 

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

L'histoire ne dit pas si la gratuité de spectacles extérieurs, gracieuseté de Patrimoine Canada, a eu une incidence positive, mais force est d'admettre que le festivalier trifluvien n'est pas du type à reculer devant un ciel sombre et menaçant, ce qui a surpris tour à tour les artistes qui se produisaient sur les scènes extérieures, Vincent Vallières le premier.

«Disons les choses comme elles sont, un mercredi soir comme celui-là, toutes les raisons étaient bonnes de rester à la maison en pyjama à regarder des séries à la télé... Vous êtes des vrais, Trois-Rivières! Et on a beaucoup de respect pour ça», a-t-il lancé mercredi en début de spectacle, devant une foule qui avait presque rempli les lieux, ce qui avait effectivement de quoi surprendre considérant le froid et la puissante ondée qui était tombée à peine une heure plus tôt.

Ainsi donc, force est d'admettre que le festivalier trifluvien est aguerri en la matière et se montre étanche aux intempéries, bien équipé, il faut le dire, du «kit de l'habitué» composé du parapluie, du ciré, du coussin et de la serviette pour contrecarrer les bancs détrempés, sans compter la bouteille de rosé tel que noté mercredi à la scène des Voix multiples où les Barr Brothers constataient aussi, de leur côté, l'assiduité des spectateurs.

Sur ce site, la soirée avait débuté à 19 h sous un ciel clément et devant des estrades à demi remplies. Une demi-heure plus tard, les gens continuaient toutefois à arriver et à prendre place, petit public tranquille se laissant entraîner bien volontiers par ce mélange de harpe, de guitares et de percussions, par cette petite vague indie qui fait place à certaines pièces planantes à souhait, une musique gorgée d'atmosphères incluant quelques accents psychédéliques au passage.

En revanche, ils sont très peu jasants, ces Barr Brothers, limités par la barrière de la langue, comme on a pu le constater dans leur seule véritable tentative de la soirée, le chanteur tentant d'expliquer qu'on prédisait des orages électriques et qu'il se réjouissait de constater que les prévisions avaient tout faux.

Cinq minutes plus tard, un vent frais s'élevait rapidement, suivi d'une puissante ondée qui les forçait à quitter la scène, un départ contrecarré par les cris enthousiastes des purs et durs qui étaient résolument demeurés sur place, réclamant encore un peu plus de ces Barr Brothers, les incitant à revenir sur scène. Pour ceux qui souhaitent réentendre cette formation coup de coeur ou qui aimerait la découvrir, ils se produiront de nouveau à Trois-Rivières le 11 décembre prochain, à la salle J.-Antonio-Thompson cette fois.

Du côté de la scène des Voix populaires, directement du Nouveau-Brunswick, les trois filles des Hay Babies ont effectué de leur côté une prestation un peu timide mercredi en début de soirée et n'ont visiblement pas eu assez de leur petite demi-heure pour établir une connexion avec leur public trifluvien, en première partie de Vincent Vallières. Elles se promettaient bien toutefois de semer le party plus tard en soirée, au Temps d'une pinte, où elles devaient honorer cette fois la scène des voix folk.

Si la soirée s'est avérée tout de même concluante dans les circonstances, plus tôt en journée, la pluie avait néanmoins fait ses ravages, forçant l'annulation du spectacle du duo de percussionnistes Rataboum, du côté de la scène des Tout-petits. Le ciel s'est éclairci juste à temps pour permettre d'accueillir la jeune antillaise Malika Tirolien à la scène des Voix jazz, là où une cinquantaine de braves étaient venus honorer son rendez-vous au jardin des Ursulines.

Jeudi soir, la météo annonce un retour à l'été pour l'arrivée des Fanny Bloom, Pierre Lapointe, Adam Cohen, Philippe B et compagnie.

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