Visiter Boréalis dehors et autrement

Les visiteurs du Musée Boréalis pourront profiter d'une... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Les visiteurs du Musée Boréalis pourront profiter d'une nouvelle expérience dès lundi, soit le parcours urbain Premier «shift». À l'avant, on aperçoit Émilie Papillon, coordonnatrice du projet.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À ceux qui, lors des belles journées d'été, songeront qu'il fait beaucoup trop beau pour visiter un musée, l'équipe de Boréalis a trouvé une réponse qui risque de les en dissuader. Pour ceux-là, ils ont créé Premier «shift», un parcours urbain qui permet de déplacer l'intérêt du musée à l'extérieur des murs tout en sondant l'histoire de tous ces gens qui travaillaient à la C.I.P, mais qui vivaient aussi autour de l'usine.

Chez Boréalis, on s'est inspiré des parcours sonores qui existent déjà à Manhattan et à Paris, mais aussi au Canal Lachine, pour présenter le musée sous l'angle d'un parcours immersif. Dès le 29 juin, les visiteurs seront donc invités à vivre cette expérience qui consiste à coiffer un casque d'écoute équipé d'un iPod et à utiliser le petit livret pour suivre les pas qui leur seront dictés, ce qui les mènera à effectuer un circuit de 2 km allant du Musée Boréalis jusqu'au parc Lemire, avec retour par le quartier Sainte-Cécile.

Pendant une durée de 50 minutes, le promeneur sera appelé à écouter divers intervenants, dont le narrateur Alexandre Gauthier; l'historien René Beaudoin, qui interprète un travailleur de la C.I.P., lui qui l'a déjà été d'ailleurs; ainsi qu'un nouvel employé à l'usine. C'est à lui que M. Beaudoin fait faire le tour des lieux, nous permettant du même coup d'imaginer le site sous sa forme d'antan.

Or, l'intérêt de cette visite réside aussi beaucoup sur les nombreux témoignages qui ponctuent le parcours, des témoignages d'anciens travailleurs de la C.I.P dont certains résident encore dans le quartier Sainte-Cécile. Ils parlent de leur ancien emploi, de ce à quoi ressemblait le site, mais aussi de leur vie après la fermeture de leur usine. Des témoignages bien sentis qui, dans l'ensemble, se font passablement touchants.

«Nous avons vraiment fait une démarche citoyenne auprès des gens du quartier Sainte-Cécile et toutes les photos recueillies sont des photos personnelles de ces gens», fait valoir la directrice des lieux, Valérie Bourgeois. «En même temps, on démystifie aussi ce quartier qui avait été construit pour les ouvriers, tout comme le parc Lemire et le Club de golf Métabéroutin avaient été créés pour eux.»

Pour Mme Bourgeois, cette nouvelle manière de visiter le Musée Boréalis arrive à point pour souligner les 15 ans de la fermeture de l'usine. Elle permet aussi de profiter du site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent et du point de vue exceptionnel qui s'y trouve désormais, ce qui constitue aussi une petite consolation pour les anciens travailleurs qui, avec l'usine, n'avaient jamais vraiment profiter de cette vue, ni de la brise d'ailleurs.

Pour ceux qui voudront faire la visite, il est à noter que certaines facilités sont possibles. D'abord qu'il pleuve ou qu'il fasse un soleil de plomb, on fournira parapluies et ombrelles à ceux qui le désirent. Il est aussi possible de combiner ce parcours avec un pique-nique en mi-chemin, au parc Lemire. Deux sortes de boîtes à lunch peuvent être achetés au Musée Boréalis avant le départ, une de type collation à 5$, et une autre de type repas à 15$. La visite, seule, coûte 5$.

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